‹ Études sur PascalChapitre 114 sur 155 · VIII* LETTRE · texte numérisé non relu

VIII* LETTRE

Je plains la personne que vous sçavez^ dans Pinquiétudc où je sçais qu'elle est et où je ne m'étonne pas de la voir. C'est un petit jour du jugement qui ne peut arriver sans une émotion universelle de la pei*sonne, comme le jugement général en causera une générale dans le monde ^ excepté ceux qui se seront déjà jugés eux-mêmes y conune elle prétend faire. Cette peine temporelle garantirait de l'éternelle par les mérites infinis de J.-C. qui la souffre et qui se la rend propre. C'est ce qui doit la consoler. Notre joug est aussi le sien^ sans cela il seroît insupportable. Portezy dit-il, tnon joug^ sur vous. Ce n'est pas notre joug, c'est le sien; et aussi il le porte. Sachez, dit-il , que mon joug est doux et léger. Il n'est léger qu'à lui et à sa force divine. Je lui voudrois dire qu'elle se souvienne que ces inquiétudes ne viennent pas du bien qui commence d'être en elle, mais du mal qui y est encore et qu'il faut diminuer continuellement, et qu'il faut qu'elle fasse comme un enfant qui est tiré par des voleurs d'entre les bras de sa laère

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