‹ Études sur PascalChapitre 145 sur 155 · Page · texte numérisé non relu

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500 DISCOURS SUR L'AMODR.

et ne pensait plus qu'à Dieu. 11 est vrai que Pascal est allé à Clerroont en 1660; mais où donc est l'invraisemblance qu'auparavant- aussi j comme son père Etienne et comme sa sœur Jacqueline^ il soit allé faire visite à Giermont à sa sœur madame Périer? Ensuite quel serait cet autre Pascal qui depuis s'est acquis tant de réputation? De toute la famille^ après le fils devenu depuis si illustre^ le père seul est un peu connu comme savant. Mais, dans ce cas, les bruits recueillis par Flécbier remonteraient à un demi-siècle^ avant le mariage d'Etienne Pascal, qui est de 16i8' : c'est bien assez d'accorder à ces bruits dix ou douze ans, et même le grand nom de Pascal était seul capable de les soutenir jusqu'au voyage de Flécbier. Celui-ci d'ailleurs a dû se faire répéter plus d'une fois une chose aussi surprenante, et il n'a pu vouloir intéresser à faux la postérité en détournant sur le Pascal célèbre ce qu'on lui aurait dit de quelque Pascal obscur. Évidemment ces lignes ne peuvent s'appliquer qu'à celui qui, plus tard, écrivit les Provinciales et les Pensées. Si donc, à Clermont, Pascal a pu être sensible à l'esprit et à la beauté, quelle merveille qu'il l'ait été, et plus sérieusement^ à Paris, dans les Cercles brillants qu'il fréquentait ?

Maintenant s'est-il arrêté à la fleur de ce périlleux sentiment, et sur le bord de la galanterie, comme dirait Flécbier, ou, avec son humeur bouillante, a-t-il été plus loin, sans dérèglement? Enfm, parmi tant de femmes du grand monde, qu'il rencontrait chez madame de Sablé et ailleurs, laquelle toucha ce cœur si ardent et si fier? Qui le sait aujourd'hui et qui peut le dire? Disons seulement, mais disons bien haut, à l'honneur de Pascal, que nulle part on ne

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