STRUCTURE GLOBULAIRE DES MÉTÉORITES
Nous voyons des grains ou sphérules semblables prendre naissance dans plusieurs des expériences faites sur la fusion des silicates magnésiens (fig. 206). Parmi ces globules, les uns sont à surface lisse; d'autres à surlace drusique ou hérissée de petits cristaux microscopiques. Ces derniers ressemblent tout à fait aux globules de la météorite de Sigena (17 novembre 1775), de la variété friable. Ils sont inattaquables par les acides, comme ceux des météorites. L'analyse d'un échantillon a montré qu'il renferme plus de silice que le bisilicate.
Structure globulaire prise par des corps solides, par eietnplc lors d\ne dévitrification. — Dans diverses roches, la structure globulaire peut être assimilée à celle qui se manifeste artificiellement dans le verre, où un commencement de dévitrification engendre des mamelons opaques, au milieu de la substance restée transparente. Cette structure s'est aussi reproduite, parfaitement caractérisée, dans les expériences de fusion dont je viens de parler, et pour des silicates magnésiens, d'inné composition semblable à ceux qui constituent les météorites.
Je dois ajouter que du kaolin et de l'argile, soumis, dans des expériences antérieures, à l'action de l'eau suréchaulTê'\ ont également acquis, après le refroidissement, une structure globulaire très-nette.
Structure globulaire prise par des corps solides, sous taclù^n de frottements mécaniques. — Dans les météorites, la fn^ quence d'une structure évidemment bréchiforme, annonce également que ces corps ont subi des actions mécanique^ violentes, lorsque les substances qui les composent étaient déjà consolidées.
Si une action mécanique violente, telle que celle qui j brisé la masse de fer de Sainte-Catherine, avait agi sur demasses moins tenaces, sur des masses pierreuses, y^'