‹ Études sur PascalChapitre 111 sur 155 · VII» LETTRE · texte numérisé non relu

VII» LETTRE

Je suis bien aise de l'espérance que vous me donnez du bon succès de Taffaire dont vous craignez de la vanité. 0 y a à craindre partout; car si elle tie réussissoit pas, j'en craindrois cette mauvaise tristesse, dont saint Paul dH qjfelle donne la mort, au lieu qu'il y en a une autre qut donne la vie.

Il est certain que cette affaire là étoit* épineuse^ et que si la personne en sort^ il y a sujet d'en prendre quelque vanité^ si ce n*est à cause qu'on a prié Dieu pour cela> et qu'ainsi il ^ doit croire que le bien qui en viendra sera son ouvrage. Mais si elle réussissoit mal, il ne devroit pa^ en tomber dans rabattement^ par cette même raison qu'on a prié Dieu pour cela, et qu'il y a apparence qu'il s'est approprié cette affaire. Aussi il le faut regarder comme l'auteur de tous les biens et de tous les maux, excepté le péché. Je lui répéterois là>dessus ce que j'ai autrefois rapporté de rÉcriture : Quand vous êtes dans les biens, souvenez'vous des maux que vous méritez, et quand vous êtes dans les maux, souvenez-vous des biens que vous espérez. Cependant je vous dirai sur le sujet de l'autre personne que vous sçavez, qui mande qu'elle a bien des choses dans l'esprit qui l'embarrassent, que je suis bien fâché de la voii en cet état; j'ai bien de la douleur de ses peines et je voudrois bien l'en pouvoir soulager. Je la prie de ne point pré-

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