‹ Études sur PascalChapitre 147 sur 155 · DESCRIPTION DU MANUSCRIT DE L'ORATOIRE N» ICO, 50O · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU MANUSCRIT DE L'ORATOIRE N» ICO, 50O

souhaiterions tous deux, etc Je satisrais ici en courant à trois de

vos lettres. Je crois vous av(.ir mandé qu'il n'y a point d'ordre du conseil portant défense d'imprimer, mais bien ordonnance du lieutenant civil trompettée et affichée. Nous nous en mocquons assez^ aussi bien qu'on peut faire chez vous; mais cependant nous risquerions ouvertement imprimeurs et libraires qui ont peur et nous pour eux. Jo crois avoir mandé aussi que vous donniez les suites d'extraits; il le faut faire au plus tôt; et pourtant il est bon de les accompagner du second avis on quatre pièces des curés. Je vous enverrai de tout abondamment par le messager de lundi; je pensois Tavoir déjà fait; mais je vous proteste que j'ai tant de choses à la tète que ma mémoire oublie d'en faire passer quelques-unes jusqu'aux mains... Il y a une sanglante relation dans le procès -verbal du clergé contre la doctrine de Jansénius auquel ces Messieui's attribuent les propositions condamnées^ qu'il n'a pas entendu saint Augustin, etc., avec lettre au Roi, à la Reine, à Son Éminence et à tous les évoques pour faire signer cet arrêt si étrange. Gela sera indubitablement suivi de persécution grande. »

Deuxième lettre, an même, de Paris, 2i avril IC57.

(( ... On a envoyé ici de Louvain un extrait de la réception et publication de la bulle qu'on appelle Alexandrine dans cette Université, dont tous les membres étant assemblés, la Faculté de Théologie par la

bouche de son doyen a déclaré ce qui suit Les mêmes' lettres des

Pays-Bas portent en propres termes que cette même déclaration de la bulle Alexandrine fait fort peu d'elTet par deçà, et vraiment ne cause qu'un mépris des constitutions apostoliques. L'effet principal de deçà à Paris est tout de même. Il y a eu des emportés qui ont fait rage en cette publication. L'Oratoire de Saiut-Honoré est la seule communauté qui a publié cette bulle par leur prédicateur de leur lobe, ce qui ne s'est pas fait sans ordre des supérieurs politiques, comme dit d'eux la nouvelle chanson qui court là-dessus, qu'étant si proche du Louvre il faut en suivre le train. Un certain abbé Lenormand s'est aussi signalé par cette publication qu'il avoit remise à dimanche dernier, avant-hier. Il est trésorier et curé de Saint-Jacques-de-l'Hôpital en cette ville. Il fit des réflexions sur les principaux endroits de la bulle; et étant aux derniers mots qui parlent d'implorer le secours du bras séculier, « Messieurs f je n'entends pas seulement les puissances; je n'entends pas mon bras, mais celui de M. Jean Guillaume (c'est le bourreau) à qui il faut les livrer. Et on m'a assuré qu'il avoit dit : Ces diables de jansénistes; mais j'en doute. Pour ce qui est de la déclaration sanglante préparée

par 11. le chancelier contre les janeénistes, qui deyoit être envoyée au Parlement avec la bulle, elle est échouée^ et a été jetée an feu par nn de ceux qui en avoient le pouYoir. Les jésuites se sont réduits ensuita à faire enyoyer la bulle au Parlement avec une simple lettre de cachet à l'ordinaire. Mais cela est encore cassô^ et on nous assure qu'ils en sont réduits à un arrêt du conseil, qui est la marque d'une pauvre cause en ce temps. La justice et la fermeté qui paroit encore dans le Parlemenr leur est fort opposée et fort redoutable. II n'y a nulle apparence que la bulle ni aucune déclaration y passe, et on doit seulement sou* haiter que les autres Parlements se règlent sur celui-ci. Un oonseillor des plus considérés a dit depuis peu à un ami que pour eux ils n'étoient pas juges des points de foi et de doctrine, mais que pour des points de fait, surtout s'aglssant de faire perdre l'iionneur ou le bien des particuliers, ils en pouvoient fort bien connoitre, et que pour voir si les propositions étoient dans Jansénius ils feroient fort bien apporter la bulle et le livre de Jansénius sur le bureau... »

P. 19. Deux cahiers. La pièce quils contiennefit est imprimée : c'est Timage de la vertu de la mère Agnès.

Enfin le p. 20 est une lettre de 1720, écrite à monseigneur l'archevêque d'Arles sur son mandement au sujet des calamités publiques.

Bibliothèque royale^ Supplément français.

Ce manuscrit est un petit in-rdio, d'une écriture du milieu du xvm« siècle, portant au dos : llecueil de mademoiselle Perrier, tome I. Sur la première feuille du texte on retrouve ce titre : Première partie des Mémoires de madt^moiselie Marguerite Périer. Ceci semble indiquer que ces Mémoires se composent de deux parties formant deux

volumes y dont le second manquerait. Toutefois, il est permis d'en douter, car ce recueil est complet en luî-mém^* On peut même dire qu'il renferme les deux parties désignées^ mais elles seraient très-inégales; car il y a d^abord quarante-cinq pages qui se suivent; puis une nouvelle pagination recommence pendant 700 pages jusqu'à la fin. Quoi qu'il en soit de cette conjecture, voici tout le contenu de ce volume.

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