‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 120 sur 184 · IMITATION DES CUPULES PAR LE GAZ DE LA POUDRE · texte numérisé non relu

IMITATION DES CUPULES PAR LE GAZ DE LA POUDRE

toujours, pour la poudre, line augmentation de vitesse de combustion ; de faibles différences de pression ont une iafluence si marquée sur le phénomène qu'il a même été proposé' de s'en servir pour mesurer des hauteurs de monlagnes, comme à l'aide du baromètre. Aussi ne peut-on prétendre à imiter ce qui s'est produit sous des pressions très- ^considérables, tant qu'on opère à la pression ordinaire. La constatation des effets précédents me faisait désirer d«

îig. HO. — Sphéroïde de line umblable 1 celui de li rig. !19 et «Tint tulri l'iclion éroiiit àet ÏU dételopp^s Ion de la conibuilion de li pou<lre. On y obierve un gniid Dumbrc àti lîllaD* t do copules inaloguei i cellei qui recouirant la lurbCM dei météO-

poursiiivre ces expériences. M. le général de division Frébault, m'a autorisé à me servir d'appareils appartenant à l'Artillerie de la Marine et l'éminent constructeur M. Blanchi a bien voulu, avec une extrême obligeance, m'apporter un concours qui m'a permis de réaliser une partie du programme que je m'étais proposé*.

Bapérieoec» •■ vaM> eloa murAr:M rca]ll«B d'aelcr. — La COm-

bustion de la poudre s'est opérée dans une chambre close, à

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parois d'acier, de même que dails les premières expériences. La valeur des pressions et le temps pendant lequel ces pressions se produisent ont été déterminés au moyen des appareils imaginés par H. Marcel-Deprez^

C'est sur le fer, ou plutôt l'acier, qu'on a cette fois opéré. Le métal était sous forme de feuilles minces, afin qu'il fût plus sensible a Faction calorifique et mécanique qu'il devait subir de la part des gaz.

Une pareille lame, de forme rectangulaire et, présenUut une superficie de 23 centimètres carrés et un poids «le o«%479, fut placée dans la chambre de l'appareil. Elleêijit enroulée sur elle-même, de manière à être compléteui^ni enveloppée par les gaz de la poudre, lors de la déflagralion, provoquée au moyen de l'étincelle électrique. La capaciie du récipient est de 43 centimètres cubes. La durée de U déflagration est inférieure à ^ de seconde. Les gaz ont al ^ acquis une tension qui s'est élevée de 1000 à 1500 alun»sphères, suivant la charge employée, et une tempt^rainî'^ qu'on évalue à plus de 2000 degrés. Leur refroidisseimrl est également très-rapide, par suite d»* l'énorme différemo qui existe entre leur température et celle des parois, et il s'effectue pendant une durée comparable à celle de l'acliou chimique qui lui a donné naissance.

C'est donc seulement pendant un instant très-court, pendant une fraction de seconde, que la haute température e: b forte pression dont il s'agit produisent leur action ; et ce|Kndant, comme on va le voir, cette action est très-énergiq^-t-

Dans une première expérience faite avec une charge Jt 12 grammes de poudre, la lame d'acier dont il vient d'éu^' question a été complètement fondue. Elle s'est transforui<*

* Sébert et Harcel-Deprez, Comptée rendue de t Académie dee Sciemeee^ L IIV'T p. 880; 1874. H. le commandant Sébert en a donné la description dans le M-m-v* de tArlilierie de Marine,

UrriTlO» DES CUPULES PAR LES GAZ DE U POUDRE. 037

en un lingot d'une forme singulièrement tourmentée et boursouflée (fig. 221). Ce lingot, par sa texture, ressemble à une scorie tuméliée. D'après cette forme expressive, là solidification du métal s'est opérée en présence de gaz trèsagilés, qui l'ont en quelque sorte pétri, ou qui s'en sont séparés par un effet de rochage, comme i! arrive lors de la solidification de l'argent fondu*. Ce lingot spongieux rap- )>elle également, par la forme, le squelette ferrugineux des fersméléoriques de Krasnojai-sk (dit de Palla») et d'Atacama ou Imilac au Chili, qui sont des syssidères, dans lesquels

fif. Ml, — Linint pro eninl île l« fiiilon d'nna lime d'ïcier pnurfi dt 1* poudiT. Si torma itoriicie, due à une urle Ji Il tonne du iquclctlc miulliqu du mf léoritei •joidirat. -

tous les interstices du fer sont occupés par du péridot. Après la fusion, le poids du métal était réduità2'%74l, c'est-à-dire qu'il avait perdu J- environ de son poids primitif.

D'autre part, en recueillant les produits pulvérulents qui se sont déposés dans le récipient clos, et en en séparant par l'eau les sels alcalins, on obtient une poudre insoluble, implpable, magnétique, qui agitée dans l'eau offre de Irèspetiies paillettes miroitantes d'un jaune de laiton. Traitée par l'acide sulfurique étendu, cette matière pulvérulente

' Le inoaTement des fC*I Ot également acciuié. diiu 1« mCrne ippareil, par d'iutrej drcMHUnee*; Inmiue les petiles fourches de cuirre qui toutiennent le SI de pliiine dtiH cette cfaamLire «s tondeut en partie, U K produit, i leur poïnte. Jed gouttelettes de méiu qui tout lUviéd Irto-obliquemenl, eomine pu un TÎoleat coup de duduiueiu.

038 CUPULES GiRACTÉRISTIQUES DES MÉTËORITES.

donne lieu à un dégagement d'hydrogène sulfuré et se dissout complètement sans dépôt de soufre; il ne reste que quelques flocons charbonneux, représentant sans doute le carbone qui était combiné à Tacier. Cette poussière contient donc un sulfure de fer, formé aux dépens de Tacier, ainsi que du soufre contenu dans la poudre; c'est probablenient un protosulfure. Abandonné à Tair humide, il s'oxyde asseï rapidement.

. D*uu autre côté, le lingot d'acier fondu a pris luinnème une certaine qu^ntité.de soufre, qu'il manifeste en présence d'un acide par un dégagement d'hydrogène sulfuré. Sur un échantillon analysé par M. Terreil,sa proportion était égale à 0,19 pour 100. Par conséquent, la quantité de métal, séparé à l'état pulvérulent, est encore plus considérable que la différence de poids constatée avant et après la combustion, lots même que, contrairement à ce que l'on peut supposer, de l'azote ne serait pas aussi entré en combinaison avec le fer.

11 est remarquable que pendant un temps aussi court, qui ne doit être qu'une fraction de seconde, il se soil produit de tels changements : fusion complète de l'acier, boursouflement considérable par les gaz, passage d'une partie Irès-nol.ible du fer à l'état de sulfure, réduit en poussière impalpable.

D'autres expériences ont été faites dans les mêmes conditions que la première, avec cette seule différence que I:» charge de poudre était réduite à 10 et à 8 grammes. Li fusion de la lame n'est alors que partielle et se manifeste sur ses bords, qui prennent une forme profondément échancrée, en se couvrant d'une bavure et d'autres marques de fusion (fig. 222). Quant à la partie de la lame qui n'a pas été fondue, elle a changé alors tout à fait dans ses canictèn'< physiques ; de ductile, elle est devenue éminemment ëla^ tique et parfois cassante, au point qu'on ne peut plus h ployer sans la briser. C'est comme si la lame avait subi une

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forte Irempe, par l'aclion d'un refroidissement Irès-brusque, succédant à une Irès-haute température. En même temps, il s'est produit une action chimique. La surface de cette lame est devenue par place, d'un blanc d'argent, ailleurs, d'un jaune bronze, comme lo sulfure. Elle contient, en effet, du soufre en combinaison, mais seulement dans sa partie superficielle, ainsi qu'on peut s'en assurer en enlevant la surface avec du papier d'émeri.

Quoique, cette fois, la plus grande partie de la feuille

^ en «iliniJi'e cl toamiie 1 t'ac

cniiiiirimëi de la pouilre. La ligrii pnncluée in . .

granjnir nalurtlle. On l'a dèinliiiipés et r«iidne plang, [■oitr en faira mleui loli let acci-

<l'Di> Min'l rAulL^'j ^lemeni de* rielil» grenàillea n.CG. S,S,S,S, purtians où la lultu rilioa tu paiiiculi^remeoL rcconniLuable, 1 liur teinlE jaune de bronie. — Grudeur nalurelle.

d'acier n'ait pas été fondue, la perte en poids fut considérable, mais moins forte que dans la première expérience ; elle va à un sixième ou un septième du poids primitif. 11 s'est également produit du sulfure de fer pulvérulent, aux dépens de l'acier.

AnloN* excre«c« par lea c» eh«Md» e( comprimé», lor«qB'il>

•'*>h>pp«M «f» m.e sr-Bde Titwue — Uaus Ics expéricnces

040 CUPULES CARACTERISTIQUES DES HeT£(Hl1TES.

dont il vient d'être rendu compte, les ^ixi produits par la déflagration, malgré leur très-grande tension, étaicDl res[vs

flg. tS. — PDlifritaKon da l'tder par l'iclton «bile <ta (» d«idopp«* par rni>ki>.M> ■ i la pniHin d'W DU fpniaiclle. M, cbsmbrc de conibailiani B. épromctl* a [rrdiMi, (■. eulr.'iw en broni^; U.H, rohintt iiir le caiiil E, de l'èprouiciie^ il eu rn>«iv ^r '■ eiiiali'<HidrS!<Vaenanl à la aarlic dei pi ; il Bat HMd aar iinc portim V de w turc»", 1. pOHUiJrc méialljiiuc qui, Ion d'an dérml d'obturalioa, >aillil TialerainHi, M t'tacniW. '■ - ■■- —iraille, pniaaa rtpasd ilaaitimlla laboratoln.— £(!»-<

renfermes dans la chambre. Hais ils agissent tout autrrment, lorsqu'un orifice de très-faible section leur est ouTcrl

IVlTATiaV DES CUPULES PAR LES GAZ DE LA POUDRE. 641

et que, dans ces conditions, ils s'écoulent avec une vitesse extrêmement considérable.

On comprendra mieux les résultats obtenus alors, en se reportant à la figure 225, qui donne une coupe horizontale de l'appareil employé. La poudre est placée dans une chambre M, ménagée au centre d'une éprouvette E, en fer doux, consolidée par une cuirasse de bronze C.

Le robinet R, R, permet, soit d'établir, soit d'interrompre la communication delà chambre de combustion avec lexlérieur; il suffit pour cela que, grâce à la vis V, V, il soit écarté ou rapproché de l'orifice K, lequel, par l'espace annulaire S, peut être mis en rapport avec le canal S', S'' du robinet. Si, au moment de l'explosion, on laisse à dessein celui-ci incomplètement fermé, et, à de telles pressions, il suffit d'un interstice excessivement ténu, les gaz s'échappent en un jet J, et on reconnaît aisément qu'ils sont mélangés d'une grande quantité de poussière métallique, qui va en partie s'incruster dans la paroi N, N, placée vis-à-vis, et se répand dans l'air du laboratoire. Cette poussière est due à une véritable érosion subie par le canal du robinet.

Or, il est arrivé que cet effet, volontaire dans le cas précédent, s'est produit accidentellement et sur une plus grande échelle, dans une expérience où le robinet, au lieu de fermer hermétiquement l'orifice, ne s'appliquait pas parfaitement sur son siège, et, par conséquent, ne donnait pas une obturation complète. Il en résulta que les gaz s'échappèrent violemment, au moment de la déflagration, et cette fuite de gaz incandescents s'annonça par un bruit très fort, semblable à celui d'un pistolet faisant long feu.

On constata alors que, dans cet instant très court, le robinet d'acier avait subi un changement extrêmement remarquable. Son cône terminal, complètement disparu, et une partie du cylindre qui lui fait suite, avaient été forte-

C^ iTHUS ClKJOilEnQCES DES lÉTtOUIES.

sir^^l <fi:f*i>iê> : !•* tronçon restant était proroadément eo- U-l-«*, «iliaz-î il^ sillons sinueux, S.S'.S* ^Iîg.i27),«rrondis liz.'y ji:iz 9K'^ -a t't parfaitemeot polis. L'un de ces sillons :S :'.: x.^:J:•^ ereu^ asseï proroDdêmeDt pour rejoindre le

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