‹ Études sur PascalChapitre 33 sur 155 · Voyes la Préface de la seconde éditioa, p. kZ, etc · texte numérisé non relu

Voyes la Préface de la seconde éditioa, p. kZ, etc

que celui de l'esprit, etc... » Et ailleurs (Msc. p. 8) : « Le coeur a ses raisons que la raidon ne connolt pas : on le sent en mille choses, b Cette distinction se rencontre aussi dans le Traité de Tart de persuader; ce qui, à la rigueur, pourrait rattacher ce traité au grand ouvrage de Pascal.- a L'esprit et le cœur sont comme les portes par où les vérités sont reçues dans Tàme. » Nous trouvons encore dans une des copies du manuscrit cette ligne isolée, mais profonde, que ni Port-Royal ni Bossut n'ont jugé à propos de recueillir : € instinct et raison, marque de deux natures. »

Quand on est familier avec cette théorie de Pascal , qui est celle de tous les grands philosophes, rien n'est plus clair que le fragment suivant , que Pascal lui-même aurait bien dû ne perdre jamais de vue , quand le scepticisme de Montaigne remporte trop loin (Msci p. 191.): «Nous connoissons la vérité, non-seulement par la raison, mais encore par le cœur; c*est de cette dernière manière que nous connoissons les premiers prihcipes, et c'est en vain quelle rai- 80nnenfient> qui n'y a point de part, essaye de les com^ battre. Les pyrrhonîenS) qui n*ont que cela pour objet, y travaillent inutilement. Nous savons que nous ne rêvons point, quelque impuissance où nous soyons de le prouver par raison. Cette impuissance ne conclut autre chose que Ift foiblesse*de notre raison, mais non pas Tincertitude de toutes nos connoissances, comme ils le prétendent. Car la connoissance des premiers principes, comme qu'il y a espace, temps, mouvement, nombre > est aussi ferme qu'aucune de celles que nos raisonnements nous donnent; et c'est sur ces connoissances du cœur et de l'instinct qu'il faut que la raison s'appuie , et qu'elle y fonde tout son discours. Le cœur sent qu'il y a trois dimensions dans l'espace et que les nombres sont infinis, et la raison démontre

ensuite qu'il n'y a point deux npmbres carrés dont l'un soit double de l'autre. Les principes se sentent; les propositions se concluent, et le tout avec certitude, quoique par différentes voies. Et il est aussi inutile et aussi ridicule que la raison demande au cœur des preuves de ses premiers principes pour vouloir y consentir, qu'il seroit ridicule que le cœur demandât à la raison un sentiment de toutes les propositions qu'elle démontre pour vouloir les recevoir. »

Voici maintenant comment Port -Royal, c'est-à-dire le duc de Roannez , a défiguré et travesti la pensée de Pascal (P.-R. ch. xa; 2* part. 1,1.). Au lieu de ces mots : «Nous eonnoissons la vérité non -seulement par la raison, mais encore par le coeur, i> le duc de Roannez a mis : a nonseulement par raisonnement, niais aussi par sentiment et par une intelligence vive et lumineuse, p Mais ce que Pascal veut établir est précisément l'opposition de l'intelligence et du sentiment.

Pascal : a C'est sur ces connoissances du cœur et de Finstinct qu'il faut que la raison s*appuie, etc... » Le duc de Roannez efface le cœur et Tinstinct, et y substitue l'inteUigence et le sentiment; comme si ces deux mots étaient synonymes.

Pascal : a 11 est aussi inutile et aussi ridicule que la raison demande au cœur des preuves de ses premiers principes pour vouloir y consentir, qu'il seroit ridicule que le cœur demandât à la raison un sentiment de toutes les propositions qu'elle démontre pour vouloir les recevoir. » Le duc de Roannez supprime ces mots importants : a II est aussi inutile », et laisse seulement : il est aussi ridicule; et change ainsi le reste : <x II est aussi ridicule que la raison demande au sentiment et à l'intelligence des preuves de ces premiers principes pour y consentir, qu'il seroit ridicule

que Tintelligence demandât à la raison un sentiment de toutes les propositions qu'elle démontre. » Il ne fallait retrancher ni pour vouloir les recevoir^ ni pour vouloir y consentir; ce qui marque que la rolonté n'est point ici de mise. Il n'est pas non plus question des premiers principes en général; mais des premiers principes du cœur^ car le cœur a aussi ses principes. Mais je demande s'il est possible d'attacher quelque sens à cette antithèse de Tintelligence et de la raison : a II est ridicule que la raison

demande à V intelligence des preuves d Et encore:

a II seroit ridicule que lUntelligence demandât à la raison un sentiment... » Nous répétons que nous n'imputons point de pareilles absurdités à Ârnauld et à Nicole.

Mais ce qu'il est permis de leur imputer, sans leur en faire un reproche ^ c'est l'adoucissement et souvent même la suppression absolue d'une foule de passages qui se rapportent aux querelles du temps et aux jésuites. Pascal , comme l'atteste Marguerite Périer^ loin de se repentir d'avoir fait les Provinciales, est mort en déclarant que, s'il avait à les refaire , il les ferait plus fortes. Dans une lettre que nous avons retrouvée, à M"* de Roannez, il appelle les maximes des jésuites a les maudites maximes. * » Enfin c'est bien dans le manuscrit (p. 99-100), au milieu d'autres pensées du même genre, que Condorcet a recueilli ces paroles qui attestent la conviction obstinée de Pascal ^ ^ et le sentiment triomphant de la justice de sa cause y sous le feu d'une persécution implacable :

a J'ai craint que je n'eusse mal écrit, me voyant condamné ; mais l'exemple de tant de pieux écrits me fait croire au contraire, il n'est plus permis de bien écrire.

i. Plus haut, p. IM.

i09 DES PENSÈE6 DE PASCAL. RAPPORT — II.

a Toute rinquisition est corrompue ou ignorante. Il est meilleur d'obéir à Dieu qu'aux hommes

a Si me% lettres çont condamnées à Rome, ce que j'y condanme est condamné dans le ciel.

« LInquisitioQ et la Société ^nt les deux fléaux de la vérité. »

Bossut a conservé cette grande protestation^ mais, par une inconséquence inexplicable, il n'a pas osé mettre au jour bien des passages semblables, et il a altéré tous ceux qu'il a publiés. Notre devoir est de rétablir l'intégrité des fragments mutilés et déâgurés par la prudence forcée de Port^Royal et par la pusillanimité gratuite de Bossut.

On trouve dans Port- Royal bien des pensées générales qui, dans Pascal, sont particulièrement dirigées contre les jésuites. Chapitres xxvui. Pensées chrétiennes :^'ÏO}i%à^ les religions et toutes les sectes du monde ont eu la raison naturelle pour guide. Les seuls chrétiens ont été astreints à prendre leurs règles hors d'eux-mêmes et à s'informer de celles que J.-C. a laissées aux anciens pour nous être transmises. H y a des gens que cette contrainte lasse. Ils veulent avoir comme les autres peuples la liberté de suivre leurs imaginations, d Au lieu des mots : a II y a des gens... o Pascal avait mis (Msc. p. 451) : a Cette contrainte lasse ces bons pères. Ils veulent avoir, etc. d

Port-Royal, chapitre xu, figures : a La synagogue ne périssoit point parce qu'elle étoit la figure de TÉgUse; mais parce qu'elle n'étoit que la figure, elle est tombée dans la servitude. La figure a subsisté jusqu'à la vérité, afin que l'Église fût toujours visible ou dans la peinture qui la promettoit ou dans l'effet. x> Au lieu de ce style médiocre et émoussé, voici le texte authentique de Pascal (Msc. p. 461): « Ezéchias : La synagogue étoit la figure et ainsi ne péris-

soit point, et n'étoit que la figure et ainsi est périe; c'étoit une figure qui contenoit la vérité ; et ainsi elle a subsisté jusqpi'à ce qu'elle n'a plus eu la vérité, d

c Mes révérends pères, tout cela se passoit en figures : le$ autres religions périssent, celle-là ne périt point, n

On voit ici comment ont été composées plusieurs des Pensées. Pascal lisant l'Écriture sainte, en tirait une réflexion qui pouvait servir à son Apologie du christianisme, et il la mettait par écrit; en même temps, comme il était pénétré d'une profonde indignation contre la corruption des saintes Écritures par les jésuites, il laissait éclater cette indignation au milieu même d'une note de quelques lignes.

Ouvrez le manuscrit, vous y rencontrerez une foule de pensées sous ces titres : Casuistes, Probable, Probabilité, Pape, etc. Port-Royal supprime et ces titres et ces pensées; ou, s'il en garde quelques-unes, il leur enlève leur caractère particulier, et les présente sous une forme générale et abstraite, qui masque la vraie pensée de Pascal et ne laisse pas même toujours paraître une pensée bien déterminée.

Port-Royal, chapitre x, Juifs : a La religion juive doit donc être regardée différemment dans la tradition de leurs saints et dans la tradition du peuple, etc. » Il nous est impossible de comprendre ce que c'est que les saints du peuple juif, expression qui pourtant revient encore une fois dans ce même passage. Nous avons donc recours au manuscrit, et nous y trouvons cette phrase inintelligible (Msc. p. 55). Mais elle n'est pas de la main de Pascal : elle aura été écrite sous sa dictée, ou recopiée sur un premier brouillon qui n'est plus. A côté et en marge est une note de la main même de Pascal. Dans le morceau d'une écriture étrangère, il y avait, en effet, de leurs saints^ ce qui n'a pas de sens ; mais une autre main a corrigé : des livres saints, correction qui

éclaircit touty car rien n'est plus sin^>le que la différence d'une religion dans les livres sacrés qui la conservent pure et dans la tradition du peuple où elle s'altère sans cesse. Voici de plus la note marginale de Pascal : a Et toute religion est de même; car la chrétienne est bien différente dans les livres saints et dans les casuistes. » Port-Royal a supprimé ce dernier trait; il aurait pu^ du moins » en lisant parfaitement écrits de la main de Pascal ces mots dans les livres saints , éviter Tétrange méprise dans laquelle il est tombé.

C'est surtout à Toccasion du miracle de la sainte épine que Pascal^ qui se trouvait honoré personnellement dans un miracle accompli sur sa nièce*, s'élève contre les jésuites, que. ce miracle devait confondre et qui le niaient e^ s*en moquaient. A tout moment Pascal quitte sa thèse générale de l'importance des miracles^ pour se retourner contre les jésuites. PortrRoyal^ de peur de s'y blesser^ ose à peine toucher aux pensées les plus générales^ que nous devons en grande partie à l'évoque de Montpellier et à Desmolets. Le chapitre xxvii» de Port-Royal sur les miracles^ s'il eût contenu toutes les Pensées de Pascal sur ce sujets aurait été bien autrement étendu et bien autrement remarquable. Port-Royal, pour observer la paix de Clément IX, supprime les pensées les plus hardies, et il affaiblit toutes celles qufii donne.

Port- Royal, ch. xxvn : a Les miracles ont servi à la fondation et serviront à la continuation de FÉglise, jusqu'à l'Anle-Christ, jusqu'à la fin, etc... » Dans Pascal, cette phrase était une réponse aux jésuites qui, pour diminuer Teffet du miracle de la sainte épine, avaient semblé médio-

i. Maxguerite Perler^ l'auteur des Mémoires.

crement touchés de rimportance des miracles au xvn* siècle. Pascal s'adresse à eux et leur dit (Ms. p. 451) : « Les miracles sont plus importants que vous ne pensez : ils ont servi à la fondation^ etc...»

En 1779 Bossut crut enfin pouvoir publier impunément bien des morceaux où^ à propos des miracles ou même en toute autre occasion ^ Pascal attaque la morale et les opinions relâchées des jésuites. Mais partout Bossut opère sur les fragments nouveaux quil publie comme Port-Royal sur ceux qu'il a mis au jour. Quelquefois il retranche des parties plus ou moins considérables de ces fragments; il change l'ordre de ceux qu'il conserve , et il en émousse les traits les plus incisifs.

Pascal^ s'adressant aux jésuites qui, pour décrier le miracle de la sainte épine, détruisaient toutes les règles établies pour le discernement des vrais et des faux miracles (Msc. p. 402) : a Juges injustes, ne faites pas de lois sur Theure. Jugez par celles qui sont établies, et établies par • vous-mêmes. Vœ qui conduis leges iniquasfPonr affoiblir vos adversaires, vous désarmez toute l'Église. » Bossut fait ici deux fautes : d*abord il fait précéder cette apostrophe : « Juges injustes, etc. » par deux lignes qui ne sont pas de Pascal, et qui sont destinées à rattacher ce morceau à un morceau tout différent (B. 2» part, xvi, 10). Puis il transporte cette dernière phrase « Pour affoiblir vos adversaires, etc. B dans un autre endroit, qui précède de plusieurs pages (Ibid. xvi, 9) : « Ainsi pour affoiblir leurs adversaires, ils désarment l'Église, etc. »

Pascal (Msc. p. 451) : «Injustes persécuteurs de ceux que Dieu protège visiblement! S'ils nous reprochent nos excès, ils parlent comme les hérétiques. S'ils disent que la grâce de J.-C. nous discerne, ils sont hérétiques. S'il se fait des

miraeies^ c'est la marque de Thérésie. » Et ailleurs (Msc. p. 402) : a S'ils disent que notre salut dépend de Dieu^ ce sont des hérétiques. S'ils disent qu'ils sont soumis au pape, c'est une hypocrisie. S'ils sont prêts à souscrire toutes ses constitutions, cela ne suffît pas. S'ils disent qu'il ne faut pas tuer pour une pomme, ils combattent la morale des catholiques. S'il se fait des miracles parmi eux , ce n'est pas une marque de sainteté, et c'est au contraire un soupçon d'hérésie. » De ces deux morceaux différents, Bossut en compose un seul, supprimant ce début « Injustes persécuteurs, etc. », resserrant à son gré ou développant Fargumentation; et, au lieu de deux fragments pleins de vie, il a fait ce paragraphe languissant: <x.Les jésuites... n^ont poi laissé néanmoins d'en tirer cette conclusionf car ils concilient de tout que leurs adversaires sont hérétiques. S'ils /6i«r reprochent leurs excès, ils disent qu'ils parlent comme des hérétiques. S'ils disent que la grâce de Jésus nous discerne, et que notre salut dépend de Dieu, c'est le langage des hérétiques. S'ils disent qu'ils sont soumis au pape : c'est ainsi, disent-ils, que les hérétiques se cachent et se déguisent. S'ils disent qu'il ne faut pas tuer pour une pomme, ils combattent, disent les jésuites, la morale des catholiques. Enftn^ s'il se fait des miracles parmi eux, ce n'est pas une marque de sainteté, c'est au contraire un soupçon d'hérésie. »

Quelquefois Bossut, en supprimant un seul trait, énerve toute l'argumentation. Dans le § 9 de l'article xvi, on Ut cette défense de Port-Royal : a Ce lieu qu'on dit être le temple du diable, Dieu en fait son temple; on dit qu'il faut en ôter les enfants; on dit que c'est l'arsenal de i'enfer : Dieu en a fait le sanctuaire de ses grâces... » Il est évident que la phrase est défectueuse, et qu'à cette objec-

lion « On dit qu'il faut en 6ter les enfant» » une réponse est nécessaire^ comme il y a des réponses à Tobjection qui précède et à celle qui suit Cette réponse nécessaire est dans Pascal (Msc. p. 463) : o On dit qu'il en faut ôter les enfants, Dieu les y guérit. » Nouvelle allusion au miracle de la sainte épine et à la guérison de Marguerite Périer.

Si nous n'avions pas montré cent fois que Bossut affaiblit le style de Pascal, nous citerions cet exemple» Pascal (Hsc. p. 471) : a Ce n'est point ici le pays de la vérité; elle erre inconnue parmi les hommes... b Bossut (1. 1.) : a Elle e$t inconnue parmi les hommes. i> Mais il ne s'agit plus d'altérations de mots; il s'agit d'altérations tout autrement graves, et qui tombent sur la pensée même.

Bossut est le premier qui ait donné ce paragraphe sur Futilité) la nécessité même des miracles dans un temps où la vérité est persécutée et n'a plus d'asile ( 1. 1. § 10). a Mais, disent- ils, les miracles ne sont plus nécessaires, à cause qu'on en a déjà; et ainsi ils ne sont plus des preuves de la vérité de la doctrine. Oui; mais quand on n'écoute plus la tradition, qu'on a surpris le peuple, et qu'ayant ainsi exclu la vraie source de la vérité, etc... x> Que fait ici le peuple? Pascal dit (Msc. p. 449) : le pape : a Quand on n'écoute plus la tradition, quand on ne propose plus que le papey quand on Ta surpris, et qu'ainsi, etc... i>

Bossut, d'après Desmolets (2* part, xvii, 76) : a Les opinions relâchées plaisent tant aux hommes naturellement, qu'il est étrange qu'elles leur déplaisent. C'est qu'ils ont excédé toutes les bornes, etc... t> Ceci est inintelligible ; si les opinions relâchées plaisent tant aux hommes, il est plus qu'étrange, il répugne qu'elles leur déplaisent. Et puis, qui a excédé toutes les bornes? A qui se rapporte cet ils f Dans Pascal tout se rapporte directement aux jésuites

Ce passage est intitulé MontaUe, pour marquer que c'est ici com î e une suite des Provinciales (Msc. p. 429): <c Les opinion 3 relftcbées plaisent tant aux hommes naturellement^ qu'il est étrange que k$ leurs déplaisent. C'est qu'ils ont excédé toute borne... d

Bcssut^ dans le même paragraphe^ toujours d'après Desmolets : « Il est ridicule de dire qu'une récompense éternelle est offerte à des mœurs licencieuses. » Pascal : a à des mœurs escobartines. b Et cet adjectif, de l'invention de Pascal^ méritait d'être conservé et d'avoir droit de bourgeoisie dans la langue^ tout aussi bien que le verbe escobarder.

Nous ne trouvons guère dans tout Bossutsur le probabilisme qu'une ou deux pensées du Supplément; par exemple^ les §§ XI et xii; il y en a beaucoup plus dans Pascal. Il en est de même des casuistes. Us sont sans cesse attaqués dans le manuscrit, et presque jamais dans Bossut. Mais ce n'est pas ici le lieu de restituer les passages omis par Bossut * ; nous n'en sommes encore qu'à signaler les altérations qu'il a fait subir aux pensées qull a publiées. Cependant, quand on a conservé le paragraphe 77 de l'article xvn^ donné par Condorcet, toute suppression ressemble fort à une précaution inutile. En effet ce paragraphe est bien énergique ; mais il l'est encore plus dans le manuscrit. Il y est aussi beaucoup plus étendu. Bossut n'a pas ajouté à Condorcet; quelquefois même il Ta abrégé et adouci. Malheureusement ce passage est presque illisible dans l'autographe. Nous en donnons ce que nous avons pu déchiffrer.

Msc. p. 99-400 : a S'ils ne renoncent à la probabilité^ leurs bonnes maximes sont aussi peu saintes que les méchantes. Car elles sont fondées sur l'autorité humaine; et

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