‹ Études sur Victor Hugo. Introduction, notes et appendicesChapitre 46 sur 57 · VICTOR HUGO ET NAPOLEON [II · texte numérisé non relu

VICTOR HUGO ET NAPOLEON [II

17 nofit 1878.

M. Gianier de Cassagnac public des Souçefu'rs du second Empire pleins de probité et d'intérêt. Il a l'esjjrit commode, mais la mémoire implacable; ce qui compense parfaitement la bénignité de l'humenr liistoricpic. C'est un homme du bon vieux temps où la presse n'était j^as encore sauvage, et où le terrain politique comptait beaucoup d'adversaires qui pouvaient s'estimer. Lui-même, homme d'estoc signalé, n'a pas manqué d'amis parmi ceux qui le craignaient fort, et en a aimé plus d'un qu'il trouvait redoutable. Il a vu de erands chansemcnts tout à

fait inattendus; il les note sans appuyer. C'est un lutteur fatigué, qui peut-être se demande pourquoi il s'est tant battu et ce que veut de lui ce fond do bon sens qui l'a tant éloigné ou rapproché d'une foule d'autres, desquels maintenant il ne peut dire au juste s'il est près ou loin.

Parmi ces figures diverses, la plupart déjà fantomes, il en est au sujet desquelles il semble se poser la question qu'il s'adresse à lui-même: Pourquoi l'empereur et M. Hugo se sont-ils détestés? Mais

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