‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 90 sur 184 · MASSES DE FER NATIF NICKELÉ DOVIFAK · texte numérisé non relu

MASSES DE FER NATIF NICKELÉ DOVIFAK

lames minces et brillantes, se détachant sur un fond gris foncé et s^entre-croisant dans des directions variées.

Lorsqu'on essaye de pulvériser la masse dans un tas d^acier, elle se sépare en deux parties : Tune se réduit en poussière fine, l'autre résiste et se dispose en lamelles que Ton ne peut diviser que sous des efforts de toi*sion. Le fer total a été dosé séparément dans chacune de ces deux parties; elles ont donné, la première 74,2, la seconde 82,4 pour 100. La partie pulvérisable étant en faible proportion par rapport à la seconde^ la quantité de fer totale contenu dans l'ensemble de la substance doit se rapprocher du dernier nombre, que novs adopterons ici.

D'autre part, on a dosé, dans la substance non triée, le fer combiné, le carbone combiné, le carbone libre, le silicium et l'eau.

Quant aux parties pierreuses, qui consistent en silicates, elles offrent des formes que l'on peut rapporter à deux types. Cn certain nombre de ces parties pierreuses ressemblent à des fragments à contours anguleux, qui sont disposés par groupes ou par traînées, comme si, après avoir été brisées, elles avaient été séparées les unes des autres par la pression de la pâte métallique qui les enveloppe. Sur chacune des deux sections, on peut compter plus de soixante fragments, dont les dimensions varient de quelques millimètres à 7 ou 8 cen timètres et au delà. A part ces fragments très-apparents, il est d'autres parties, également pierreuses, beaucoup plus petites et de formes irrégulières et vermiculées ; leurs dimensions ne dépassent guère 1 millimètre, et elles sont rapprochées, de manière à donner à la masse métallique un aspect moucheté ou truite. Elles forment dans la masse métallique comme un réseau à mailles serrées, manifestant de la tendance à un alignement.

La substance pierreuse dont il s'agit, malgré sa teinte

:M C01P1R1IS05 DfS IÉTEOMTGS ITEC 5ÛS BOCHES PROftMIDES.

foncée anirorme, n*est pas eotièrement d*ane même nature. SouTeot elle ressemble à une dolérite : quand on en débche un fragment elqu*on Texamineau microscope, on y distingue, outre des grains métalliques disséminés et une substance noire et opaque, un minéral incolore et transpan^nl qui, diaprés Texamen que M. Des Cloizeaux a bien voulu en faire, consiste principalement en anorthite. On sait, d ailleurs, que Tanorthite a été reconnu en abondance i^n^ les roches d'Ovifak, par M. Nauckhoff et par M. Tschermak qui a fait une étude approfondie des mêmes roches.

En résumé, la masse entière d'Ovifak qui nous occupe, vue dans l'ensemble de la section, présente. l'aspect d'une loupe de fer (ou massiau), sortant du foyer d'affinage, et dont les scories n'auraient été que très-incomplétement expulsées par la compression du marteau ou du laminoir '•

de Uk rMhe 4 •vifalc «ppwtcaaM •■ mcmA type. -

(Syuidère grip-foncé.) — Par son éclat, comme par sa teiotrgénérale d'un gris très-foncé, presque noire, cette roche rappelle certaines yariétés de fer oxydulé ou magnétite, ddligiste ou de fontes graphitiques. Sa cassure est très-lanit-!leuse, sans que les faces de clivage permettent de reconnaitrc^ une disposition régulière et un système cristallin. Elle nV^t pas ductile, mais se brise sous le choc du marteau, eo donnant des étincelles. La poussière est d'un brun rouge trcfoncé ; elle est fortement attirable au barreau aimanté.

Considérée dans sa cassure naturelle , la substance |» " rait de nature uniforme; mais il n'en est pas de même >i:[

* Un ccliantiUon de 1er obtenu par le Iraitement direct du minerai, an putijj.'^- > gaz, auÎTaut un procédé de M. Siemens, et que je dois à l'obligeanœ de I. Forrf . i • teur des usines de HonUuçon, présente, sur une surface polie, des scorio ioltf|>^^^ ^ la même manière.

Toutes choses égales d'ailleurs, la sortie des silicates était d'autant plus difliuk ; ■ masse était plus volumineuse.

Page 1