A Paris, chez Lefèvre
Est-ce que Chateaubriand n'aura facilité sa tâche à aucun d'entre eux, en lui laissant consulter les Mémoires ? Cela est certain pour Nettement. « Nous reproduisons, dit la Quotidienne^ l'article publié dans ce dernier recueil [F Écho de la Jeune France) par M. Nettement. L'auteur de cet article ayant éprouvé, après l'avoir relu, quelques scrupules sur l'exactitude de ses souvenirs, a eu de nouveau recours à la bienveillance de l'illustre écrivain, qui a consenti à lui ouvrir une seconde fois la source où il avait puisé. 11 est résulté de cette re vision quelques modifications au premier travail, et c'est avec ces variantes, fruit d'une nouvelle lecture, que nous reproduisons l'article primitivement inséré dans l'Écho de la Jeune France^. » Et l'article suit, avec des citations entre guillemets, l'une de 7 lignes, l'autre de 16, l'autre de 18^. N'est-il pas clair que ces citations, ainsi vérifiées, sont vraiment des copies? Sainte-Beuve, selon moi, a profité de la même permission. Sans doute, il n'en dit rien. Mais il est évident que le secret lui était ordonné. Chateaubriand était lié par ses déclarations réitérées ; il ne pouvait avouer qu'il avait laissé un critique analyser tout l'ouvrage pour son article. On comprend donc que Sainte-Beuve n'ait jamais écrit: J'ai lu, mais: J'ai entendu ; et M. Ber-