‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 117 sur 184 · ESSAIS FIMITATION DES CUPULES PAR UNE CHALEUR BRUSQUE · texte numérisé non relu

ESSAIS FIMITATION DES CUPULES PAR UNE CHALEUR BRUSQUE

aiTouilIement superficiel, produit autour de centres d'action distincts.

D'ailleurs, la présence de ces cavités, dans des masses de nature aussi différente que les fers et les pierres, doit être caractéristique d'une circonstance par laquelle ces fragments ont passé, avant de parvenir à la surface de notre globe. Aussi mérite-t-elle l'attentioji, peut-être au même titre que la croûte qui les enveloppe.

§ 1 • ESSAIS d'imitation DES CUPULES DES MÉTÉORITES PAR l'aPPUCATION d'une CHALEUR BRUSQUE.

Si l'on applique une chaleur brusque et intense sur un échantillon dequartzite, en dirigeant sur lui le dard de la flamme d'un chalumeau à gaz oxygène et hydrogène, il se détache instantanément de sa surface de nombreuses esquilles, qui sont projetées jusqu'à plusieurs décimètres de distance, avec un pétillement prononcé. Le quartz se comporte alors comme certaines variétés de charbon de bois, dès qu'on en soumet un morceau au chalumeau. En profilant de cette sorte d'éclatement, j'ai pu creuser dans un échantillon de quartzite des Alpes, de la variété la plus dure, un trou cylindrique de 6 centimètres de profondeur*.

Tout d'abord, il paraissait naturel de chercher la cause des dépressions cupuliformes des météorites dans un éclatement qui se serait produit vers la surface de ces corps, lorsqu'au moment de leur entrée dans l'atmosphère terrestre', ils ont été brusquement surpris par la chaleur. C'est d'après cette

« Ànnaleê deê Minet, t. XIX, p. 23; 1861.

* MeYÎU s. Hakelyne. On meteoric stones. Royal Ifulitulion of Great Brilain* 10 mai 1872, p. 3.

690 CUPULES aRÂCTÉRlSTlQUES DES MÉTÉORITES.

donnée que j'ai d*abord essayé de les imiter, au moyen de Tapplication subite du chalumeau à gaz oxyhydrique et en opérant sur diverses roches, Irachyte, Iherzolite, roches météoritiques. Mais, dans chacun de ces cas, il ne s*est produit qu'une yitriûcation sur le point d'application du dard, sans qu'il se soit détaché d'esquilles.

Avec le chalumeau à gaz oxyhydrique agissant sur des feuilles de tôle, on a pu en oxyder la surface, de manière à en détacher des pellicules et y produire de faibles dépressions ; mais ces dépressions n'offrent que bien peu de ressemblance avec celles qui nous occupent.

Toutefois, avant de renoncer à ce mode d'expériences, il m'a paru opportun de profiter de l'énorme température produite dans les fouies a dôme, au Conservatoire des Arts et Métiers, où l'on fondait la platine en quantité considérable, afin de fabriquer les étalons de mètre. En laissant tomber les roches par l'orifice du dôme, sur la surface incandescente du platine, au moment où il venait de solidifier, on n'a pas mieux réussi. Chaque échantillon s'est simplement enveloppé d*une croûte fondue. Pour le granité, ou a, en outre, constaté, comme on l'avait fait précédemment S que dans ces conditions, cette roche se désagrège tout à fait.

11 fallait donc recourir à un autre genre d'action.

§ i. EXPÉRlEr^GES FAITES AVEC LES GAZ PROVENANT DE l'eXPLOSION

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