‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 141 sur 184 · ORIGINE DES POUSSIÈRES COSHIQUES · texte numérisé non relu

ORIGINE DES POUSSIÈRES COSHIQUES

Fommiérem atmosphériques d'origine extra-terrestre on cos-

Bftiqae. — Les résultats dont il vient d'être question doivent également être pris en considération pour Thisloire des poussières d'origine extra-terrestre ou cosmique. Car la pulvérisation extrêmement rapide, presque instantanée, que subissent des substances aussi cohérentes que le fer, dès que ces substances sont en présence de gaz animés de grandes vitesses et très-échauffés, s'ajoute, pour une trèsforte part, à la volatilisation et à la combustion des corps célestes, qui entrent dans notre atmosphère. La volumineuse traînée nuageuse qui en estJa manifestation aboutit à des pomsièrei métalliques et autres^ extrêmement fines, qui entrent en suspension dans notre atmosphère ^

Toutefois, des poussières^ également d'origine cosmique, peuvent être apportées dans notre atmosphère par d'autres procédés. Ainsi que je l'ai montré à Toccasion de la chute des météorites charbonneuses d'Orgueil, les météorites appartenant à cette variété se désagrègent aussitôt qu'elles sont en présence de l'eau et se réduisent alors en poudre impalpable*. Il suffit donc du passage de pareilles météorites dans une zone de nuages ou de pluie pour qu'elles se résolvent en poussière.

1 Telle que la poussière renfermant du nickel et du cobalt signalée par de Rcichenbach {CotmoM, 29 décembre 1864).

> Comptes rendus, t LVIII, p. 186.

698 APPUCAHON DBS KXPfiRIElfCES.

§ Q. ObSERVATIOI^S OéllilULES.

lies gmm qal «slsacnt sur le bolide, après ••■ eatrée dteas aetrc atBMftspliére, paraissent avoir nae pression conqparaUe à ccife étM l^as 4«e l'expérieaee net en Jen et peaveat avoir prodalt des tmf-

tares aaaiosaes. — Il est sans doute impossible de déterminer, et même avec une grossière approximation, le> diverses pressions qu'un bolide exerce contre la couche d*air quMl refoule, depuis qu'il entro dans les hautes régions de notre atmosphère jusqu'au point élevé où, à la suite de détonations, il envoie des fragments à la surface du sol. Les trajectoires de ces bolides, ainsi que leurs vitesses successives, sont très-imparfaitement connues, ce qui s'explique parla surprise que cause leur apparition et par rinsuffisance des observations dont ils peuvent être l'objet.

Cependant, d*après l'incandescence qui accompagne toujours ce i^éaomène et qui doit correspondre à la température de la combustion du fer, c*est-à-dire à 1000 ou i^Oli do^nré$« ainsi que d'après les évaluations déduites des pertes probables de vitesse, particulièrement celles auxquelles e>t arriTÔ M. Reinhold de Reichenbach S il est permis de croire que cette compression est du même ordre que celles des pi mis en action, dans les expériences qui précèdent.

— Quand on cherehait à attribuer à la pression do l'air h part principale dans la rupture des bolides, on étaîi

» Tao^^U^;) $ ÀmmifM. \. CXIX, p. «75, l«î3.

OBSERVATIONS CËNÉRALES. 690

arrête, tout d*abord, par cette objection que cette rupture si violente» et s'exerçant souvent sur des masses très tenaces, a lieu dans des régions fort élevées de l'atmosphère, où Tair est extrêmement raréfié. C'est ainsi que Poisson a été conduit à en chercher ailleurs la cause ^

Cette objection trouve une réponse dans les expériences précédentes, où une quantité de gaz extrêmement faible produit également des effets très-considérables» Ainsi , un poids de gaz*, de l*"^, 5, a agi dans plusieurs des expériences, dont on a vu les résultats. C'est dans ces conditions que se sont produits à la fois, sur un même prisme d'acier, et à part divers affouillements de surface et des mouvements intérieurs accusés par des surfaces striées : d'abord, des ruptures qu'opérerait à peine la pression de 1 million de kilogrammes, c'est-à-dire la pression d'un poids 600 000 fois plus grand que celui du gaz, cause de ces déchirements ; puis, des écrasements qui ne peuvent correspondre à moins de 5000 atmosphères. >

Ce poids de l^S 5 de gaz s'appliquait sur une surface du prisme d'acier ayant 134 centimètres carrés, ce qui, en moyenne, correspondrait à un poids de gaz de O*', 116 par millimètre carré.

Or, on peut voir, par un calcul bien simple, que la masse d'air qu'un bolide rencontre et qu'il comprime, dans les hautes régions de l'atmosphère, est tout à fait du môme ordre. Un litre d'air, au niveau de la mer et à la température zéro, pèse 1*^, 293. Supposons un projectile sphérique ayant une section de 1 centimètre carré et parcourant 100 kilomètres, avec la vitesse des bolides, dans un air dé Cette densité : au bout de son parcours, il aurait déplacé et refoulé 10 000 litres

* Probabiliiéê du jugemenis, 1837, p. 306.

* La dynamite (n* i) employée, provequil de la poudrerie de Venges, renfermai l t5 pour 100 de son poids de matière siliceuse (raiidanite), et par conséquent inerte.

>» AmiCàT105 DES EXP€t]CKE>.

d^aîr, d*un poids de 12 9â0 grammes* en (aîsan abstracti«^Q •i-rr^ EcoaremeDls imprimés aux parties de Tair qui Ta^oisi- ■i-rnt c^as sa course et en supposant au ph^'-nomêne unt* î^li:ll:lté qui nous suffit, pour rapprêciatioa à laquelle il s'î^î: .î'irriTer*. Mais la rupture a lieu à des hauteurs t-ù TiiT e<t l-eaucoup moins dense. Si nous sup|»«>sons le tnj» l if-r oif ci-rine pn>jectile de 1 centimètre carré de secli»»n. «f:ik* l:-^â travers un air 100 fois plus rare, le poids du gaz rtL.'.lr senit li»0 lois moindre, c'est-à-dire de 120^% 5, N»:t l'* iV :jr mlllîmèlre carré. Ce serait un poids 10 fois p!::c\Li-- :-.riî> que celui qui agissait dans les expériences ^ti^^ ci''*z^ •> .iercier pK)îds correspondrait seulement au \k^'uU zii ienîî irilîcé dans un air 1000 fois plus rare que ct!!i: ^i zlr-îri ie la mer, qui nous sert de type.

Z if :«ruî s'i^ir ici que d'une approximation grossière; c:r Ti'r, «r-Lrl:.:»- énorme que soit la rapidité arec laqu»!!' ,1 :;s: :- zirrîziê, ce s'accumule pas intégralement, à Tava:;! il ^•.L-i'f, e:i fjTTne de proue; une partie s'échappe lalêra- Itfcn^f i! ec rdS5?e à Tarrière du bolide, contribuant ainsi â h 1» iii^vf tnLi:f^ lumineuse qui suit le projectile d'ori^Mii'c: jt<c?« tfl à Ti^randissement de sa dimension apparente ::i.»i? "rî s:.»'*:^:^ ur {'.joé â distance.

•j^i.L r::*- rfîi scit. ce témoignage imposant de la puissan«v :r-'si r:? :f-: r-I^-.rîsatricedesgai rend compte des faits q»:: ;k k. ^r : s*:* : .iSî^cr dius le trajet d*une météorite a travers falli 1, s. ! : CTî, I . c^ rut me que, dans le phénomène naturel, les • i l'i . • ■ ' • -1 ■ ; -j:: ; *>s une pression aussi élevée que dans le c: i»^ 1 :v. '.si.z ce h dynamite. On s'explique, sous la sim|!' j^ .:c i u::':^: i:'r::T:e, la rupture de masses de fer doux et Ii

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