‹ Études sur Sainte-BeuveChapitre 16 sur 139 · Inédite. — De la collection de M. de Lovenjoul · texte numérisé non relu

Inédite. — De la collection de M. de Lovenjoul

En effet, Sainte-Beuve lui répondait le 13 novembre :

Monsieur,

J'ai dit un mot à M. Buloz de votre article sur vSchiller et il a paru très disposé. Je lui ai dit que vous viendriez le voir. Passez-y donc un matin (c'est-à-dire à partir de midi), mais après le 15 : car jusque-là il est absorbé dans sa revue à faire. J'espère que tout cela s'arrangera à votre souhait, qui est aussi le mien.

Tout à vous^

(' Gela » ne s'arrangea pas. La fougue ou les idées absolues de Michiels déplurent-elles à Buloz? L'autoritaire satrape de la Revue des Deux Mondes exigea-t-il des concessions que l'obstiné jeune homme ne voulut pas accorder ? C'est bien possible ; car Michiels s'est vanté plus tard que son « grand travail consacré à Schiller, le disciple de Kant, le poète philosophe, avec l'intention de prouver combien un système noble et vrai peut guider utilement le génie, au rebours des doctrines françaises qui mutilent les facultés humaines, redoubla la mauvaise humeur des juges en crédit. Leur méthode surannée leur semblait parfaite, puisqu'elle avait

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