DÉDUCTIONS RELATIVES AU MÉTAMORPHISME
des mouvements giratoires réitérés, tandis que dans beaucoup de cas naturels, lors des inflexions de roches, les mouvements peuvent avoir été plus simples et d'un moindre trajet. Hais il importe de se rappeler combien est grande rinfluence de la pression sur la chaleur produite, et combien la force motrice employée, dans les expériences qui précèdent, est faible par rapport aux actions qui ont été mises en jeu, dans les dislocations mécaniques de Técorce du globe. Aussi parait-il bien difficile de ne pas admettre que, dans ces dernières conditions, un déplacement, même très-faible, dès qu'il a été suffisant, par exemple, pour provoquer une structure schisteuse dans des calcaires ou des quartzites, n'ait pas été accompagné d'une élévation notable de température.
A part les mouvements moléculaires qui se sont produits dans les roches, en raison d'une sorte de malléabilité, les couches ont dû fréquemment frotter les unes sur les autres, pendant qu'elles se déformaient. En dehors de toute considération géométrique, le fait est mis en évidence par les stries que présentent souvent leurs jsurfaces de jonction, dans les Alpes, dans le Jura, et ailleurs; surfaces qui, dans quelques expériences, ont été également imitées avec leurs stries. Ces frottements étaient accompagnés de pressions énormes et par conséquent n'ont pu s'opérer sans produire aussi une certaine quantité de chaleur, lors même que le déplacement aurait été court et que les surfaces frottantes ne se seraient pas émaillée$y comme il est souvent arrivé pour les parois des failles.
D'ailleurs, dans un même massif, certaines parties ont dû s'échauffer plus que d'autres.
En résumé, dans des massifs où le métamorphisme s'est développé sur de grandes dimensions et loin de l'apparition de toute roche éruptive, telles qu'en présentent bien des régions des Alpes, la chaleur qui a présidé à la transforma-
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tion des roches et à rapparition de nouvelles espèces minérales peut avoir été causée par les actions mécaniques mêmes que subissaient ces roches. La Thermodynamique, qui a déjà jeté une si vive lumière sur divers phénomènes chimiques et physiques, devra porter aussi son flambeau dans la logie.