‹ Études sur PascalChapitre 105 sur 155 · Le R. de M. P. : le p. de /a c · texte numérisé non relu

Le R. de M. P. : le p. de /a c

LETTRES DE PASCAL. Ui

de bon cœtir la vie pour Tamour de celui qui a soufiert pour nous et la vie et la mort^ et qui peut nous donner plus de bien que nous n'en pouvons ni demander ni imaginer^ comme dit saint Paul en TÉpltre de la messe d'ai^ourdTiui'.

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Je ne crains plus rien pour vous^ Dieu merci^ et j'ai une espérance admirable. C'est une parole bien consolante que celle de J.-C. : // sera donné à ceux qui ont déjà. Par cette promesse, ceux qui ont beaucoup reçu ont droit d'espérer davantage, et ainsi ceux qui ont reçu extraordinairement doivent espérer extraordinairement. J'essaye autant que je puis de ne m'affliger de rien* et de prendre tout ce qui arrive pour le meilleur; et je crois que c'est un devoir et qu'on pèche en ne le faisant pas. Car enfin la raison pour laquelle les péchés sont péchés est seulement parce qu'ils sont contraires à la volonté de Dieu; et ainsi l'essence du péché consistant à avoir une volonté opposée à celle que nous connoissons en Dieu, il est visible, ce me semble, que quand il nous découvre sa volonté par les événements, ce seroit un péché de ne s'y pas accommoder *. J'ai appris que tout ce qui est arrivé a quelque chose d'admirable.

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