Bossât : nous le représente
9. Recueil de MU« Périer et P.-R : pour cet effet. Cest ie sentiment des pères. C'est pour cette r... AdditioD inutile. 8. P.-R. : non pas qiielle croie que ces corps,,,
4. P.-R. : ne considérons plus les fidèles qui sont mort en la gi'Ace de Dieu comme ayant cessé de vivre,
5. Pour : quelque chose que la nature suggère. Faute d'entendre cette locution, P.-R. a mis : quoique la natur^ lb suggère.
4tt LETTRES DE PASCAL.
bien comprendre Torigine ; et pour vous le toucher en peu de mots, je suis obligé de vous dire en général quelle est la source de tous les vices et de tous les péchés. C'est ce que j'ai appris de deux très grands et très savants personnages. La vérité qui ouvre ce mystère est que Dieu * a créé Thomme avec deux amours^ Tun pour Dieu^ l'autre pour soi-même, mais avec cette loi que l'amour pour Dieu seroit infini» c'est-à-dire sans aucune autre fin que Dieu même, et que l'amour pour soi-même seroit fini et rapportant^ à Dieu.
L'homme en cet état non-seulement s'aimoit sans péché, mais ne pouvoit pas ne point s'aimer sans péché.
Depuis^ le pédié étant arrivé^ l'homme a perdu le premier de ces amours ; et l'amour pour soi*méme étant resté seul dans cette grande âme capable d'un amour infini, cet amoui^propre s'est étendu et débordé dans le vuide que Yttr mour de Dieu a quitté'; et ainsi il s'est aimé seul et toutes choses pour soi, c'est-à-dire infiniment.
Voilà l'origine de l'amour-propre. Il étoit naturel à Adam et juste à son innocence; mais il est devenu criminel et immodéré en suite de son péché.
Voilà la source de cet amour et la cause de sa défeetuo^ site et de son excès. U en est de même du désir de dominer^ de la paresse et des autres * : l'application en est aisée. Venons à notre seul sujet'. L'horreur de la mort étoit nar*
1. P.-R. omet tout le commencement de ce paragraphe, depuis Pour don^ter, jusqa'à Dieu a créé rhomme,
i. Bossat ayertit qu'il faut ici sous -entendre se. Entendez :'ayanl rapport à Dieu. Il y a bien des exemples de cette locution.
S. Bossut : a laissé,