Ni dans Gondorcet ni dans Bossnt
tu DES PENSÉES DE PASCAL. RAPPORT— II.
a J'ai craint que je n'eusse mal écrite me voyant condamné: mais l'exemple de tant de pieux écrits me fait croire au contraire : il n'est plus permis de bien écrire.
a Toute Tinquisition est corrompue ou ignorante.
a II est meilleur d'obéir à Dieu qu'aux hommes ^
€ Je ne crains rien Je n'espère rien. Les évoques ne font pas ainsi. Le PortrRoyal craint, et c'est une mauvaise poliiique de tes séparer; car ils ne craindront plus et se feront plus craindre ^
a Je ne crains pas... vos censures particulières^ si elles ne sont fondées sur la tradition.
«Car qui êtes -vous tous'?
Ainsi Port -Royal retranche entièrement, et Bossut ne publie qu'imparfaitement les pensées qui font connaître un des côtés les plus grands de i'ftme de Pascal, cette altière obstination qui résista aux persécutions du pouvoir civil et aux foudres du saint-siége. Nous allons voir maintenant Port-Royal et Bossut aflfaiblir et voiler, autant qu'il sera en eux , non plus un des côtés, mais le fond môme de l'âme de Pascal, je veux dire ce scepticisme universel contre lequel il ne trouva d'asile que dans les bras de la grâce.
En effet, Pascal est sceptique en philosophie. Otez la révélation, et Pascal serait un disciple de Montaigne. Géomètre, physicien, homme du monde*, il n'avait d'études