‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 104 sur 184 · COMPARAISON DES MÉTÉORITES ÂYEG NOS ROCHES PROFONDES · texte numérisé non relu

COMPARAISON DES MÉTÉORITES ÂYEG NOS ROCHES PROFONDES

amené à y yoir les produits d'une oxydation ou scorificatton originelle, aussi bien que dans les roches niétéoritiques analogues.

La seule différence entre les deux ordres de roches, c'est que, pour les météorites, contrairement à ce qui a eu lieu pour les roches terrestres, la scorification a été incomplète, soit que l'oxygène ait été en quantité insuffisante {)our brûler toute la masse, soit qu'il n'ait pu y pénétrer complètement.

Dans cette combustion originelle, Tox^^dation du silicium qui, d'après des recherches récentes*, développe environ trois fois autant de chaleur que celle du carbone a dû être la source d'un énorme échauffement, aussi bien pour notre globe que pour les autres corps célestes, formés de silicates, dont les météorites sont des représentants.

En résumé, le privilège d'ttbiquité du péridot, tant dans nos roches profondes que dans les météorites, peut s'expliquer, comme le font voir mes expériences, parce qu'il est en quelque sorte la scorie universelle.

On serait ainsi amené à conclure que l'oxygène, si essentiel à la nature organique, aurait aussi joué un rdie important dans la formation des corps planétaires.

Ajoutons que, sans lui, on ne conçoit pas d'océan, point de ces grandes fonctions superficielles et profondes dont l'eau est la cause.

obMrYation séaéraie. — Quc Ics mètéoritcs appartiennent ou non à notre système solaire, elles nous apportent des documents d'une véritable importance.

On vient de voir les conséquences qu'on tire de leur nature chimique et minéralogique, au point de vue de l'unité de composition des corps célestes.

^ D'après MM. Troost et llautefetiille. Compta rendu» de VActidémie dru Scù9e*t t. LXX^p. 254.

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