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Tif. 51. ~ Anthncîtc, obtenu dtns la déconposition du bois, et gnnulé par l'eau suréchaufîée; la fomie de ces globules annonce que la substance a nécimireinent passé par an état de ramoUÏMenient. Grandeurs naturelles.
agents que les matières pierreusesi il convenait de voir ce que devient du bois dans l'eau suréchauffée.
Des fragments de bois de sapin se sont transformés en une masse noire, douée d'un vif éclat, d'une compacité parfaite ayant, en un mot, l'aspect d'un anthracite pur, elle est assez dure pour qu'une pointe d'acier la raye difficilement.
Cette sorte d'anlhracile, bien qu'infusible, est entièrement granulée sous forme de globules réguliers de diverses dimensions (fig. 51), d'où il résulte clairement que la substance a été fondue en se transformant. Sa calcination ne donne que (les traces de substances volatiles ; la matière ligneuse est donc arrivée à son dernier degré de décomposition. Ce carbone compacte ne se consume qu'avec une excessive lenteur, même sous le dard oxydant du chalumeau. Il diffère des
* iïaprès reumen <ia*6a a bien voula faire de Sénarmont.
charbons formés à haute température, en ce qu'il ne conduit pas réiectricité, non plus que le diamant.
Dans ces expériences» il s'est formé aussi des produits liquides et volatils, ressemblant aux bitumes naturels par leur odeur caractéristique.
Les filons d'argent de Kongsberg en Norwége, qui sont encaissés dans le gneiss, renferment de Tanthracite qui présentent la plus grande ressemblance avec l'anthracite artificiel dont il vient d'être question. Il s'est moulé au milieu de la chaux carbonatée et de l'argent natif, sous des formes qui annoncent qu'il a aussi passé par un état de mollesse. L'anthracite découvert en Russie, à Chounga, au nord du lac Onega, offre aussi le même aspect.
A des températures moindres et dans des conditions d'ailleurs analogues, le bois se transforme en une sorte de lignite ou de houille ; c'est ce qui résulte déjà des expériences de Gagniard de Latour ^
Ainsi que nous venons de l'exposer, l'eau suréchaufifée, vers 500 degrés, devient capable de former, non-seulement le quartz, mais encore de produire et de faire cristalliser des silicates anhydres, tels que le pyroxène diopside. Des corn* binaisons semblables avaient déjà été produites, il est vrai, par la voie sèche, mais à des températures incomparablement plus élevées que celle où la présence de l'eau permet de les obtenir. Dans ce dernier cas, le point de cristallisation est de beaucoup au-dessous du degré de fusion. C'est la pre» mière fois qu'un silicate anhydre et cristallisé a été obtenu au milieu et par l'intermédiaire de l'eau.
En résumé, on reconnaît, par les expériences qui pré cèdent, que l'eau suréchauffée a une influence très-énergique sur les silicates; elle en dissout un grand nombre, dé*
* Comptée remlut de tAcadémiet L XXIII» p. S95.
FORiLUlO CONTEMPOIiAlNE DES ZÉOLITUES. 170
tniit certaines combinaisons à bases multiples, en fait naître de nouvelles, soit hydratées, soit anhydres; enfin elle fait cristalliser ces nouveaux silicates bien au-dessous de leur point de fusion. L'acide silicique mis en liberté dans ces dédoublements s'isole sous forme de quartz cristallisé.
Des transformations si complètes sont d'ailleurs obtenues par de très-faibles quantités d'eau. En général on y distingue cette loi que, vers le rouge naissant, les affinités de la voie humide acquièrent, en ce qui coilcerne la production des silicates, le même caractère que celles de la voie sèche.
On verra comment la formation de silicates ànhydreâ et cristallisés, par l'intermédiaire de l'eau, trouve son application dans dé noiïibreux phénomènes, tèfs que ceux du métamorphisme. De même, en voyant le quartz se séparer sf facilement du verre, il est impossible de ne pas reporter sa }>ensée sur les veines de quartz qui sillonnent les quarziles etlesphyllades etquise sont probablement formées, comme dans l'expérience, aux dépens des roches avoisinantes.
§ 4. MÉTAMORPUISXE COfiTEMPORAIIV ; ZÊOUTHES FORMÉBS