R. de M. P. -.tmpeiiép
2. Les denx Msc. il. Le R. de M. P. donne aa-dessns cette oonec* tion : cette personne. La vraie leçon est t7. Pins bas : ii ne dev.
venir ravenir et de se souvenir que, conune dit Notre-Seigneur, à chaque jour suffit sa malice.
< Le passé* ne nous doit point embarrasser puisque nous n*avons qu'à avoir regret de nos fautes : mais l'avenir nous doit encore moins toucher, puisqu'il n'est point du tout à notre égard, et que nous n'y arriverons peut-être jamais. Le présent est le seul temps qui est véritablement à nous et dont nous devons user selon Dieu. C'est là où nos pensées doivent être principalement comptées^. Cependant le monde est si inquiet qu'on ne pense jamais à la vie présente et à l'instant où on vit, mais à celui où l'on vivra; de sorte qu'on est toujours en état de vivre à l'avenir et jamais de vivre maintenant. Notre Seigneur n'a pas voulu que notre prévoyance s'étendit plus loin que le jour où nous sommes ; c'est les bornes qu'il faut' garder et pour notre salut et pour notre propre repos^. Car en vérité les préceptes chrétiens sont les plus pleins de consolation : je dis plus que les maximes du monde.
Je prévois aussi bien des peines, et pour cette personne et pour d'autres et pour mm; mais je prie Dieu, lorsque je sens que je m'engage dans ces prévoyances, de me renfermer dans mes limites. Je me ramasse dans moi-même, et je trouve que je manque à faire plusieurs choses à quoi je suis obligé présentement, pour me dissiper en des pensées inutiles de l'avenir, auxquelles bien loin d'être obligé de m'arrêter, je suis au contraire obligé de ne point m'y arrêter. Ce n'est que faute de sçavoir bien connoitre et étudier le présent qu'on fait Fentendu pour étudier l'avenir.
i. Ici oommence Textrait de P.-R. § 8S.