Lecture des Méynoires, p
2. Une citation postérieure de l'Echo (juin) compte 32 lignes.
trin me paraît exagérer singulièrement quand il voit, dans cette formule imposée par la discrétion, un « aveu explicite » que Sainte-Beuve n'a pas lu le manuscrite
Mais, dit M. Bertrin, quelle absurdité de sontenir que Chateaubriand ait livré son œuvre tout entière « comme on le prétend, à la discrétion — et l'indiscrétion — des critiques, en les autorisant à y prendre tout ce qui leur plairait, et sans même leur défendre de le publier^ ». — Sans doute ; seulement qui a prétendu cela? Chateaubriand, en autorisant les critiques à puiser dans son œuvre, a dû se réserver à l'avance le droit d'interdire certaines citations, de leur en permettre d'autres. 11 leur aura donné ses instructions; et nous savons par lui-même quelles elles pouvaient ôtre. Il écrivait à Mennechet :
Mes Mémoires ne doivent voir le jour qu'après ma mort : si je les fais trop connaître de mon vivant, je sors de mon plan ; j'affaiblis l'effet d'un travail étendu et divers dont on prendrait une très fausse idée dans des passages tronqués. Si, par exemple, je détache une scène d'en-
\. Correspondant, p. 930. — On serait un instant tenté de croire (vu la longueur des citations qu'il fait) que Janin a pu aussi consulter le manuscrit. Mais, à Texamcn, ces citations semblent toutes prises en des ouvrages antérieurement publiés de Chateaubriand.