‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 112 sur 184 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

FORMES POLYEDRIQUES C1RACTERI8TIQÏÏES DES MÉTÉORITES; LEUR IMITATIOH EXPERIMENTALE, A L'AIDE DES GAZ GOMPBIHÉS

On sait qu'un bolide apporte souvent à la surface du sol un nombre considérable de météorites bien distinctes, chacune entièrement enveloppée d'une croûte qui est un signe de son individualité. Quoique» même dans ce cas» le bolide apparaisse dans l'espace comme une masse unique, on a souvent admis qu^il se compose d'un essaim {Schtcarm^ Schar^ de corpuscules ou aérolithes, préexistant à l'entrée dans l'atmosphère, où ils auraient pénétré après avoir voyagé, en société, dans les espaces célestes. Telle est particulièrenienl lopinion que Haidinger a exprimée, de la manière la plus formelle, pour les innombrables pierres qui sont tombées à Pultusk, près de Varsovie, le 50 janvier 1868 ••

Les météores multiples qui ont été observés dans plusieurs circonstances, et notamment par M. Jules Schmidt, à Athènes, le 18 octobre 1865, ont contribué à faire croire à cette préexistence de corpuscules distincts. D'ailleurs, il pouvait paraître difGcile d'admettre quedes milliers de fragments, comme on en a recueilli dans les chutes de l'Aigle, de Pultusk et de Knvahinya, se produisissent instantanément, lors des détonations qui précèdent la chute. Cependant, les mêmes savants, qui ont admis l'existence d'essaims météoriques, n'ont pu se refuser à reconnaître, en outre, que dans

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