‹ Études sur PascalChapitre 76 sur 155 · Noos n'avons point cette lettre · texte numérisé non relu

Noos n'avons point cette lettre

vées dans le cœar et tant elles portent de consolation, si vous ne les pouviez voir vous-même dans la précédente lettre, et si ma sœur ne devoit pas vous en faire un récit plus exact à sa première commodité.

Je ne vous parlerai donc ici que de la conséquence tjae j'en tire, qui est que sa fin est si chrétienne, si heureuse et si sainte et si souhaitable, qu'ôfées les personnes intéressées par les sentiments de la nature, il n'y a point de chrétien qui ne s'en doive réjouir.

Sur ce grand fondement je commencerai ce que j'ai à vous dire par un discours consolalif * à ceux qui ont assez de liberté d'esprit pour le concevoir au fort de la douleur*.

C'est que nous devons chercher la consolation à nos maux, non pas dans nous-mêmes, non pas dans les hommes, non pas dans tout ce qui est créé, mais dans Dieu. Et la raison en est que toutes les créatures ne sont pas la première cause des accidents que nous appelons maux, mais que la providence de Dieu en étant l'unique et véritable cause, l'arbitre et la souveraine ', il est indubitable qu'il faut recourir directement à la source et remonter jusqu'à l'origine pour trouver un solide allégement. Que si nous suivons ce précepte et que nous envisagions cet évé-

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