PI. XXV
Herbstia, Schramm, Crustacés de la Guadeloupe, d’après un manuscrit du docteur Isis Desbonne comparé avec les échantillons de Crustacés de sa collection, Basse-Terre, 1867, p. 17, pl. VII, fig. 2 3.
Cette belle espèce de Crustacé a été décrite pour la première fois par M. Schramm; mais ce naturaliste, craignant qu elle ne lût déjà connue, hésita a lui donner un nom spécifique et l’inscrivit dans son catalogue sous la dénomination générique de Herbstia.
La carapace est pynforme, très-bombée, tres-epineuse. Le Iront est étroit, foime. i° de deux cornes rostrales, presque cylindriques, unies a leur base, mais separees et divergentes dans les quatre cinquièmes de leur longueur; 20 de deux epines preoibitaires, beaucoup plus courtes que les précédentes, n’atteignant pas le niveau ou celles-ci se bifurquent, mais cependant plus longues que 1 épine anlennaire; elles se diligent un peu en dehors et en haut. A leur base et en arrière se trouve une petite épine. Le bord sourcilier est garni en dessus de deux autres epines plus leiges et en loi me de dents triangulaires. L’article basilaire de l’antenne externe est large à sa base, rétréci vers son extrémité; son bord externe est armé de deux épines, dont la dernière est située près de la fissure séparant l’antenne du bord sous-orbitaire de la carapace; les deuxième et troisième articles antennaires sont longs et grêles; la tigelle est, au contraire, très-courte, et n’atteint pas l’extrémité du rostre.
Le bouclier céphalo-thoracique est hérissé d’épines inégales; sur la région gastrique, on en compte près de dix-huit bien saillantes, dans l’intervalle desquelles 011 en voit beaucoup d’autres très-petites. L'une des plus fortes occupe le sommet de la région gastrique, et forme le centre d’un cercle dessiné par des épines plus faibles. La même disposition existe sur la région cardiaque. Quelques-unes des épines des régions hépatiques et des régions branchiales sont très-longues. Une sérié reguliere d épines suit en dessus le bord postérieur de la carapace. Les régions ptérygostomiennes sont également épineuses. Mais les pattes-mâchoires externes, le plastron sternal et l’abdomen sont entièrement lisses.
134 ZOOLOGIE DÜ MEXIQUE.
Les pattes antérieures du mâle sont longues et grêles. La portion palmaire de la main est presque cylindrique, et égale la longueur du bras; la surface en est à peine granuleuse, et trois ou quatre petites épines se voient près de l’articulation; au contraire, l avant-bras et le bras sont hérissés d’épines, aussi bien en dessous qu’en dessus. Chez la femelle et les jeunes mâles, les doigts sont en contact dans toute leur étendue. Les pattes ambulatoires sont longues et grêles; quelques épines, disposées en séries longitudinales, existent sur la cuisse et la jambe; le doigt est long et gros.
Quelques poils extrêmement courts couvrent les articles terminaux des pattes et certains points de la carapace, donnant à ces parties l’apparence d’une étoffe de drap; mais la presque totalité de la carapace est nue.
Longueur de la carapace, le rostre compris, 0,102.
Largeur de la carapace, les épines comprises, 0,067.
Longueur du rostre, mesuré du bord orbitaire, 0,02b.
Longueur de la partie libre des cornes rostrales, 0,01 7.
Longueur des pattes de la première paire, 0,170.
Longueur de la main, 0,076.
Longueur des pattes de la deuxième paire, 0,01 5.
Cette espèce se trouve parfois dans les nasses que les pêcheurs tendent â d’assez grandes profondeurs, à la Guadeloupe, dans le canal de Saintes et à Marie-Galante, sur la cote de Capesterre.
Famille des AMATHINÆ.
Genre AMATHIA.
Roux, Crustacés de la Méditerranée , 5e livraison.
Milne Edwards, Histoire naturelle des Crustacés, t. I, p. 2 85.
La seule espèce de ce genre que l’on connût jusqu’ici provenait de la Méditerranée. Stimpson en a décrit deux autres; il est à regretter qu’elles n’aient pas été figurées, car elles ont été détruites par l’incendie de Chicago.