‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 43 sur 184 · DÉCOMPOSITION CHIMIQUE DES SILICATES, TELS QUE LE FELDSPATO · texte numérisé non relu

DÉCOMPOSITION CHIMIQUE DES SILICATES, TELS QUE LE FELDSPATO

PAR LES ACnONS MiCANIQUES.

A mesure que l'on approfondit davantage ce qui se passt" dans l'écorce du globe, on voit s'agrandir le cercle de décompositions et de recompositions successives qui forment en quelque sorte l'activité et comme la vie de la matière inorganique. Les composés, en apparence les plus fixes, subissent cette loi comme les autres, et il est intéressant de connaître les divers procédés qui déterminent ces transformations.

Pour ne parler que de l'une des phases de ce double ph/^ nomène, on a reconnu que diverses substances éprouvent, en présence de certaines actions mécaniques, telles que le rntttement et la trituration, une décomposition lente et graduelle. Ce fait est particulièrement établi par des obsenations dont on est redevable à Vauquelin, à M. Ghevreul, à M. Becquerel, ainsi qu'à M. Pelouze. J'ai constaté moi-même, dans mes premières expériences, que, dans leur trituration sous Teau, les roches feldspathiques ne produisent pas seulement des galets, du sable et du limon, mais que leur division mécanique est accompagnée d'une décomposition chimique, qui se décèle parla présence d'une certaine quantité d'alcali dans le liquide où s'opère le mouvement \

C*est l'examen de ce fait que j'ai cru devoir reprendre

* Recherches eipérimentales sur le striage des roches, sur la formation des fil '^^ du sable et du limon, et sur la décomposition chimique prodoita par les agwts id^> niques (en extrait dans les Complet rendue dee eéaneee de tÀomàémie deê eeiemcf. t. UI?. p. 907, et Annalee de$ Minée, 5* sér., t. XII, 1857).

DÉCOMPOSITIONS CHDIIQUES PAR LES ACTlCm MÉCANIQUES. 269

d'une manière plus circonstanciée que je n'avais pu d*abord le faire *.

H. Rolland, directeur général des tabacs, a bien voulu m'autoriser à m'installer pour cela dans les ateliers de la Manufacture des tabacs. J'y ai trouvé d'ailleurs le plus obligeant accueil de la part de M. Schlœsing, ingénieur en chef, directeur de TÉcole d'application des manufactures nationales, qui a bien voulu m'aider à examiner sur place les différents produits obtenus.

Fracédé d'cjcpériMcartAUoa. — Gommc daus mcs expérienccs antérieures, j'ai fait frotter sur elle-même la substance minérale, en la plaçant, en fragments, avec de l'eau, dans un vase cylindrique doué d'un mouvement de rotation. La vitesse, qui était d'environ 2550 mètres à l'heure, est comparable à celle qu'on rencontre fréquemment dans les cours d'eau. Lepoidsde Teau représentait une à deux fois celui de la matière solide.

Les résultats variant suivant la nature du vase et suivant la nature des liquides au sein desquels s'opère la trituration, j'ai dû soumettre la même substance à divers essais, successivement dans des cylindres de grès et de fer, et en présence, soit de l'eau pure, soit de l'eau tenant en dissolution quelque^uns des agents chimiques le plus universellement répandus dans la nature. C'est ainsi que j'ai employé tour à tour, à titre de dissolvant, l'eau distillée et l'eau chargée d*acide carbonique, de sel marin, de chaux, etc.

Le feldspath orthose, sur lequel ont porté les principaux essais, appartenait à une variété des environs de Limoges qui sert, dans nos fabriques de porcelaine, à la production de l'émail ; il ne présentait aucun indice d'altération.

* Kxpérieaces sur les décompositions chimiques provoquées par ies actions mécaniques dans dirers minéraux, tels que les feldspaths. Comptes rendue de V Académie des Saeneet, L LUY, p. 997. Bulieiin delà Société géologique, 2' sem., t. XXIY, p. 421, 1861.

S70 APPUaTIOS Alix PBÉSOMÈSES DE TR.LNSPORT.

J'ai d'ailleurs reconnu, par une expérience préalable, que la couverte des vases de grès ne fournit pas d'alcali à l'eau

Fiï. 70. — Appirïi Il décomputilion duailiolapir la iclium m'ciniqun ou en rcr, Qiéi Kiliileinsnl nir ud irbre tournant TT, in iiio)«n d' de clatcttci et de courroiet i:,C, C, Ci — D. Fermeture dn itiei. abti liégc, que laalnlient une tsuilla de cioulcbouc ; — E, CourmiÉ qui im l'irtirc TT. — Eclielle de X,

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qui la baigne, puisque du silex, après un parcours de n>tjtion de 190 kilomètres dans ces cylindres, n'avait pas reiulu l'euu sensiblement alcaline.

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