Inédite. — De la collection de M. de Lovenjoul
achalandé leur usine^. » Quoi qu'il en soit, l'article ne fut pas reçu.
Sainte-Beuve ne perdit pas courage. Il n'en chercha pas moins à rendre service à son ami et à lui procurer des relations profitables. Le 28 septembre (de Tannée 1838?), il le recommandait en ces termes à David d'Angers :
Mon cher David,
Je me permets de vous adresser, avec prière de le bien accueillir dans votre sanctuaire d'art, un de mes amis, M.Michiels, jeûne écrivain plein d'imagination et d'âme, qui connaît à merveille l'Allemagne pour y avoir fait pèlerinage à pied. Il voudrait voir votre Tieck (entre autres) et causer de lui avec vous, ainsi que de Goethe, enfin, de ceux que vous faites si bien revivre. Vous ne tarderez pas à voir que M. Michiels a lui-même la flamme sacrée. Mille amitiés et respects autour de vous^.
Michiels aurait été bien ingrat, s'il n avait pas éprouvé pour son protecteur une vive reconnaissance. Aussi cherchait- il de toutes les façons à la lui témoigner. Il apprit un jour que Sainte-Beuve avait promis un article sur Chénier au libraire Charpentier (la préface d'une édition, sans doute). Il