EXPÉRIENCES DANS L'EAU SDRËCHAUFFËE
ciDDelé par des facettes perpendiculairement à ta hauteur. Toici les angles de ce quartz artiOciel, donnés par les mesures que H. Hautefeuille a bien voulu ep prendre :
ÛMrf I arfifieid ;
«"aire* IWeariron
paire» l«'.4i à «I'.»
pwp S4*.35'i MM3
Quarlx, doprèt M. De* Cloimux :
Si, au lieu d'examiner à un faible grossissement les crislaui de quartz ainsi obtenus, on les soumet à un grossissement d'environ 120 diamètres, on y distingue les facettes
tiilîncla et louta deui droim if. -
« pir l'UD luritbÉulTëp. I
dissymétriques bien connues sous le nom de plagièdres. Sur les uns, les plagièdres sont droits (fig. 57); sur les autres, ils sont jaucAet (fig. 39); sur quelques échantillons on voit lieux facettes tournées du même côté et d'inclinaison différente (fig. 38). Des stries parallèles se montrent dans les unes des plagièdres.
Ce caractère cristallographique trè$-remarquable, qui appartient surtout au quartz de certains gisements bien connus des minéralogistes, dans les Alpes, au Brésil, etc., n'a pas été signalé dans les cristaux antérieurement obtenus. Il est possible que ce trait de ressemblance entre les cristaux na-
168 APPLICATION AD MËTAHORPHISME.
fibreuse, mais ù une substance inattaquable, comme la calcédoine.
Sur la fig. 46, qui donne la coupe transversale d'un tube, les
Pig. il. — Vtfre Innttonat; pliqas mince lAlarvéA à I* lamttK poliriait cl noDlnnl : 1* Dn« sériede peliU crliUui Incolorci (inicralithei), U plupirl inc uns diipaaltlaii nyoB- Uèe, qadqiK» uni i»lte f ; t des cristiui verdllrn de pyroiine n . On j Toil ta oatn da globules qui coireipondtnt penl-êira É ceux qu'iiols l'ieids. —pp-PS^' plun da polartutioa principaux du nicoli, — GnicùHemeDt lao.dumjlrei.
sphérolithes sont représentés par des secteurs sphériques c*, et les structures fibreuses et concentriques, que l'on reconnaît, même à l'œil nu, y sont représentées avec leurs détails.
EXPERIENCES DANS L'EAU SURËCHAllFltE. 1M
Ce qui rend la transformation du verre, qui vient d'élre signalée, encore plus remarquable, du point de me géologique, ainsi que sous le rapport chimique, c'est qu'elle s'obtient par une quantité d'eau très-faible, à peine égale au tiers du poids du verre transformé.
Dans les expériences dont il s'agit, les deux tubes n'étant
n*. 41. -~ Tors trmiTannf , oburvé i la luroièra poUriiée 'el^monlnnt du Klobolet'i M liei «^at&xt irrtguliJn* i'. A peo pr^ opiquei, diM^miDéi lu milien de 11 pltc tTtniliôit. Sot te bord dt ii ligure, on rail dei globulei 1 croii noire que It Ognre luiTinte mootn Ida «mpW'temmt. — pp, jfff, plani in polaristliaD principaux dei nicoli. — Crouiue-
pas complètement remplis d'eau, le tube en verre ne peut plonger dans le liquide que par sa partie inférieure, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Cependant, il est toujours attaqué avec uniformité dans toute son étendue. Ce résultat prouve que, dans les conditions où nous avons opéré, la vapeur d'eau, par suite de la température et de la densité
Fig. U.-V(iTe Irantronné, obwrn' t U lai t^> c préienUnt la croii noire tt dont li i IWitmtlian ijrincipcut da nicoit.
EXrëfUBHCES DANS L'EAU SURÉCHAUFFÉE. 171
qu'elle acquiert, agit chimiquement comme Teau liquide. On
ff. M. — Ytm tniutorm^, obserré à li Jamiére polarn^ ; coupe Inniitrule présenUni gnc ttnMiiin I II fou concealiiqoc al nbrenu, normale lui paroii. itbc de* portïcini de globalnc*, ea fonnade HcleuraiphtriqueliU, enduit da qulrti byalin el erïilalUié appliqué «ur B urbcc Interne. —pp et }iy, plini de peliriution principani da oicoli. — GrontaMinanlde
entre alors dans un état de choses où la voie humide vient presque se confondre avec la voie sèche.
i73 APPUGATION AU MËTAVORPHISIIE.
Peut^-être serait-on porté à objecter que certains cristaux préexistaient dans le verre où ils resteraient latents, comme les cristaux d'étain mis en évidence par le moiré métallique après le traitement à l'acide. En effet, c*est aussi en se servant de l'action d'un acide que M. Leydoit ^ a voulu prouver que le verre possède, en général, une structure cristalline, et, en quelque sorte, porphyrolde : après avoir attaqué le verre par l'acide lluorhydrique , on observe sur la face corrodée des formes cristallines.
Je crois pouvoir conclure de mes observations que, dans la plupart des cas au moins, les aiguilles cristallines qui apparaissent après le traitement par l'acide fluorhydrique n'appartiennent pas à la substance vitreuse elle-même, mais au fluosilicate de potasse, qui, si l'action est lente, se dépose à la surface du verre. Les cristaux ainsi formés protègent le verre contre une érosion ultérieure : aussi, quand on lave la surface corrodée, elle parait couverte de cristallisations; mais ces cristallisations y ont été décalquées, comme les dessins que l'on réserve par des enduits de cire, dans la gravure sur verre.
Quand le verre, au lieu d'être traité par Tacide fluorhydrique, est attaqué par un séjour^ prolongé plusieurs mois, dans l'eau bouillante, comme j'ai eu occasion de le consta* ter sur des tubes indicateurs de chaudières à vapeur, il se produit des érosions très-variées, mais sans indice de cristallisation. Cependant, dans ce dernier mode d'opérer. Faction étant très-lente, les cristaux devraient apparaître bien plus nettement encore que dans le premier cas, si l'opinion dont je parle était fondée.
Un autre fait prouve clairement la validité de mon observation : sur un verre incolore, qui était doublé d'une feuille
* Can^tei rendus de F Académie, t. XXXIY, p. 565» 1851
EXPÉRIENCES DANS L^EÂU SDRfiCHAUFFÉE. 475
mince de verre rouge de cuivre, et dans lequel on avait corrodé les verres des deux couleurs, on pouvait reconnaître sur le bord des entailles que les mêmes aiguilles passaient, sans aucune altération, du verre rouge sur le verre blanc. EUes résultaient donc simplement d'une empreinte extérieure, comme nous l'avons annoncé.
Pour s'assurer que les divers cristaux dont il vient d'être question ne préexistaient pas dans le verre soumis à l'expérience, on a examiné une tranche mince du verre non modifié. Même à l'œil nu, on peut y reconnaître des indices de couches concentriques. La lumière y fait voir aussi des défauts d'homogénéité, par exemple, des fragments anguleux, qui correspondent peut-être à des grains de quartz incomplètement combinés aux bases, ainsi que quelques cristaux allongés; mais on n'y trouve rien d'analogue aux cristaux qui apparaissent, à la suite de l'action de l'eau suréchauffée : ces divers cristaux résultent donc bien d'une transformation on d'un métamorphisme du verre.
Les roches volcaniques vitreuses, les obsidiennes et les perlithes, soumises à l'action de l'eau suréchauffée, paraissent se comporter d'une manière comparable aux verres artificiels. Mais les résultats obtenus ne sont pas assez nettement caractérisés pour que je croie devoir les mentionner ici.
Avec les fragments d'obsidienne et de perlithe sur lesquels j'ai opéré se trouvaient des morceaux de feldspath vitreux, détachés du trachyte du Drachenfels, et de l'oligoclase de Suède. Ces deux derniers minéraux n'ont subi aucune altération appréciable ^ On ne peut toutefois affirmer que, si l'eau n'avait pas immédiatement trouvé d'alcali à enlever à lenveloppe, elle n'en aurait pas pris au feldspath. Des cris-
' Cependant le feldspath peat se décomposer à froid par la trituration, comme je l'ai inootfé ailkors. Annaiet des mtnea, t. XU, p. 547.
174 APPLICATION AU HÉTAMORPHISÏE.
taux de pyroxène n'ont pas davantage changé d'aspect. Il en est à peu près de même de feuilles très-minces de mica potassique de Sibérie : elles ont à peine perdu de leur transparence.
Nous voyons ici une sorte de confirmation de l'espérience précédente sur la stabilité des silicates, qui ont originairement cristallisé dans des conditions peut-être assez voisines de celles où ils se trouvaient de nouveau placés.
Fig. 4T et IS. — CrisUl d« |>] mi jne el friGmml de feldspilb. * l> surnee dunueli eU vna -» dépoicr du qiiarU crisUllisé q, q. q. — GroraiMemoit de 3 Tu» pour II Of.. V ; fnodFDr ulurells pour 11 Qg. 48.
Dans CCS dernières expériences, les morceaux de feldspalli, de pyrosène et d'obsidienne, ont été complètement enveloppés de cristaux de quartz, à la manière de certains bonbons qui sont incrustés du sucre cristallisé.
Pourexaminer, autant du moins que la présence du verre le permettait, comment se comportent, à l'état suréchauffc, les dissolutions nalurcllcs de silicates alcalins, que l'on trouve communément dans les eaux, je me suis servi de l'eau provenant des sources thermales de Plombières, qui est com|inrativemcnt riche en silicates de potasse et de sonde. Cependant, ne pouvant opérer que sur 20 à 50 centimètres cubes, j'ai préalablement concentré cette eau par une évaporalion