Rec. de M. P. : en adorant
5. P.-R. : Mais pour nous, nous devons nous estimer heureux de ce que Dieu nous éclaire jusqu'à le reconnoitre sous les espèces du pain et du vin.
qu'il y en ait un autre auteur; et^ comme les Juifs^ voyant un homme parfait en Jésus-Christ, n'ont pas pensé à y chercher une autre nature : Nous rC avons pas pensé que ce fût lai, dit encore Isaîe; et de même enfin que les hérétiques, voyant les apparences parfaites de pain , ne pensent pas à y chercher une autre substance.
Toutes choses couvrent quelque mystère : toutes choses sont des voiles qui couvrent Dieu. Les Chrétiens doivent les reconnoitre en tout. Les afflictions temporelles couvrent les biens spirituels où elles conduisent. Les joies temporelles couvrent les maux étemels qu'elles causent. Prions Dieu de nous le faire connoitre et servir en tout, et rendons-lui des grâces infinies de ce que s'étant * caché en toutes choses pour les autres, il s'est découvert en toutes choses et en tant de manières pour nous.
III* LETTRE t.
Je ne sçais comment vous aurez reçu la perte de vos lettres. Je voudrois bien que vous l'eussiez prise conmie il faut. Il est temps de commencer à juger de ce qui est bon ou mauvais ' par la volonté de Dieu, qui ne peut être ni injuste ni aveugle, et non pas par la nôtre propre, qui est
1. Bossnt : étant caché, au lieu de s* étant caché, qui est évidemment la bomie leçon, puisqu'elle amène ^est découvert,
2. P.-R. a tiré de cette lettre deux pensées : Tune qui est le § 10» l'autre le § 11 du chapitre xiviii. Bossut a réuni la première à une autre pensée sur les saints, et de ces deux il a fait le § 14 de Tar^ ticle xYii. Le second est le § 15. Bossut a dû avoir sous les yeux cette lettre, puisqu'il en a extrait ime pensée qu'il a insérée dans son supplément, page 542.
3. P.-R. : // faut juger de ce qui est bon ou mauvais, jusqu'à : pleine de nialice et d erreur.
toujours pleine de malice et * d'erreur. Si vous avez eu ces sentiments, j'en serai bien content^ afin que vous vous en soyez consolée sûr une raison plus solide que celle que j'ai à vous dire, qui est que j'espère qu'elles se retrouveront : on m'a déjà apporté celle du 5; et quoique ce ne soit pas la plus importante, car celle de M. Du Gas l'est davantage, néantmoins cela me fait espérer de r'avoir l'autre.
Je ne sçais pourquoi vous vous plaignez de ce que je n'avois rien écrit pour vous; je ne vous sépare point vous deux ^y et je songe sans cesse à l'un et à l'autre. Vous voyez bien que mes autres lettres et encore celle-ci vous regardent assez. En vérité, je ne puis m'empécher de vous dire que je voudrois être infaillible dans mes jugements; vous ne seriez pas mal si cela étoit^ car je suis bien content de vous; mais mon jugement n'est rien; je dis cela sur la manière dont je vois que vous parlez de ce bon cordelier persécuté et de ce que fait le *. Je ne suis pas surpris de voir M. N. s'y intéresser, je suis accoutumé à son zèle, mais le vôtre m'est tout-à-fait nouveau. C'est ce langage nouveau que produit ordinairement le cœur nouveau. Jésus-Christ ' a donné dans l'Évangile cette marque pour connof tre * ceux qui ont la foi qui est qu'ils parleront un langage nouveau. Et en effet le renouvellement des pensées et des désirs cause celui des discours. Ce que vous dites des jours où vous vous êtes trouvée seule et la consolation que vous donne la lecture, sont des choses que M. N. sera