VICTOR HUGO ET NAPOLEON III
M. Grailler de Cassao-nac rappelle les noms qui se rencontraient là. Rien de plus pur! et il ajoute :
« C'est donc à un esprit rempli des souvenirs de l'Empire que M. Thiers s'adressait en 1840, lorsque, étant ministre de l'intérieur, il demanda à Victor Hugo, pour inaugurer le retour des cendres de l'empereur, l'ode admirable où le poète s'écrie :
Sire, vous rentrerez dans votre capitale Sans toc^n, sans combat, sans lutte et sans fureur, Traîné par huit chevaux sous larche triomphale, En habit d'empereur.
Mais les mauvais jours vinrent. Les cendres ramenèrent l'habit d'empereur. Louis-Philippe avait fait sou temps. La monarchie partit, la république parut, bientôt accompagnée de l'inséparable dictature. M. Hugo se sentit perplexe. Qu'allait-il faire? Il était député, et il y avait bien des républicains, n voltigeait autour du président, les républicains voltigeaient autour de lui, et M. Granier de Cassagnac n'était pas là. Un jour il fut question de Rome et du rétablissement de l'autorité du Pape. Le prince, par l'organe de ses ministres, prit « une attitude modératrice ». M. Hugo en prit une hostile, et s'attira le mémorable discours deMontalembert. Ce fut fini. iNL Hugo devint rouge pour jamais. <f A leur première rencontre, le prince », qui avdil