‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 42 sur 184 · DISTRIBUTION DE L*OR DANS LE LIT DU RHIN. S · texte numérisé non relu

DISTRIBUTION DE L*OR DANS LE LIT DU RHIN. S

baée. Ea supposant une teneur moitié moindre que la précédente, d'une part, entre Istein, point le plus élevé de la plaine où on lave, et Rhinau qui est distant de 81 kilomètres, et de Fautre» entre Philippsbourg et Mannheim, qui sont éloignés de 30 kilomètres; en admettant en outre, pour la bande aurifère, une largeur moyenne de A kilomètres et une profondeur de 5 mètres, on arrive aux chiffres de 11 8S6 kilogrammes pour la première section et de 4380 kilogrammes pour la seconde. La quantité totale d*or contenue dans le Rhin entre Istein et Mannheim, dans un terrain d*une superficie de 936 kilomètres carrés ou de 93,600 hectares et de 5 mètres de profondeur, serait donc au moins de 51000 kilogrammes.

Cette quantité d'or qui, si elle était extraite du sein des sables, représenterait one valeur de 166 millions de francs, est très-considérable comparée à la faible production de chaque année. Elle est cependant faible, com* parée i Tabondance du même métal sur le rêvera oriental de TOural et dans les régions basses de la Sibérie ; en effet, elle est seulement égale i S fois et demie la production en or de TAsie boréale en 1843. D'ailleurs la valeur de cet or n*est sans donte que pau supérieure aux frais qu'exigerait son extraction.

On voit que la richesse moyenne des bancs de gravier formés journellement par le fleuve ne doit pas, dans un laps de temps assez long, lensiblement diminuer, par suite de l'exploitation annuelle.

Sur différents points, le gravier alpin est recouvert par le l(m, qui s'étend sur une partie de la plaine du Rhin : or, là encore, le gravier est aurifère. Près de Geispolsheim, par exemple, à la gravière du chemin de fer, la couche de sable mélangé de cailloux, qui supporte 3 mètres de lœss, m'a fourni un résidu composé de quelques paillettes d'or, de fer titane, et de sable rose, de composition identique à celui que laisse le gravier exploité dans le fleuve ; sa richesse est de 0,000000 1. Ainsi, l'or a été apporté, en grande partie au moins, dans la plaine du Rhin, avant l'ordre de choses ac^ tuel, et même antérieurement au grand charriage alpin qui a formé le Icbss ; c'est sur cet ancien gravier aurifère que le fleuve travaille journellement à opérer des enrichissements exploitables dans quelques parties de son cours. En outre.

il doit descendre, de temps à autre, quelques parcelles métalliques des régions qui en ont fourni autrefois.

Dans le lœss, qui parait d'origine alpine, comme le gravier aurifère, on n'a pas rencontré d'or.

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