‹ Études sur PascalChapitre 94 sur 155 · P.-R omet nécessairement : comme nous Tarons dit tantôt · texte numérisé non relu

P.-R omet nécessairement : comme nous Tarons dit tantôt

3. P.-R. : sur ce principe que nous avons sujet d espérer du salut de ceux dont nous pleurons la mort..,

4. P.-R. : Le coiixs de notre tristesse et de notre déplaisir.

conde *. Considérons donc la grandeur de nos biens dans la grandeur de nos maux^ et que Texcès de notre douleur soit A mesure de celui de notre joye.

îl n*y a rien qui la puisse modérer, sinon la crainte qu'il ' ne languisse pour quelque temps dans les peines qui sont destinées à purger le reste des péchés de cette vie ; et c'est pour fléchir ta colère de Dieu sur lui' que nous devons soigneusement nous employer.

La prière et les sacrifices sont un souverain remède à ses peines; mais j'ai appris d'un saint honune, dans notre affliction *, qu'une des plus solides et plus utiles charités envers les morts, est de faire les choses qu'ils nous ordonneroient s'ils étoient encore au monde, et de pratiquer les saints avis qu'ils nous ont donnés, et de nous mettre pour eux en l'état auquel ils nous souhaitent à présent.

Par cette pratique, nous les faisons revivre en nous en quelque sorte, puisque ce sont leurs conseils qui sont encore vivants et agissants en nous ; et comme les hérésiarques sont punis en l'autre vie des péchés auxquels ils ont engagé leurs sectateurs, dans lesquels leur venin vit ei^core, ainsi les morts sont récompensés, outre leurs propres mérites, pour ceux auxquels ils ont donné suite par leurs conseils et par leur exemple.

Faisons-le donc revivre deviuit Dieu en nous de tout notre pouvoir, et consolons-nous en l'union de nos cœurs dans lesquels il me semble qu'il vit encore, et que notre réunie»

i. P.-R. : Dieu a envoyé la première à ceux que nom regrettons; nous espét*ons qu'il a détonmé la seconde. Bossut et toutes les éditions subséqneales : mais nous espérons.

S. P.-R. : qu6 leurs âmes ne languissent.

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