EIPÊRIENCES DANS L*EAU SUR£CHAUFFÉE
assez rapide pour que l'acide carbonique de Tair n*en décom-
posit pas sensiblement les silicates» et de manière à la réduire
au riflgUème de son volume primitif.
Après une expérience qui avait été arrêtée au bout de deux jours seulement, les parois du tube étaient déjà recouvertes d'enduits de silice, sous la forme de quartz cristallisé et aussi de calcédoine. Gomme le verre n'était encore altéré qu*à sa surface, ce dépôt devait provenir, au moins presque en totalité, de la décomposition du silicate alcalin contenu dansTeau de Plombières.
Ainsi, sans Tapplication d'aucun réactif chimique, sous la seule influence de la chaleur, l'eau tenant en dissolution des silicates alcalins, telle que celle des sources de Plombières, dépose du quartz cristallisé ou cristallin.
Production de silicates anhydres, à Pétai cristallisé. — Parini
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^u.|)etSO. — F^iTnie des cristaux de pyroxéoe diopside, obtenus dans la décomposition du *erTe par Teau sarécliauflée. La fi^çure 49 le montre de profll, comme il se préiente fré- ^■^ûent La flgureoO le donne en iiérspective. —Grossissement: SSO diamètres.
les produits de ces expériences, il en est un qui mérite une attention particulière. A la surface et dans l'intérieur de la niasse blanchâtre résultant de la transformation du tube de ^erre, j*ai obtenu d'innombrables cristaux très-petits, mais de forme parfaitement nette, doués de beaucoup d'éclat et bien transparents; ils présentent diverses nuances de vert, et beaucoup d'entre eux ont la teinte vert-olive. Leur forme
est celle d'un prisme oblique symétrique, dont les bases sont remplacées par deux biseaux ; deux des arêtes opposées sont ordinairement tronquées, comme dans le pyroxéne que Haûy a nommé homonome (fig. 49 et 50). Ces cristaux rayent sensiblement le verre ; ils restent inaltérables en présence de l'acide chlorhydrique concentré et bouillant. Us fondent au chalumeau en un émail noir. Enfin ils ont la composition du pyroxéne à base de chaux et de fer» et, par leur transparence, ils appartiennent à la variété dioptide.
Ces cristaux sont, les uns isolés, les autres groupés de manière à former de petits globules hérissés de pointements, et plus rarement des incrustations minces. Les uns et les autres rappellent immédiatement par leur aspect les cristaux de diopside les plus connus.
En outre, en examinant au microscope, comme il a été dit plus haut, des tranches minces du verre transformé, j'ai reconnu, à part les globules de calcédoine, des cristaux verdâtresp^, ayant la forme caractéristique du pyroxéne (fig. 43); ils présentent les faces ;>, m et g, et la face p étant prédominante. Ces cristaux sontquelquefois terminés assez irrégulièrement, comme s'ils étaient maclés; mais la manière dont ils se comportent à la lumière polarisée montre qu'il n'en est pas ainsi. Gomme il arrive souvent dans le pyroxéne des roches, on remarque des inclusions, qui n'ont pas l'éclat métallique de la magnétile, mais plutôt l'éclat pierreux (tel que celui de la picotite). Dans l'échantillon observé, les cristaux dr pyroxéne sont moins nombreux que des sphérolithes ; ils st' montrent surtout dans les parties où ces derniers sont clair-semés et se rapprochent quelquefois jusqu'à des di^ tances de 1/10' à 1/20' de millimètre.
De l'argile de Klingenberg, près Cologne, que l'on emploie pour faire les creusets de verrerie, étant chauffée dans des tubes en verre, se charge d'une multitude de paillettes blan-