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iIps Irails caractéristiques des météorites du type commuu (oligosidèie) consiste dans la structure globulaire que présenle souvent leur partie pierreuse (lig. 20-4). Celte structure, décrite, dès le commeiiceuteut de ce siècle, par Bournon, a été, depuis lors, étudiée dans ses particularités par de très-
nombreux obsenateurs, parmi lesquels on peut citer ilM. Gustave Rose, Maskelyne, Sorby et Keniigott.
Dans aucune raétéorite la structure globulaire ne se mon- Ire peut-être plus remarquablement caractérisée que dans ciPièqui est tombée à Ornons (Doubs), le 11 juillet 1868.
Celle-ci est si peu cohérente, qu'elle se désagrège sous la Mmple pression de la main ; on ne peut même en toucher la cassure, sans que de la poussière en adhère aux doigts. C'est
tm STRUCTURE GLOBULAIRE DES MbTËORlTËS.
un caractère rare^ cjui suffirait à la distinguer des inélcorites du type commun et à la rapprocher, quant ù la texluiv, de certaines météorites charboMàeuses.
Si Ton examine la matière désagrégée, on reconnaît, à rœil nu, ou mieux à la loupe, qu'elle se cMBipose d'innombrables petits globules, les uns sensiblement spkéroîdaux, les autres de formes diverses, mais toujours arrondie»*
Ces globules ont un diamètre inférieur à 1/3 de millimètre. Il en est même beaucoup, dont le plus grand diamètre n'est que de O'^^jSO à 0'"'",10. D'autres enfln sont encore moindres. La partie la plus ténue, examinée au microscope, parait aussi globulaire, pour la grande partie, si ce u'esl même entièrement.
On doit reconnaître que, dans certaines météorites, la structure globulaire proprement dite remonte, à l'époque même de la solidification; tel est le cas pour les globules incohérents, avec surface miroitante et cristallisée, que présentent les météorites tombées, le 17 novembre 1773, à Sigena, en Espagne, le 2 décembre 1852, à Bustee, dans l'Inde, et le 12 novembre 1856, à Trenzano, en Italie.
Strmtore «i«loip«e de diverses roehe» (errentre* '- La Structure globulaire peut prendre naissance dans plusieurs circonstances de nature très différente, ainsi qu'on le constate en examinant les roches terrestres qui la possèdent : d'une part, celles qui ont été formées dans Yeàu^ par une sorte de pi^écipitation concrétionnée, telles que les variétés pisolithiques et ooIilhiqHcs si fréquentes dans le calcaire et la linionile ; d'autre part, les roches silicatées qui paraissent être le résultat de la consolidation d'une masse primitifement douée d'une température plus ou moins élevée.
Enfin, comme autre exemple des conditions où s'est produit la structure globulaire, on peut encore rappeler les in-
STRUCTURE GLOBULAIRE DES MÉTÉORITES. Mî
nombrables grenailles de galène, disséminées dans le grès bigarré, qui constituent un minerai abondamment exploité dans la Prusse Rhénane, aux environs de Commern.
11 est, dans les roches terrestres, des formes arrondies, trèsfréquentes, qui proviennent d'un mode d'action tout différent de celui dont il vient d'être question. Ces formes sont le résultat de triturations et de frottement. Les galets de toute grosseur et les masses arénacées qui se sont formées, en si grande abondance, dans les terrains stratifiés, et qui se forment encore sous nos yeux, sur les bords de la mer, dans les eaux courantes et sous les glaciers, nous en présentent, de toutes parts, des exemples. On peut citer aussi certains conglomérats et tufs volcaniques où des frictions énergiques ont également produit des configurations assez semblables.
KxpériMees. — Lcs oxpérienccs peuvent être groupées en deux catégories; les unes, ayant pour résultat d'imprimer, par agglomération autour de certains centres, le caractère globulaire ou chondritique à des corps fluides, et les autres, le développement de cette structure, tantôt par une dévitrification, tantôt à l'aide d'un frottement mécanique dans des corps déjà solides.
Structure globulaire prise par des corps fluides. — Si l'on fond du péridot, après l'avoir mélangé préalablement de charbon, de manière à le diviser suffisamment, la substance silicatée, en refroidissant, s'isole, sous forme de petits globules (fig. 205), les uns sphéroïdaux, les autres présentant des déformations entièrement semblables à celles qu'on obsene dans* les globules d'Ornans.
La ressemblance est encore plus intime que ne l'indiquerait la première vue; car les globules ainsi obtenus, loin d'être exclusivement formés de péridot, sont intime-
<HK STKUOTIKE GLOBULAIRE DES HÉTÉORiTES.
ment mélangés de fer métallique très-divisé, résultant iVidcmment d'une réduction partielle du silicate primitif, qui est, comme on sait, à base de magnésie et de protoxyde de fer.
En outre, comme on l'a observé dans des expériences antérieures, il se produit, par suite de celte réduction partielle, et aux dépens du protosilicate (péridot), une certaine quautité de bisilicalc (enstatite ou pyroxène), tel qu'en pré:?eiitf aussi la météorite qui nous occupe.
Enfin, lesglobulesartificiels, examinés en tranches niimvs à l'aide de la lumière polarisée, se comportent comme ceux ilf
la pierre d'Ornans, dont ils ne diffèrent sensiblement, cuiuiii'' on voit, que par leur diamètre moyen, qui est plus granil-
Il suffit de mélanger au péridot 1/8 de son poids de charbon, pour obtenir une granulation parfaitement nWie.
Je suis loin de vouloir conclure de cette expérience que Ir charbon, qui est rare dans les météorites, aitèté la causi'iic la structure globulaire de la roche d'Ornans, où il raanqu» complètement. Mais elle nionti-e comment, en général, vn-" matière, en cherchant à s'agglomérer dans un milieu èlnuger et résistant, acquiert la forme globulaire.
D'ailleurs, si le milieu résistant, au lieu d'être solide. M liquide ou gazeux, le même résultat peut se produire, parti-
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culièremeiit s'il y a agitation de la masse ambiante.
Ainsi, l'eau joue un rôle semblable, quand elle sert à diviser le phosphore en globules, comme dans la préparation de la pàtephosphorée, ou lorsqu'elle granule le laitier des hauts fourneaux. La matière grasse dans laquelle on triture le mercure métallique, pour le diviser, dans certaines opérations pharmaceutiques, le réduit également en globules impalpables.
On voit un gaz agir de la même manière, quand le ptomb (léchasse ouïe mercure sont granulés par une simple projection dans l'air ou quand le choc du briquet d'acier détache du métal des globules oxydés. ■
Des globules de charbon, d'une régularité parfaite et de grosseurs diverses, se sont produits dans les cornues d'une usine à gaz (Saint-Mandé, près Paris), sous l'influence de remous causés à la rencontre de deux courants gazeux de vitesses inégales.
C'est par une action semblable due à l'air que l'eau se pulvérise dans le voisinage des cascades (Wnsserstaube), ou dans le petit appareil employé en médecine sous le nom de pulvérisateur, enfin, sur une échelle incomparablement plus vaste, dans les nuages, où elle constitue d'innombrables globules.