APPLICATION DES EXPÉRIENCES
sentation des formes successives de la traînée lumineuse laissée par une étoile filante obser\ée à Athènes par M. Julius Schmidt, lel2aoûtl861.
Supposons des bolides, ayant la même composition que celle des épaves, connues sous le nom de météorites^ qui sont recueillies à la surface de la terre, à la suite de l'apparition de quelques-uns d'entre eux. Leur fer métallique, leur nickel, leur soufre, leur phosphore, après avoir contribué, par leur combustion dans l'atmosphère, à l'éclat éblouissant du bolide, doivent jouer aussi leur rôle dans la production nuageuse qui en est le complément.
A en juger par l'étendue du cîel sur laquelle s'étend cette sorte de fumée et par sa persistance, pendant un temps plus ou moins long, on voit qu'en peu d'instants il se détache du bolide des quantités considérables de matières.
Quelle est l'action qui peut produire un effet si énergique sur le bolide et arracher, en si peu d'instants, une telle abondance de particules gazeuses, liquides ou solides?
L'idée qui se présente tout d'abord, c^esl que la chaleur et la combustion font naître, aux dépens de la masse, des matières volatiles. Mais, à raison de l'extrême rapidité du projectile, il paraît impossible que, soumise à une telle vitesse, la substance, aussitôt qu'elle arrive à l'état incandescent, ne se pulvérise pas dans l'atmosphère, de même qu'il arrive dans mes expériences, où nous voyons le fer métallique, malgré sa fixité, arraché à l'état de poussière impalpable et emporté dans l'air par des gaz fortement échauffés.
En ce qui concerne les météorites, la réalité de cette pulvérisation à haïUe température trouve sa démonstration dans la présence des alvéoles creusées dans ces météorites pendant leur trajet, alvéoles dont l'origine, sous Faction de violents courants gazeux, ne paraît plus pouvoir laisser de doute.