‹ Études sur SénèqueChapitre 9 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

On est tenté d'appeler Paulus Pompilius un inconnu. Son nom <ou pour mieux dire, selon toutes probabilités, son pseudonyme) ne se retrouve dans aucun des répertoires biographiques, à l'exception de la Bihliotheca hispana vêtus, d'Antonius, où est mentionnée la Vita Senecae, et de 'a BihUotheca liispana nova, du même, où, dans un appendice traitant des auteurs qui ont publié à l'étranger des écrits intéressant l'Espagne, le savant bibliographe déclare ne connaître Pompilius que par ses œuvres manuscrites et imprimées contenues dans un volume delà Bibliothèque \'aticane (').

Si Antonius avait examiné de plus près le volume qu'il signale, il aurait pu utiliser les indications sommaires que contient, au fo 93, une courte Vita Pauli Pompilii (2).

(1) Bibl. hisp. nova, éd. de Madrid, 1788. in f", t. II, p. 385 : " Paulus Pompilius saeculi deci.ni quinti Rornana in urbe literatus et philologus homo, qui ex Academia literatorum ??. V'ictoris in Quirinali scribere se ait, varia elucubravit a nobis visa in Vaticanocodice Ms 222i2 in quo est liber De Seurcac rifa ad Joannem Lopim Valentinum Decanum, atque item testimonium vitae Calixti III Pont. Max. pie et iiitegerrime actae quocumque suae aetatis gradu versibus factum. Incipit :

Cui nunc Heroum medilaris carminé Glio, etc.

Hoc sallem typis excusum Romae ab Euchario Sylber, alias Franck, anno 1490, Sequilur etiam typis édita ejusdem Panegtjvis de TriiimpJto Granntmsi ad optimos Hispaniarum Principes Ferdinandum et Elisabetbam, quae incipit :

P^unc âge. Musa, tubam majoris suscipe cantus.

Cumpraefatione ad D. Hernardinum Caravajalem, S. R. E. Cardin, eorumque oratorem Pacensem tune episcopum, in eadem officina, anno 1495: testis mihi est Alphonsus Ciacconius in schedis ad bibliothecam universalem, qui et laudat eiusdem Pompilii : Epodon ad Elisabetbam Hispaniarum Reginam. „

(2 M. C. Tihon, Archiviste aux Archives générales du Royaume et Attaché à l'Institut historique belge de Rome, a bien voulu dépouiller pour nous le volume en question. Celui-ci comporte 135 f"S petit in 4", partie imprimés, •partie manuscrits. Les œuvres imprimées sont la Vita Senecae ('avec, en sup-

Paulus Poiiipilius est mort jeune, à trente-sept ans, dans la septième année du pontificat d'Innocent VIII, soit entre le 12 septembre 1400 et le 11 septembre 1491. Cela date sa naissance de 1453 ou 1454. Il était né à Rome et il est mort dans sa maison natale, située dans les environs de l'église S* Biaise,, proche du Tibre, dans le quartier du Pon^ Hadriani. C'était un homme qui avait beaucoup lu et qui était très estimé parmi les gramnintici romains. Il appartenait de toute évidence au cercle du fameux et un peu turbulent Pomponius Laetus et il fréquentait l'Académie du Quirinal. II était protège par des Espagnole : les Borgia, un certain Jean Lopis, auquel est dédiée la Vita Seitecae. Son ami Hieronymus Paulus était lui-même de Barcelone Aussi Pompilius s'intéressa-t-il tout particulièrement à l'Espagne. Il en était peut-être, par ses parents, originaire.

Son biographe avait conservé de lui la vision d'un homme de haute taille, maigre, au teint plombé. Il était affable, modéré dans son train de vie, s'abstenant de vin et de tout plaisir illicite. Le seul excès ({u'on lui reprochât était de se livrer avec trop d'ardeur à l'étude des lettres et de n'en vouloir rien retrancher alors qu'il était déjà malade. Il mourut de pleurésie et sa mère Plotia, consumée par le chagrin, le suivit peu après dans la tombe Tous deux furent enterrés à S*^^ Biaise.

Les œuvres de Pompilius peuvent être groupées de la façon suivante :

I. Poésies latines ou grecques et discours d'apparat (œuvres proprement littéraires).

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