‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 131 sur 184 · DES KÉTEORITES ET DES BOLIDES · texte numérisé non relu

DES KÉTEORITES ET DES BOLIDES

Les expériences précédentes trouvent une application immédiate dans plusieurs caractères essentiels des bolides et des météorites qu'ils nous apportent.

g 1 • APPUGATION A LA FORME FRAGMENTAIRE DES MÉTÉORITES.

FaiUesse ordinaire des érosions sables |^«r les météorites, depols lesnr mptore en ffm^atents polyédriques : Il en résalte qne ces esrps B*étoieat pas séparés, lors de lenr entrée dans l'atmosphère. "

Tout en affectant une forme fragmentaire et très-souvent polyédrique, les météorites, fers et pierres, présentent, à leur superficie, des effets évidents de Taction des gaz comprimés et échauffés. Lors même que les arêtes des polyèdres ont été à peine émoussées^ les cupules caractéristiques, qui se montrent sur une partie de la surface, témoignent de Taction érosive des gaz de Tatmosphère, sous forme de tourbillons.

Or, les eipériences ont montré avec quelle rapidité les gaz agissent^ dans des conditions semblables à Celles où se trouvait le bolide, lors de son incandescence dans Tatmosphère. L'énergie de l'érosion a été parfaitement reconnue avec les gaz, non-seulement de la dynamite^ mais aussi de la poudre.

APPUGATION DES EXPÉRIENCES. 671

Si les masses météori tiques avaient été isolées les unes des autres, dès leur entrée dans l'atmosphère, leur surface aurait été exposée aux gaz incandescents et comprimés, sur tout le trajet compris entre le moment où le bolide est devenu lumi neux et celui où il a éclaté, puis s'est éteint. C'est un trajet qui 'dépasse très souvent 200 kilomètres et qui dure plusieurs secondes. Pendant tout ce temps, ils n'auraient certainement pu conserver, au milieu d'actions fortement érosives, cette forme polyédrique, possédant encore des arêtes et des angles si nettement accusés.

D'ailleurs, on connaît plusieurs cas de météorites appartenant à une même chute, incomplètement recouvertes de la croûte noire, et qui s'ajustent exactement les unes sur les autres, comme des éclats d'un même morceau.

De plus, de tout petits fragments, par exemple, de la grosseur d'un pois, comme on en a rencontré abondamment dans les chutes de Hessle et dePultusk, n'ont subi, dans leur intérieur, aucune modification de couleur. S'ils avaient été exposés à la chaleur au delà d'un court instant, leur pâte se serait très-probablement noircie.

On est donc conduit à admettre que des fragments aussi anguleux n'ont pu être soumis aux gaz, très échaulTéset comprimés, que pendant un temps très-court, probablement moindre qu'une seconde. Au lieu d'avoir été isolées dans l'espace, ainsi qu'on l'a supposé pour certains cas, ces météorites, lors de leur entrée dans Tatmosphère terrestre, devaient faire partie d'une masse unique, et elles ne se sont séparées les unes des autres qu'à la fin du parcours du bolide, lors de la rupture de cette masse et des détonations< C'est alors que se sont brusquement formés les fragments et qu'ils ont acquis une individualité, attestée par leur croûte noire.

Enfin, d'après l'énergie que nous venons de reconnaître

«Ti APpUCiTIOR DES EXPÉRIENCES.

dans des gaz qui acquièreat instantanément d'énormespresâons, il nV a pas à s*étonner des explosions qui signalent rapparition des bolides. Une force, comparable à celle de la dniamile, dmt briser les corps solides à la manière de puissants marteaux-pilons.

5 «. AmJCÀTM» Â LA RÉPARTinœi SUR LE TERRIIK DES

PIERBES D*15E MÊME CHUTE.

La conclusion précédente, déduite de la faible érosion d'une foule de fragments météoritiques, comparativement à ce que montrent les résultats d>xpérience, est pleinement confirmée par un caractère d*un ordre tout à fait différent, le mode de dispersion des météorites, lors de leur arriTce à b surface du sol.

11 parait naturel d'admettre que les détonations qui précèdent la chute produisent la rupture des masses qui les subissent, et que par conséquent c'est dans notre atmosphèn' que les météorites, composant une même chute, se sont séparées les unes des autres.

Quelque tenaces que puissent être les bolides, fussent-ils de fer, comme il arrive quelquefois, ils peuvent être rompus par des gaz fortement comprimés, ainsi que nous Tapprend aujourd'hui Ténorme énerçie des gaz produits par la dynamite.

«rtfvé0*lB

— Quand les méléoriles d^une même chute sont nombreuses, elles sont généralement ^parties sur le sol, en différents points d'une surface, qui

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