APPLICATION A LA CHALEUR DÉVELOPPÉE PAR LES ACTIONS NÉGÂM QEES
deux métaux frottent l'un contre l'autre, produit, en général, des effets beaucoup moins marques, quand il s'agit de roches. Comme c'est précisément le cas qui intéresse spécialement le géologue, il n'est pas inutile de rappeler quelques exemples d'effets calorifiques fort notables, que des opérations industrielles peuvent nous fournir.
Lorsque deux meules horizontales arrivent à frotter l'une contre l'autre, elles peuvent s'échauffer fortement, et, par suite, échauffer la farine au point de l'avarier. Cet effet se produisait surtout autrefois, en Alsace, quand, antérieurement à l'emploi des meules de silex carié de la Ferté-sous- Jouarre, on employait celles de grès des Vosges, qui ne présentaient pas une taille aussi convenable à la circulation de l'air.
Dans l'opération préliminaire de la taille du diamant, connue sous le nom de brutage, où deux diamants sont soumis non-seulement à un frottement, mais encore à uij choc mutuel, la pierre s'échauffe assez pour ramollir le mastic qui la porte, surtout lorsque l'opération, au lieu de se faire à la main, s'exécute sur la meule. En outre, lors du polissage à la meule, le diamant peut s'échauffer bien plus encore, et pour l'éviter, on doit le tremper de temps à autre dans Teau. On a vu le diamant noir ou carbonado devenir incandescent, en travaillant, à sec, sur des roches quartzeuses.
Il est toujours difficile de mesurer rapidement de faibles variations de température, qui peuvent se produire sur un corps solide; cependant j'ai cherché à m'en rendre compte, surtout dans le but de constater l'influence de la pression.
Une plaque circulaire de marbre M, fig. 175 et 174, fixée sur un tour de lapidaire à axe vertical T, recevait un mouvement de rotation très rapide. En même temps, on appuyait sur une petite partie de sa surface, non loin de sa circonférence, une autre plaque de marbre m, et de petite dimen-
EXPÉRIENCES. m
sion, sur laquelle on avait appliqué un poids P, et que l'on maintenait immobile. Pour constater la température de la surface de la plaque immobile, après qu'elle avait subi
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un frottement, on se servait d'un thermomèlreàalcool, ayant un réservoir d'une grande capacité, dont le fond aplati, formé
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d'un verre mince, pouvait être appliqué sur cette plaque (fig. î 75). Les accroissements, ainsi observés, devaient être inférieurs à la réalité et ne représentaient que des minima