‹ Études sur quelques halogénures allyliques (chlorure de géranyle, et propènes halogénés)Chapitre 46 sur 47 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Notre étude a porté sur quelques halogénures du type allylique. Pour les deux propènes dichlorés en 1,3 et en 3,3, nous avons amélioré la méthode de préparation. Pour le chlorure de géranyle, obtenu à partir du géraniol naturel, nous avons soigneusement étudié la préparation qui est assez délicate.

Sur ces trois chlorures, nous avons étudié l'action de différents organo-magnésiens (méthyle, isopropyle, butyle, phényle, benzyle pour les dichlorures ; méthyle, pour le chlorure de géranyle). Nous avons accumulé de nombreux renseignements nouveaux sur l'importance relative des différentes phases de cette réaction compliquée, en établissant, en particulier, un bilan approché des produits formés. Nous avons comparé l'action des différents radicaux du magnésien et précisé l'influence des catalyseurs (FeCl, et CoCl.) et des solvants (oxyde d'éthyle, oxyde de butyle, toluène).

Le chlorure de géranyle manifeste sa notion terpénique en formant, en dehors des produits attendus d'après l'action des autres monohalogénures allyliques, un mélange d'hydrocarbures terpéniques par perte d'acide chlorhydrique. Cette étude a été complétée par une synthèse du digéranyle au moyen du magnésium métallique.

Sur ces mêmes halogénures, nous avons entrepris une étude cinétique de l'hydrolyse. Nous avons pu ajouter au 1,3 dichloropropène brut habituel ses deux constituants, les isomères géométriques purs. Le chlorure et le bromure d'allyle ont complété la série. Les solvants ont été l'alcool éthylique à 50 %, les mélanges eau-dioxane à 50 et 75 % aux températures de.30° et de 50°.

Les produits formés sont les alcools allyliques attendus et quelquefois des éthers-oxydes. Nous avons constaté une remarquable tendance de l'alcool CHCI = CH-CH,OH à former des éthers-oxydes.

L'hydrolyse en milieu neutre ou acide est lente et strictement du premier ordre. En milieu alcalin, elle est beaucoup plus rapide et du second ordre. Ce n'est vrai, cependant, que d’une façon approchée, puisque la vitesse augmente plus lentement que la concentration alcaline. La comparaison des différents halogénures fait ressortir deux faits remarquables. Le dichloro 3,3, propène n'est comparable aux autres dérivés qu'en milieu acide ; son hydrolyse du second ordre est imperceptible. Le chlorure de géranyle réagit avec une vitesse considérablement plus grande que tous les autres dérivés.

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