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TRANSFORMATION DE LA SERPENTINE EN PÉRIDOT; CONSÉQUENCES

TDÉORIQUES.

Il est une autre roche magnésienne qu'il convient de rapprocher du péridot et de la Iherzolite, malgré certaines différences qui semblent l'éloigner de ces derniers.

La serpentine se présente, parmi les roches éruptives, avec des caractères exceptionnels, comme étant à la fois hydratée, infusible et sans cristallisation distincte. Les géologues admettent généralement que la serpentine résulte de la transformation d'une autre roche, et qu'elle dérive du péridot, au

4 De Charpentier, Etsai 8ur la coMtitution géognostiqus des Pyrénées.

.54S GMPARAfiOil DES MfirfORITES ÂYEC 90S ROCHES

moins dans certains cas où elle a conservé la forme caractéristique des cristaux de cette substance.

En attendant qu'il soit possible, en partant du péridot, d'arriver à la serpentine, j*ai cbercbé a suivre Tordre inverse, c'est-à-dire à transformer par voie de fusion, la serpentine en péridot.

Les résultats, obtenus dans ces expériences, montrent que la serpentine a souvent une tendance décidée à se changer en péridot, comme si elle ne faisait que rentrer alors dans son état normal. C'est une raison de plus pour considérer la serpentine, au moins dans un certain nombre de ses gisements, comme un péridot, ou une Iherzolite, quia perdu unt* certaine quantité de sa magnésie, et s*est hydratée, par un»* opération rappelant celle de la conversion du feldspath en kaolin.

Les observations que Ton peut faire sur le terrain confirment cette conclusion. D'une part, il existe des lhenolite< qui dégénèrent graduellement en serpentine^ et ce passai:** se voit dans d'assez nombreuses localités. D'autre part, il ) a des serpentines qui manifestent aussi clairement leurs n^lations avec les roches de péridot.

Rien ne prouve d'ailleurs que l'hydratation qui s'est pri>duite dans la transformation des roches de péridot en <«tpentine ait été opérée par les agents de la surface du gioU*. La serpentine éruptive des Apennins, des Alpes et de tant d'autres contrées, a pu être poussée des profondeurs, apré> y avoir déjà acquis l'eau qu'elle renferme aujourd'hui. La niinière dont le verre se décompose dans l'eau suréchaufl^ . et se change en un silicate hydraté, comme je l'ai reconnu dans des expériences antérieures ^ ne parait pas être < '>

* Bipèriences sjntliètîqiies sur le mèUmorplii^iiie Miimiler «fetMiM», > tm, t- ^^' p. 4)5). ht la fomiaUoo des léolithes (JMI. es U Soe, £éo/. ife fVaacr, S'icne, i i*> p. S8S). — Voir les pages 158 et soîTinles de ee folume.

GARiCriRES on DISTINGUENT LES ROCHES PÉRIDOTIQUES. 543

analc^ie avec la réaction qui a pu produire la serpentine, aux dépens de silicates anhydres préexistants.

g 3. CARACTÈRES QUI DISTINGUENT LES ROCHES PÉRIDOTIQUES.

Parmi les caractères qui distinguent les roches pérîdotiques, il en est trois qui les séparent nettement de toutes les autres roches silicatées, et qui méritent de fixer Tattention.

1* Le péridot nous représente le type silicate le plus basique que Ton connaisse, soit dans les météorites, soit dans les roches éruptives. Dans cette série, dont il constitue le premier terme et qui se termine au granité, il forme Tespèce à la fois la plus simple de composition et la mieux définie ;

2^ Au point de vue du mode de cristallisation, le péridot, ainsi que le bisilicate de magnésie, ou enstatite, qui est son compagnon fréquent, se distinguent des silicates alumineux, particulièrement de ceux du groupe du feldspath, par la facilité avec laquelle ils se forment et cristallisent par la voie sèche, à la suite d'une simple fusion.

5* Les roches de péridot sont très-remarquables aussi par leur forte densité, qui est supérieure, comme le montre le tableau suivant, à celle de toutes les autres roches éruptives et même à celle des basaltes :

Granité . 2.64 à 2.76

Trachyte 2.70 2.88

Porphyrite . 2.76

Diabase 2.66 2.88

Basalte 2 9 3.1

Enstatite 5.50

Lherzolite 5.25 5.33

Péridot 3.33 ZM

D'après les données généralement admises, ces diverses

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roches ont dû, dans l'origine, se superposer les unes aui autres dans un ordre conforme à leur accroissement de densité. La forte densité des roches de péridot justifie la position normale qu'elles paraissent avoir dans Técorce terrestre, au-de5;sous du revêtement granitique, au-dessous même des roches basiques alumineuses.

g 4. DENSITÉS COMPARÉES DES MÉTÉORITES ET DES ROCOES

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