APPUGATION A LA CHALEUR DÉVELOPPÉE PAR LES ACTIONS MÉCÂNIQCES
Cependant ils ont été très-notables, même pour des temps très-courts, comme le montre le résumé ci-après^ :
TeoiiM.
Nombre de toun de la roue»
Chemin lareonru.
AceroiMm olaané
1 minute. . .
10 secondes. .
5 secondes. .
3 secondes. .
1 seconde . .
Bien que ces résultats soient relatifs à des expériences distinctes, on les a rapprochées dans la figure 176. La courbe
Fig. 175. — Thermomètre A fond plat, dont le résenroir est TOlumiseux et U tigs très Sue. desliDé â metorer, par application, les températures lucceasiTement prises par la pla^ de marbre m des deoi flgnres précédentes. — Echelle de |.
par laquelle on a tenté de les réunir présente une irrégularité qui s'explique notamment par la manière dont agit le refroidissement.
De Targile sèche de Yaugirard qu'on a fait frotter sur le calcaire s'est également échauffée, quoiqu'une partie notable se réduisit en poussière. En augmentant le poids qui
* Ces eiiais ODt été laits avec robligeant concours de M. Rapoli.
EIPÉRIENGES. 461
pressait sur le prisme d'argile, on a reconnu, comme on pouvait s'y attendre, que la chaleur produite augmente avec la pression.
L'influence de la pression sur la chaleur produite peut d'ailleurs se constater dans maintes circonstances, par exemple, quand on carbonise partiellement du bois» en le frottant sur lui-même, à la manière de ce que font certaines peuplades sauvages, dans le but d'allumer du feu.
Lorsqu'il y a choc, il suffit d'un instant très-court pour
UL
T%. \%, — Tabfeu des tempénlnres prises, après des temps variant de 1 A 90 secondes, par œptsqiie de marbre pressée eontre uDe autre plaque de marbre, qui est animée d'un mou-
que la température s'élève beaucoup. C'est ainsi que, dans les expériences de MM. Piobert et Morin sur le tir, les moellons calcaires, contre lesquels frappait le boulet, acquéraient, sur une faible épaisseur, d'après les auteurs des expériences, la saveur légèrement caustique de la chaux vive. Dans le choc de deux pierres, il se développe souvent assez de chaleur pour produire de la lumière et de la chaleur.
g i. DÉDUCTIONS GÉOLOGIQUES, PARTlCULlâEEMEMT EN CE QUI
CONCERNE LE MÉTANORPHISIIE.
Lorsque les couches ont subi les actions qui les ont infléchies, elles étaient à Tétat solide, ainsi qu'on l'a rappelé plus
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haut. Mais, comme il n'existe aucun corps parfaitement rigide, ces roches, en même temps qu'elles se déformaient, paraissent avoir subi aussi des mouvements intérieurs, ayant une certaine analogie avec ceux dont nous venons d'étudier les effets, dans l'argile.
Un des faits qui amènent à cette conclusion, c'est que beaucoup de ces roches ont acquis, dans ces mouvements, la structure feuilletée. Il ne s'agit pas seulement des argiles, mais aussi des calcaires et des quarlzites qui sont si souvent schisteux, par exemple, dans les Alpes. Les conditions dans lesquelles la structure schisteuse a pris naissance sont maintenant démontrées, non-seulement par l'observation, mais aussi par l'expérience. On sait que cette structure décèle une certaine mobilité moléculaire, une sorte de malléabilité, dans les roches où elle a pris naissance, à la condition toutefois que celles-ci aient été soumises à des pressions suffisamment énergiques.
Sans qu'il y ait eu besoin de pressions considérables, on a pu, en malaxant l'argile pendant un temps très-court, l'échauffer fort notablement. A plus forte raison, les mouvements naturels ont-ils pu élever, de même, la température dans l'intérieur de roches moins plastiques, sous les pressions énormes qui étaient en jeu, et lors môme que les déplacements moléculaires n'auraient eu que peu d'amplitude.
D'un autre côté, une faible élévation de température sufiit déjà pour faire naître des réactions chimiques dans des masses, telles que les roches qui nous occupent. L'eau de carrière, dont toutes les roches sont imprégnées, et celle qui y trouvait accès, favorisaient ces réactions, qui ont dû se prolonger un long laps de temps. C'est ce que démontre la production contemporaine de silicates cristallisés, de la famille des zéolithes, dans les briques romaines, à des tem-