‹ Études sur Sainte-BeuveChapitre 88 sur 139 · Con^espondance · texte numérisé non relu

Con^espondance

2. Globe^ 2 juin 1825 : Des poésies de circonstance et de M, Baour- Lormian, Non recueilli.

D'ailleurs, au cas où Sainte-Beuve n'aurait pas de lui-môme aperçu tout ce qu'avaient d^archaîque et de factice les œuvres de ces prétendus classiques, la lecture seule du Globe aurait suffi àTen instruire ^ Tous les jours, sans relâche, le Globe dénonce les défauts de ces maladroits disciples. II montre combien mal ils ont compris les grands maîtres qu^ils se vantent d'honorer et de suî>Te, comment ils trahissent les doctrines qu'ils prétendent appliquer. Les règles que les auteurs du xvn' siècle ont promulguées ou acceptées avaient, en leur temps, leurs raisons d'être et leurs causes historiques. Alors même qu'ils commettaient Terreur de les croire formulées pour l'éternité, ils n'ont pas cru qu'il suffisait de les respecter pour écrire un chefd'œuvre : c'est à la nature, à l'histoire, à la vie en un mot, qu'ils ont demandé leurs inspirations. Au contraire, leurs descendants dégénérés ont dans ces règles une foi superstitieuse. Ils en ont fait des recettes pour fabriquer à coup sûr des tragédies, dos comédies ou des odes et ils n'ont plus le moindre souci d'imiter la nature ni de peindre la réalité. Ils se soumettent à, une étroite discipline, non point pour mieux rassembler leurs forces et atteindre k un but plus élevé, mais pour la seule gloire de s'y soumettre. Cette doctrine littéraire a fait son temps ;

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