‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 119 sur 184 · IMITATION DES CUPULES PAR LES GAZ DE LA POUDRE · texte numérisé non relu

IMITATION DES CUPULES PAR LES GAZ DE LA POUDRE

qu'on opère dans le vide, les gaz, au moment où ils se développent, doivent causer une pression considérable sur la surface du grain incandescent. C'est analogue» à l'intensité près, avec ce qui arrive lors de l'explosion d'un fulminate ou de la dynamite. Si l'on arrête la combustion, le résidu offre des surfaces très-irrégulièrement arrondies où l'on observe, çà et là, des cupules. Le résidu, observé dans sa cassure, a d'ailleurs conservé son aspect. Quant à sa surface, elle est comme chagrinée, par l'effet d'une fusion superficielle qui a formé une sorte de croûte*. Tandis que la surface est en ignilion, les parties intérieures, celles mêmes qui sont trèsproches de la surface, sont restées froides : le soufre ne s'y est pas même fondu.

Ce sont encore des analogies avec les conditions que présentent les météorites, lorsqu'à leur entrée dans notre atmosphère elles deviennent incandescentes à leur surface, sans s'altérer dans leur intérieur, fait qui est manifeste par exemple, pour les météorites de la chute d'Orgueil, dont la nature est très-facilement altérable par la chaleur et pour celle de l'Inde, dans la cassure de laquelle on a reconnu une température encore glaciale, au moment de son arrivée sur le sol.

La cause des excavations de la poudre a été attribuée à défaut d'homogénéité des grains'; il n'en est pas ainsi, puisque la texture globulaire n'y préexiste pas.

Cnpales produites ésAlrmriii ««r des sphéroïdes de sine par

sfroaiiiemcni. — Pour voir, daus d'autres conditions, la manière dont les gaz, sous forte pression , peuvent affouiller,

' De plus, on trouve, à la partie inférieure du ballon, de la poudre, sous forme de globules arrondis, ayant environ 1 millimètre de diamètre et au-dessous, qui paraissent consister en poudre fondue. Ces globules sont creux et à l'état vésiculaire.

* 11. le. capitaine Castan a constaté qu'à conditions égales, les alvéoles sont d'autant plus profondes que la densité est plus faible. Tandis que, dans les conditions où M. Castan a opéré, elles sont très-prononcées dans les grains de 1,175 de densité, elles deviennent à peu près nulles dans les grains de 1,840 ou plus.

«34 CUPOLES URACTfiRiSTIQOES DES KËTÉORITES.

on a placé dans l'éprouvette à poudre de M. le commandant Sebert, au dessus de la charge, des morceaux de liiic de forme ovoïde (fig. 219). Après la décharge, dêterrainre par rétiocelle électrique, qui a produit une pression ioti'rieure dépassant lOUO atmosphères, chacun de ces morceaux de zinc est complètement modilic dans sa forme et dans l'état de sa surface. Au lieu d'élre unie comme elle

l'était primitivement, celte surface (lig. 220) est creusée cd tous sens, par des sillons irréguliers qui expriment claiivntent la force des courants gazeux auxquels le zinc a <'> ' soumis pendant un temps très-court. Çà et là, il s'y trouve aussi des cavités en forme de cupules. Ces érosions ont éic évidemment très-facilitces par la volatilisation du zinc, à Ii température élevée à laquelle ce métal était soumis.

Des expériences ont été faites aussi dans le mèmea()pareil. sur des météorites.

On sait qu'à une augmentation de pression correspouJ

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