P.SS
Alwttrc, au moral. — « Les pensées pures, qui le rendroient heureux, s'il pouvoll toujours les soutenir, le fatigueiU et Vabatlent. » P. 281.
— RABAirnii. — « Pyrrhonisme est le remède à ce mal, et rakat cette vanité'.» P. 233 et 224.
Abéilr. — « Cela tous fera croire et vous abêtira, >» P. 236 et 99S>.
Abject, abjection^ dernier degré de la bassesse. ~ « Tout ce qu'il y a de grand et tout ce qu'il y a dTabject. » P. 417.— «Pour abaisser notre orgueil et relever notre abjection. » P. 266
Abominable. — 11 n'y a rien de si abominable. » P. 403. — « Tout ce qui est dans les hommes est abominable. » P. 416. — « Des plaisirs abominables. M ibld.
Absom. Un empire absolu. Voyez Empire.
AbaolimiMil» le contraire de relativement, en soi, intrinsèquement.— « Entre être délicat et ne l'être pas du tout, il faut demeurer d'accord que, quand on souhaite d'être délicat, on n'est pas loin de l'être absolument. » P. 491.
Absorber, être absorbé, dons, par, en. — « Quand Je considère la petite durée de ma vie absorbée dans Téternilé. » P. 258. — « L'image de la chair du péché a été absorbée par ta gloire. » p. 419. — « 8a volonté est absorbée en Dieu. » P. 420.
Abyoïé. -> « Le petit espace que je remplis et même que Je vois abitmê dans nnQnte immensité des espaces que j'ignore. »P.t^.
«. M«ntftigm, Bm., Vt. 1t, «è. i». ■ L«
frénéM*. •
Aceommotfcr (sO. — « Cestmio vie unie à laquelle il ne peut «'accommoder. » P. 484.
Accorder, mettre d'aooord : — « C'est elle qui accorde les contrariétés par un art tout divin. >• P. Ii7.
— Accorder avbc. — « Il accorda en peu de mots l'immatérialité de Vkme avec le pouvoir qu'a la matiôre d'altérer ses fonctions- » P. 458.
— Faire la concession de. ~ « il0corder à Dieu une chiquenaude pour mettre le monde en mouvement » P.
4U, et 337.
— S'accorder avec. — • La force ê*aecorde avec cette bassesse. » P.
Accroire. Voyez Croire.
Accroltsemcnt. — En priant Dieu de bénir ces semences et de iettr donner l'accroissement, • P. 142, et
AchemlBemcnt. ~- • Cette manière de vivre est un merveilleux acheminement k la passion. » P. 496.
Acbcver, porter le dernier coop.— « 11 faut donc TacAever (la raison). '
-^ Rendre une chose telle qu*ll n*; manque rien. -* • Et ce qui achève notre impuissance à connottre let choses. » P. 806. - « Le péché n'eti pas achevé si la raison ne consent. »
Achopper, se heurter à, fUre un faux pas, échouer. — « Et c*est là où tous ont achoppé. • P. 302.
Admirer que, pour s'étonner que.
— J'admir» avec quelle hardiesse ces personnes entreprennent de parler de Dieu. » — P. 225, et 277. — « Qui
n'admirera que notre corps * P.
Affllf cr, pour : frapper, abattre.
•. M«Htaip»e, riU. « n Mw tk
LES PLUS REMARQUABLES DE PASCAL
du latin afpigere. ^ « Qannd la mort affligeoU un corps Innocent. »
Agir, Agissant. — « Lnissons donc agir ce serpent et cette Eve. » P. 430. — Ce sont leurs conseils qui sont encore vivants et agiuanis en nous. »
AsTgraver, rendre lourd. — « Un corps qui nous aggrave et nous abaisse vers la terre. » P. 309 ^
Agrandir. — « li y a des passions qui resserrent l'âme et qui la rendent immobile, et il y en a qui Vagrandlsêen I et la font répandre au dehors.» P. 495.
— S'agrandir, — « On sent le fou t^agrandir. » P. 490.
AMer, aidé, aidant, aidante, sans relatif et sans régime. — « Toutes choses étant aidées et aidantes. —P.
Algallloa, aiguillon de. » « Les enfants de Port> Royal auxquels on ne donne point eet alguillan (fenvie et de gloire, tombent dans la nonchalance. N P. 956.
Air, le bon air, pour : les belles manières. — « QuMl eherchoit le bon aîr. » P. 176.
AIKffemcnt^ t Un solide allège' ment. • P. 418.
Aller, aller A. — « Qu'il aiUe de lui-même à Dieu. > P. 962.
— Avec un tejrme abstrait personnifié : « Vous voules aller à la fol, et vous n'en savei pas le chemin. > P. 994.
Allbbs bt tbnqbs. — « La nature de l'homme n'est pas d'aller toujours ; elle a êeê allées et ses venues.»
AUUbm. — m Tout tombe sous son alliance^ » pour dire : tout a un lien,
une alliance avec lui. • P^ 907. ftseï] a essayé plusieurs mots avant d'arriver à celui-là.
Aliamer (s'). — « Les yeux s'allument et s'éteignent. >• P. 499.
Aoibtga. — «t Dans un état ambigu entre les poissons et les oiseaux. »
- Ambif «ICé. -- « Ambiguïté am^ bigiii. « P. 4i;, en parlant du pyrrh»nisme qui doute de ses doutes.
Amliic, pour alTeclion profonde, y compris Tamour. - « Une haute amitié. • P. 490. — « C'est une obligation de la nature que les hommet fassent les avances pour gagner ramifia des dames. » P. 495. — Au pluriel, même sens. - « Les grun eft amitiés vont jusques-là. » Ihid.
ABM>areiii, -enelin à l'amour. ^ • On dit qu'il y a des nations plus amoureuses les unes que les autres.»
^ AuouaBUSEUsnT, avec amour.
— «c 11 ne doit pas accuser de la violence qu'il souffre la mère qui le retient amoureusement. »• P. 440.
Aoipie, amplitude. — « Tout le monde visible n'est qu'un trait imperceptible dans Vample sein de la nature. » P. 493, et p. 997. — « La diversité est si ample. » P. S54. — « Dans l'amplitude et immensité da la nature. » P. 297.
Anaipiiiisfr, diviser. - « Mais si on Vanatomise, » P. 956.
Après, courir après. ^ « Courir après les fumées. » 1*. 345.
Aspirer A, avec un substantif, et aussi avec un infinitif; atplrer de.
— • Comme c'est à Dieu qu'elle a«pire, elle n*aspire encore d*y arriver que par des moyens qui viennent de Dieu. » P. 473.
I. Ilorae*, Sflt., n, 1, 77 : ■ Corpus. .. ani- 5cfMM,dk. IX : Cêm^rlihU» «i^ptu «ffrcMl nm.M prrgratmL.... alqna •ffUgit. •— Uoo- Ikiâ, «il* M p«HÉ|« du UTr« 4* te
VOCABULAIRE DES LOCUTIONS
AM««lr, «] figuré. -^ « Et Je De TolB pu pourquoi aneolr «on imagination sur l'un plutôt que iur Tautre.» P. 190, et soc
— Atsiim. -> « Nom brûloDB de déeir de trouver une asiêtte feroM. »
P. 195 et SOS.
Aasojéilr. — < L'ddat de la Téritaille é<iuité anroit aat^ti teni les peuplée. » P. M.
AMarer, rendre sftar, mettre eniû* relé. — On asturg la oonadence en montrant la fatt8Bel6;on iCaume pae la bomve en montrant ll^juatice.» P.
^ S'AisuMB, ae mettre en sûreté, etse croire en sûreté. •- « On ne peut ttàuwrm'^ et l'on est toi^ours dans la déflanoe. » P. MS. — « Voyant trop pour nier, et trop peu pour netuêurerKnP, 9U.
-^ S'Assimm que, pour être certain que. — « Bt s'assttre qu'elle a en soi les forées nécessaires pour cette conquête. » P. iir.
— AssuaAHCB, état où on est en sûreté. — « Ne cherchons donc point é^atêurancê et de fermeté. » I90et80s.
' — < Un eertiiin degré de perfection oft Von 9ùît en assurance. • P. 406.
^ État où on est sûr d'une chose.
-Personne n'a d'assurance s'il Teille ou sll dort. » P. so.
— Assoai, 11 est assuré que, il est certain que. -^ • il est bien aeeurê qu'on ne se détache Jamais sans douleur. > P. MO. — « Il est assuré que TOUS senrei l'Église par vos prières. »P.U9,et43t.
Attacbe, prendre attacbe,s'attacher à quelque chose, -r- « Pour mol Je n'ai pu y prendre d'attache, » P. 185.
— ArrACHamiiT, Attachement à. ^ m Ceux qui ont des attachements au monde qui les y retiennent. • P. 450.
^Attacher, «'allacA«r.^« Quelque terme où nous pensions noue atta^ cher et nous affermir. * P. 195, etSOS.
» Déiaeher (se), absolument et sans <fe. — « On ne se détache ianuôM sans douleur. ^ P. IM» et ao.
Attente, place (d^. — « 11 y a mm place d'attente dans leurs cœurs. «P.
Attrister. — • Des dlTisions de Charron ^arirl^ienl.» P. f7S.
Antortoé, non pas qui a reçu une autorisation, mais qui possède de l'autorité. - « 81 saint Augustin tonoit aii^ourd'hui et qu'il fût aussi pen autorisé que ses défenseurs, il ne Ibroltrien.»P. 971.
AvaBOage, tirer avantage, tirer on avantage, grand, considérable, admirable, etc., d'une chose, contre, ele.
^ « Ainsi nous tirerons avantage de nos propres imperfections. » P. 4917.
— « 11 y en a asses, Dieu merel,deoe qui est d^ fait, pour €» tirer un ad" mirabU avantage contre les maudites maximes. » P. 151, et 443.
Avarfclcin.-« Vn avarlekmxqaï aime devient libéral. » P. 495.
Avoir , avoir de quoi, avec un verbe.
— « Et que f avals de quoi la eemioltre. » P. 94«.
— Avoia, avec y, comme « y a des hommes. -* « N'y ayant rien de siiiir concevable, » pour : rien n'étant si.
— RATOia. ^ « Cela me foit espérar de ravoir l'autre. • P. 987.
Baptiser, familièrement, ponr :
donner un surnom, un sobriquet. ^ « Depenr qu'une qùalité^ne l^empcnie et ne fasse baptiser, » P. 953.
Barbouiller. — < Les eniknts qu
1. MoDtûfM, IfaV. ■ Et «'attireiil par celt« «yndiuion M dtteoun. ete. i
LES PLUS REMARQUABLES DE PASCAL
5il
i^BPri^fMtdo vUage qiffli ont har-^
Baie. ~ • Noitt brûlons de désir de trouver une assiette ferme et aneder* idère boH constante. » P. l9S,et SOs.
Bessetee, marque quelquefois une •Ituation humble, sans aucune idée de bassesse morale. -« 81 ce discours TOUS plaît et vous semble fort, saches qnll est fait par un homme qui s'est mis à genoux auparavant et après, pour prier cet ëtra Infini et sans parties, auquel il soumet tout le sien, de •e soumettre aussi le vfttre, pour votre propre bien et pour sa gloire, et qu'ainsi la force s'accorde avec cette boêseste. • P. 195.
Batterie, pour Intrigue. — « Une baiterie dangereuse fut entreprise contre nous. » P. S36.
Beeoy belle, ironiquement. » « 8i faut-il voir si cette belle philosophie... » P. ftl7. - « La belle choee de crier à un homme etc., et la belle those de le dire etc. » P. 963.
Bicntelsent.— « Vous serez fldële, honnête, humble, reconnoissant, bienfaisant.., • P. S96. Ici bienfaisant paraît bien vouloir dire faisant du bien , et non pas seulement faisant bien.
WHêêust, blessé, " H La raison n'est pas plus blessée... » P. 6â« 231, et S9i.
Bon. Tout de bon. — « Je ne crois pas que ce soit tout de bon que tu sois foohée. • P. Isa. - • Quelquefois en faisant semblant d*avoir compasKion, elles (les dames) l'ont tout de bon. » P.4«8.
Boot, à bout, mettre à bout, mettre au haut bout, pour : mettre tout à fait à bout.— « Gela avec Escobar les met au haut bout. » P. 459.
r, chanceler. — a Quelque
terme où nous pensions nous atlacber et nous affermir, Il branle et noua quitte. • P. 105, et M5.
Brave, familièrement pour bon, excellent. ^ « Et les braves Pyrrb<H niens. «P. t47.
BroflriOer, Débrouiller, embrouiller, embrouillement. « Ceux qui savent brouiller leurs idées. » P. 487.
— DébrouiUer. - « Un embarra qui a continué... et qui ne s'est pa débrouiUer. » P. 401.
— KmbnndtUr. - « Embrouiller la matière. » P. 48 et 49.
^ Embrouillement. — « Qui démêlera oet embrouillement? » P. 141.
Haehetio, en cachette. — « n (l'amour) s'y trouve secrètement et en cachette. » P. 4S6.
Gaebot.» c Ce petit cachot oix il se trouve logé. J'entends l'univers.»
Canton, au figuré pour une région particulière. — « Qu'il se regarde comme égaré dans ce canton détourné de la nature. » P. 4«S, et 197.
Capable, capacité, incapacité.
— Capable de. — t Quelque étendue d'esprit que l*on ait, l'on n'est capable que d'une grande passion. »
P. 454.— « Capable de peu et de beaucoup, de tout et de rien. » P. 143 '.
"Capacité, la capacité d'une chose, pour son étendue. — « Il est visible qu'elles ne sont plus que l'esprit même et qu*ainsi elles remplissent toute sa capacité. » P. 485. — « Les petites choses flottent dans sa copocité (du cœur)... • P. 490.
— Capacité pour.- « 11 ne fiiutpas moins de capacité pour aller jusqu'au néant que Jusqu'au lout : 11 la faut
i. Mwtai^e, lA ■ Le* tofiiott qui t'rfînjtM dt M mène lÎMft qu'Ut ont kvkoMtti. dt toulw
Ikid. m L'homme eH capebU comme ifaucmM!.*
VOCABULAIRE DES LOCUTIONS
Iii0nto pour l'on ctl'autre. » P. 903.
-> Incapacité^ pris atMoltiment - « J'en ai retseiiU mon incapacité. » P.
Cartictèrc, pour type, modèle Inné.
• *« NouM naitôons avec un caractère d'amour datia nos cwurs qui «e développe à mesure que l'eapril se pcrfccF tionue. » P. 486.
- CAa*CTHBiSRa (se)..., se caraclériser dans..., pour s*i m primer, se graver dans. — * Auianl de fois qu'une femme sort de soi-même pour se caractériêer^dant le cwur des auti'es. »
CftoMP, Causé, Cauêant, pris absolument. ' « Toutes choses étant eauêéet et enviantes. » P« 307.
Ce MatloB de. -- •« Une cessation d'inquiétude, » P. 49S.
Cliaos. — Au propre : •> Il y a nn chaos infini qui nous sépare. »P. 290.
* Au llgui*é : «< Quel c/iao</ ** P.
Gliarme.— t Ce charme victorieux qui les entraîne. » P. 444.
Cblmêre. — « Quelle chimère estce donc que l'homme? » P. 227.
Choisir 4e, pour : entre plusieurs parlis prendre celui de. — « Il a choisi d'y demeurer. >» P. 435.
Cloaque, au figuré. — « Clo'ique d'incertitude et d'erreur. » P. 227.
Cicar. — Le cœur opposé ù la raison. P. 43 et 44.- X Connoissances du cœur et de tiusiinci. P. 44, 202 et 203.»— « Le cœur sent qu'il y a trois -dimensions dans l'espace, • .P. 44, et 203. ~ «Le cœur a son ordre. » P. 44, pl 20i2. — « Le cœur a ses raisons. » tbid.
Coiffer, se coiflTer de. — « Si on y sonuc trop, on s'entête et on s*en coiffe. » P. «72.
Colosse. Un colosse, pour : une chose très grande.— «Qui n'admirera que notre corps, qui tantôt u'éloU
pas perceptible..... soit à ] colosse. M P. 199.
Comportemeais. — « Nos campn>temenis au dehors. ■» P. 4S6.
Composer, former à Taide d\ui mélange.- « Qui ne croiroil, à nout voir composer toute» choses d'eaprtt et de corps.' •• P. 191, 809 et 310.
— CouposB. Composé de. — Roua sommes composés d'esprit et de m»* tièré.
— CoHPosK, absolument, pour mélangé. - « Notre être composé. » P.
477, et 309. - « Notre éUt double et composé. P. 308.
Compter, être compté, pour: avoir de l'importance. - « C'est là où nos pensées doivent être principalement comptées. * P. 447.
Compte, ^tt bout du compte. — « Et il n'est qu'un homme au bout du compte. » P. 243.
CoBClore, avec un régime direct, pour: prouver, démontrer.— « Cette impuissance ne conclut autre chose que la foiblesse de notre raison.»
P. 44, et 203. Pour dire : De cette impuissance on ne peut conclure autre chose que...
— Se conclure : « Les princlpet te sentent; les propositions se concluent. M p. 44, et 2U4.
C^ndalre, conduit. Conduire un raisonnement. — « Le raisonnemeni bien conduit portoit à le croire. »
— La conduite de qùelqu^un Teut dire quelquefois, non pas la conduite que tient quelqu'un, mais la manière dont quelqu'un coniuit les autres ou conduit ane alRilre. — « Nous bénirons la conduite de la Providence. > P. 415. -* « Sur Tordre et la conduite de qui ce lieu et ce temps »-lr>li été destiné à moi? » P. 858. Ci^^iif im perio et ductu..,
~ La conduite d^une ctoae.-» «Dtou
LES PLUS REMARQUABLES DE PASCAL
n0 fait point de miracles dans (a conduite ordinaire de son Eglise. »
P. S71. — « Remetlons-nous à Dieu pour la conduite de nos vies. » P. 430. — • Si nous lui en (des événements) remettons la conduite, » Ibid.
— Conduite de quelqu'un sur, « La conduite de Dieu «ur la vie et la maladie. » P. 410, el4iaet413.
'- Au pluriel: Voilà les admirables conduites de la sagesse de Dieu sur le salut des saints. • P. 4S5.
Confondre, réfuter hautement et victorieusement, Jusqu'à faire bonté à celui qui est réfulé. — « Il est plus fadie de les confondre. » P. 250. — « Pour les confondre par la vue de leur folie. » P. 252. — « La nature confond les Pyrrboniens» et la raison confond les dogmalistes. » P. 242. — « Elle eût sans doute confondu l'orgueil.»?, kOi.
CSonnoltre. ConnoUre que. - « J'ai . connu que notre nature... • P. 246.
Conae^oeDCC. Une chose d*une grande conséqnence, pour : qui a de grandes conséquences. — *< Voilà un doute d'une terrible conséquence I »
CSonsolatIf. Consolatifà. ~ « Discours bien consolatifà ceux qui ont assez de liberté d'esprit pour le concevoir au fort de la douleur. ■ P. 144, et 413.
— Consolaiif pour, .- « Un beau moi de saint Augustin et bien consolaiif pour de certaines personnes. »
Gonaomnier, pour achever.— «Enfin pour consommer la preuve de notre foiblesse. » P. 192.
GOBSinni. Ferme et solide, presque physiquement.— • Une assiette ferme et une dernière base constante. »
P. 49Set3a'S.
Conire-poMa. — Nous ne noua sou- .
tenons pas dans U vertu par noire propre force, mais par lecontre-poids de deux vices opposés, comme nous demeurons debout entre deux vents contraires. » P. 254.
Couiribner, avec un double régime direct et Indirect. — '• Je souhaiterois d'y contribuer quelque chose.»
Coopérer, Coopérateur, Coopéra^ teur à — Tout coopère en bien pour les élus. B P. 427. — • Un corps soumis et càopérateur à ses volontés. »
Courage, donner courage, donner courage à. — ■ Donner courage aux foibleà. » ï\ 449.
Couvrir.— cSous le voilede la nature qui nous te couvre (Dieu)... » P. 434. — « Le voile de la nature qui couvre Dieu. » 435. — fl Toutes choses cou»
vrenl quelque mystère: toutes choses sont des voiles qui couvrent Dieu. »
P. 436. — c il ne sort du secret de la nature qui le couvre. • P. 434. — Les afllictions temporelles couvrent les biens spirituels où elles conduisent ; les joies temporelles couvrent les maux étemels qu'elles causent. • P. 436. — • Vous le couvrez ( le uiul }, vous ne l'olez pas pour cela ^ i P. 468.
— 50 couviir dCf pour: s'envelopper, se cacher sous : c 11 s'est encore plus caché en se couvrant de l'humanité. » P. 435.— • Le désir de vaincre est si naturel, que, quand il éf couvre du désir de làire triompher la vérité, on prend souvent l'un pour l'autre.- • P. 455.
— Découvrir^ pour: dévoiler, mettre au grand jour : • 11 noiis découvre sa volonté. » P. 444.
— Eue découvert : « La vérité y est découverte. » P. 445.
. Il«ataif lie, Ikié. t Nolrv tt]i|im trt nrit, 1m iiieiit. *
ftiu pour Mliipar Im -«iM* i tUt hm «wf*, !••
VOCABULAIRE DES LOCUTIONS
"Se découvHr î • 81 Diea se décour vroU eonilnuellement aui hommes.»
P. 434. — •îlee découvre nrement à ceux... » Ibid. — II t'est découvert. ■ P. 436.
-* À découvert, sans Toile : • Ils y TerroDt Dieu -à découvert. • P. M, et 296.
Crainte. Être en erainte.^nVhom" me qui est toujours en crainte, • P.'48».
Graiver. — « Tout notre fondement craque, et la terre s'ouvre Jusqu'aux abymes. » P. 195 et 805.
Gr«UMe. - iSi l'antiquité étoitia règle de la créance, les anciens éloient donc sans règle? > P. 980. —« Rendre raison de leur créance. > P. S89.
GrMole. Non seulement se dit d'une personne, mais d'un être abstrait personnifié. — • Avec une fa-cilllé trop crédule, » P. 251.
Greax. — • Que le cœur de l'homme est creux et plein d'ordure: • P. SS7.
Crier, auûguré. — •Qu'est-ce donc que nous crie cette avidité et cette impuissance? » P. 197.
Croire, Faire croire une chose, Faire accroire que. — f En montrant la vérité, on la fait croire, > P. sei.—Nous ferez'Vous accroire que... i P. 278.
De, pour : avec. — « Vous agiriei de mauvais sens. ■ P. 28.1 et 292.
Déborder (se) — « Cet amourpropre s'est étendu et débordé dans le vuideque]'amourdeDieuaquitlé.i P. 492.
Décider de. — f Un méridien décide de la vérité. » P. 64.
Déclteer, descendre peu à peu. — «Après avoir fait ce chemin... oo décline misérablement. > P. 493.
oeçB. — « Notre raison est toi^oura déçue par rineonstanee des apparan-
ces. « P. 905. — ■ La natore oorronipue ou déçue. ■ P. 429.
Dedans, pour dans. Là dedans, pour dans cela. — « Ceux qui ont la foi vive dedans le cœurvoyent.. »
P. 60 et 225. — • Je veux lui faire voir là dedans un abyme nouveau. » P. 193 et 298.
Déraire (se) d'une chose, pour la quitter. ~ « Ceux-là se défont des fausses religions, et même de la vraie, s'ils ne trouvent pas de discours solides.» P. 265.
DéfectaoBlté. — « La cause de sa défecluosité. > P. 438.
Défager, pour sauver. ■ Vous aves deux choses à perdre, le vrai et le bien, et deux choses à dégager, votre raison et votre volonté. » P. 232, et 29«.
Déicide.— «c C'est une espèce d'homicide et comme un déicide en leurs personnes. > P. 432.
IMllMrer de, au lieu de délibérer sur, — « C'est une chose déplorable de voir tous les hommes ne délibérer que des moyens et point de la fin. »
Dénuirclice, pour : mouvements.
— « Qui suivra ces étonnantes dé-^ marches (les démarches des choses sorties du néant et portées jusqu'à rinnnf)?i>P. 800.
Dénaonairaur, emportant la démonstration. -^« Cela est démonstntif. » P. 393.
Dénné, dénuée, — Dénué de. — Dénué de toutes choses auxquelles elle (l'âme) avoit mis son espéranoe. »
-~ a Dénuée de tous ces oliijets de sa félicité. » P. 470.
Départi, e, pour : accordé.— Tontes les grâces de la nature qu'il lui avoU départies. » P. 431. — « Ce sefond empire (celui de l'esprit) ne peut être départi et conservé que par le mérite, n P. 463.
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. -> • Si nous ne pouTODs arrfiter le cours du déplaUir.vV.ètl .
t^Ledéplaiiir i2e.--«Le déplaitirde e voir entre Dieu et le pape. » P. 459. ' IMpoelUUrc de. — Dépositaire du vrai. » P. 327 et 828.
BesMaei DesMae (le). ^« Voir le duêouê du jeu. » P. 234 et 294.— « Nous avons toujours du denut et du dniouê, de plus habiles et de moins habiles, du plus élevés et de plus misérables, pour abaisser notre orgueil et relever notre abjeetion. » P. 2M.
Besainé 4e, pour: privé de.— «Ces personnes deiiiiuées de foi ei de ^rdce. »P.e0ct2S5.
DéicmriBcr, pour décider.— « La raison n*y peut rien déterminer. »
P. 62, 232 et 290.
— Régler, axer, donner un caractère particulier. « L'ftge ne détermine point ni le commencement ni la fin de ces deux passions. » P. 484. — « Les femmes déiermineni souvent cet original de beauté. » P. 488.
— Se déterminer. — « L'amour te déterminant autre part que dans la pensée. » P 497.
Devant, pour avant. — t Devant ce temps. > P. 48S.
Dévot, tantôt substantif, tantôt adjectif. — « Les dévote qui ont plus de zèle que de science. » P. 473. — « Un sermon oii 11 apporte un iéle tout dévot. » ibUl,
Dlco, de Dieu, pour divin. - «L'Écriture qui connoît mieux les choses qui sont de Dieu. » P. 226.
Dispenser, donner avec une idée de partage, donner aux uns et refuser aux autres. — « Qui dispense la réputation? » ^.200.
Dispensé. —«La puissance est di«pensée par les lumièresde la science. » Pour compensée, égalée. P. 464.
DlsposlUon, la disposition du corps, pour la bonne disposition, la beauté
du corps.— «L'onablen une règle pour devenir agréable ; cependant la dispo^ sitlon du corps y est nécessaire, mais elle ne se peut acquérir. > P. 498.
Dlsaiper, se dissiper eit.— « Pour me dissiper en des pensées inutiles de l'avenir. » P. 4SI, et 447.
La dissipation de, — « Je ne trouve que des occasions de le faire naître et de l'augmenter (le trouble) dans ceux dont yen avois attendu la dlss^a^ tion. » P. 400.
DiveralAer (se). — • Le caprioe des hommes s'est si bien diversifié que... » P. 201.
Dlverdr.— Divertir^ pour détourner, divertere. — « C'est un artifice du diable de divertir ailleurs les armes dont ces gens-là combattoient les hérésies.» P. 271.
~ £tre diverti, pour : être détourné hors de soi, jeté dans des occupations étrangères. — « Si l'homme étoit heureux, il le serait d'autant plus qu'il seroii moffwdlvfrii, comme les saints et Dieu. > P. 259.
— Le divertissement, absolument, pour : occupation étrangère, qui jette l'âme hors d'elle-même. — < La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et c'est la plus grande de nos misères. » P. 170. — « S'il est sans ce qu'on appelle divertissement.» P. 180. — « Être.... sans divertissement, > P. 258.
Dogmatiser. — i Qui ne dogmatisent que sur ces vains fondements. •
Dogmattsiee. — « L'unique tort des dogmaiistes. ■ P. 00. — « A quoi ces dogmatistes ont encore à répoudre.»
ibid. — • La nature confond les pyrrhoniens, et la raison confond les dogmaiistes. • P. 242. — t Qu'en ont- Us connu ces grands dogmatistes qui n'ignorent rien? > P. 240.
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chM, du latin domutiau, —«Qu'elle (U vérité) ne demeure pu en terra, qu'elle eet d^m^Hiqn* au eiel^ qu'elle loge dans le eein de Dieu. » P. 94a.
DomlBcr.'— Dominer à, éominari aUatL ~ • Qui eûl dil à voi géuéraux qu'un tempe étoit proche qu'iiadonUneroUnt en monir« à l'Égllae universelle? > P. S74.
— J>omi)ter sur, - • fieminonf sur les uns et les autres. • P. {98. — « Do^ miner sur la nature. • P. 417.
Boancr, je donner, se donner à.— •Ceux qui te donnent à Dieu.* P. 450.
Dofwear, douceurs. — • Le plaisir d'aimer sans l'oser dire a ses peines, maie aussi U a ses douceurs, ■ P. 499l
Bonlcu, qui doute, un douteux, faire le douteux de. <- « Que Je hais ceux qui font les douteu» des miracles! > P.S70.
Ébranler, ébranlé. — « Il faut une inondation de passion pour les ^(rranler (les grandes ftmes) et pour les remplir. • P. 497.— • Depuis qu'on commence à êlre ékranlé par la raison. » P. 48S. — « Être ébranlé par quelque objet. * P. 490. — « Quand on est loin, la raison n'est pas si ébran" lée; mais elle l'est étrangement en la présence de l'objet. » P. 497.
Éefece, en échee, tenir en échee,-^ Chasses cet animal qui tient sa raison en échec. > P. 183.
Éciaicr, pour : paraître avec éclat.
— • La grandeur de la foi éclate bien davantage, lorsqu'on tend à Timmoiv talilé par les ombres de la mort. » P. 4M.
— Éclater en. — « Une vie d'aetlon qui Relaie en événements nouveaux.»
fillBctff. — « Il n'y ajamalieu de
pyrrhonien effectif el parlail « P. M.
BAielmi. — < Une effusion de la
substanee. > P . 408. — « Les choses où
elle (l'àme) s'abandonnolt avec une pleine effusion de cœur. • P. 487.
Effaré, Egarés, pris substantivement — • Cet misérables égarés. • P. 185.
— ÉfareoMM, Végarement à... — < Végarement à aimer en diven endroits... » P. 494.
Einhartiié, pour engagé. - «Toui dtee embarqué. » P. S9I.
Ëmliicnt, Bminenee, Prééminence»
— • Cette élévation est ai éminente et si transcendante. » P. 471. — « Véminence de la science. * P. 484.- ■ La prééminence de l'esprit. • P. 483.
Émotion, ^mofioR de> — « I7a« émotion universelie de la personne. • P. 444.
Empêcher. — « Trop de dietence et trop de proximité empéchslnrue.»
P. 494 et 304. — • Trop de jeunesse et trop de vieillesse empêche l'espriL* P. 304.
-~ Empêchements. — t En murnuh ranl contre le* empêchements. » P.