Cette phrase est omise dans les éditions
3. P.-R. : il n^est pas juste que nous soyons sans ressentiment et sans douleur dans les afflictions et les accidents fâcheux qui nous arrivent comme... Cette phrase laugoissante avec ses répétitions symétriques n'est assurément pas de Pascal.
Noas soaunes persécutés et nous bénissons* ; afin que la grâce soit non-seulement en nous, mais victorieuse en nous; qu^ainsi^ en sanctifiant le nom de notre père^ sa volonté soit faite la nôtre^ que sa grftce règne et domine sur la nature^ et que nos afflictions soient comme la matière d'un sacrifice que sa grâce consomme et anéantisse pour la gloire de Dieu^ et que ces sacrifices particuliers honorent et préviennent le sacrifice universel où la nature entière doit être consonnnée par la puissance de Jésus-Christ.
Ainsi, nous tirerons avantage de nos propres imperfec^ tions; puisqu'elles serviront de matière à cet holocauste; car c'est le but des vrais chrétiens de profiter de leurç propres imperfections, parce que tout coopère en bien pour les élus.
£t si nous y prenons garde de près, nous trouverons de grands avantages pour notre édification, en considérant la chose dans la vérité, comme nous Tavons dit tantât*. Car, puisqu'il est véritable que la mort du corps n'est que l'i-. mage de celle de l'âme, et que nous bâtissons sur ce principe qu'en cette rencontre nous avons tous les sujets pos-. sibles de bien espérer de son salut ', il est certain que, si nous ne pouvons arrêter le cours du déplaisir % nous en devons tirer ce profit que, puisque la mort du corps est si terrible qu'elle nous cause de tels mouvements, celle de l'âme nous en devroit bien causer de plus inconsolables* pieu nous a envoyé la première; Dieu a détourné la se-
1. P.-R. omet ces mots : que nous disions, comme les apôtres, nous sonmies persécutés et nous bénissons.