‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 105 sur 184 · I^ITÉ DE CONSTITUTION DE L'UNIVERS · texte numérisé non relu

I^ITÉ DE CONSTITUTION DE L'UNIVERS

U haute température initiale dont elles ont été douées est également significative.

Les espaces nous montrent, malgré le froid excessif qui y règne, d'innombrables corps chauds et lumineux, les étoiles, parmi lesquelles compte le Soleil. .

A part ces astres incandescents, le globe le plus rapproché de nous, au moins parmi ceux qui sont visibles, la Lune, quoique n'émettant plus de lumière par elle-même, montre, sur toute la surface qu'elle nous présente, les preuves manifestes d'anciens phénomènes éruptifs, conséquences bien probables d'un état de fusion initial.

Enfin, tous les débris de corps célestes, répandus avec profusion dans l'espace, et qui tombent sur notre planète, les météorites, sont des produits certainement formés sous l'action d'une forte chaleur, et confirment ainsi, plus positivement encore, Tuniversalité de l'origine, par voie ignée, des corps cosmiques, eussent-ils, comme la Terre, perdu leur éclat et une partie de leur haute température originelle.

Outre ces notions de constitution chimique et de température, les météorites nous apprennent encore trois faits considérables dans l'économie de l'Univers.

Elles nous apportent la preuve qu'indépendamment des astres volumineux, visibles à raison de la lumière qu'ils émettent ou qu'ils réfléchissent, certaines régions de l'espace sont comme peuplées de corps innombrables, dont l'existence nous resterait, sans doute, à jamais inconnue, sans ces apports fréquents et subits.

De plus, quelles qu'en soient l'origine et les orbites, les météorites, qui viennent échouer sur notre planète nous montrent l'un des modes de changements qui se produisent dans le inonde, par la répartition des débris de démolition de certains astres ou astéroïdes entre d'autres astres. Ces ren-

M« O «VJJUNiiX KS lÉTtoRITBS iTEC NOS MGMES PROFOISDIS.

c»>&tj» ne constiliieDt pas un fait accidentel et d'exception, r-ois plutôt on régime, une sorte d'érolulion*.

La compesition des masses météoritiques nous apprend ri:dn« cc»mme on Ta ¥u, que les corps célesles passent, ou ont passé, far des éTolutionscbimiques, analogues à celles dont ks répons profondes de notre planète préseetenl des indices et lioAt il paraît possible d'entrevoir la nature. Elle nous n^èuf^ dc»ni\ par de nouveaux arguments, à la grande kyT«iV!:èse, par laquelle Laplace (en 1794) a si heureusement <irrvbê à expliquer tous les mouvements de notre système p!i:r.^ taire, en faisant dériver la Terre, comme toutes li's 2uirys [lanêtes, d*une masse unique.

Ea OL*n>Utanl entre les météorites et les masses profonde> d<» c-Mre dobe. des liens d'une intimité surprenante, nous

* ^Jlar TBiÀT bnscBUk£V ici k la perspicacité et i la grandear de rue àe Chladai. ^ no*^Htj"^a fip cz'. u-«t. j of su^. «n fl «94. dans son mèiiioire précité dont ooe inr:t/.' a *^ injojf^ « cjf a i. «q^Aebpfl delonthret (Jommai de» Mimef^ i. 1\, p.4> i^. nr Si

« 1 «vfc Af w umcriDCfr e«4. sans doatp. b meilleure réponse qu*on pnis^ f<-^ 1 pi^cntm- :H*'^io:ifrùt oMtmtnt île 5«iublable< masses ont pa se former oa deoMnirr iSMi> nr fjc 1 s ««fv'.jfK: . car c est à peu pivs comme si l*on demamiait Torijine ■> r CT»- r^*»r^f5 r 1 i--*iw q->tiq3e hTpotbè?e qu*oo puisse imaginer, il faut toujoui* >*inK..Tt 3* a-ix ni nes' 1 eue. ^«a bien que les corps célestes, à quelques chaa|:^'n^ '* jpfv TL .iT* -r .»*- SB- tr'j- «artace, ont toujours été et seront toujoan tels qu'ils •<*• 1 7«r-^'n' . *L ai»f>r^ ^jf )a natnre a h puisance de former des corps célestes et rb ■< ûfs >T^-":.i4s fi »-^ 3" rtr« «w-?»?. de les diHniire et d'en recomposer d'autrrs avec 1» -'* A'îi-TS r «rre df-r^i^ cjnr.KH parait la miem fondée : car on remarque sur a<r» t*«r-f. rji3s "..♦^i?!^ fr«< ofçii.ïsês. des> altcmatiTes de destruction et de reprodif*** r.f a wiJ^ ^er:./ t •=• a"3««: cftfttSie d opérer plus en grand, la grandeur d la pewe*-* 1 v'uîf ^»r f> TK ré":»'!»?* fiji leurs, plusieurs changements qu'on a renurr-* Ci Tb- œ^ i&> rf» i-j i ^':ie> « it-nt'fn. à lappoi de cette opinion ; par exemple, la diï-par. *

0 rt.wr le* fc-tie* ,\S<5t«5 autref^ty. Mjjtposë cependant que ces dtangeinettls nr • ^ -

t lEi«T ^r*..LT>:. <: . « aiit/t qie les r>4-ps célestes ont eu un oommenoeroeat, rr. a» IV» j: r ♦"*? -ï r'Tu'^.>fr la f;<Tia!ion qu'en supposant, soit que daterses maO^r^ «'*" -9V»;.: ^.-vA'u^^-f* i>R> !>>^v>ce. fort au hrgeetdans un état, pour ainsi dire, clii ' 7' <i.' <».-oi' rr>^! «ts eK r.mikje^ ui>si«s par la force d^ttnction; soit que ces corp« c->-^ ^ ?i i:. j rs»:^ i:^ '^.•:ir.> d' «^^tf^'jc osas» bien plus considérable, dont la deftnic > lu. tc-v 4vvxs.-.-o:>.« >ar sa cd v Tenu du dehors, ou par une explosion dont b ca^^r - , > T :«--v-e V-T K ç-je «^'•: rhy|«othr>^ qu'on admette, on peut crrtire ao^. va» '

1 -! >r^u^%.h. !^, ff- ,ae ^ *i l'.îi- «Khi icrable de ces matières est restée i<'»lce, aaas U<- ' xitf en :>o# masse « s»t> se rr iair a un eoq»s céleste, soit i cause de lenr è.«^n« • " V , : ?«i-*,v çje kv.r i»>j^-r.»-îî d'imr^nlsioa se sera trouvé dans une direction c^hX-f

M >^,•o.^^*T qA :•-»:*> v\v^;.:.utût à « mouToir dans Pimmensité de Tespace, ju-^'ia c . ' le^ >'T «e. .' «iXïP'r j^rvxiies à un corp< céleste pour en être atlin-e* et J rt.\jrvj .. jM : ùe< Bk'îNV^î* se^bSiMes i ceux qui font robfet de cet ooinre.

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