L'A NE
Dans la note qui suit le travail de Louis Vcuillot sur les Contemplations^ j'ai signalé en bloc comme absolument caduques les dernières œuvres jîoétiques de Victor Hugo : le Pape, la Pitié suprême^ Religions et Religion, VAne, les Quatre Vents de l esprit, Torquemada. Il y en a peut-être d'autres, mais, sauf les éditeurs et les amateurs d'œuvres complètes, qui donc le sait?
Cependant de taj^ageuses acclamations ont salué ces divers ouvrages. L' Ane surtout, publié en 1880, a été donné comme une œuvre poétique et philosophique hors ligne. Que ce poème soit hors ligne, je le veux bien; seulement il faut s'entendre. Jamais Victor Hugo ni aucun de ses disciples, pas même ■M. Vacquerie, pas même Tapon ni Fougas, n'a rien fait d'aussi absurde. « C'est Jocrisse à Pathmos, Bobèche au Sinaï, Calchas à Asnières », a dit un maître de la critique littéraire, M. Armand de Pontmartin. Jugement juste, mais dont il faut donner des preuves, puisque l'Afie a trouvé tant d'admira-