MASSES DE FER NICKELÉ D'OTIFAK
sol uQe face polie (ûg. 202). On y distinguera, dans la pâte Qoire qui prédomine, deux substances douées aussi de t' éclat métallique. L'une, d'un blanc clair, y dessine un réseau brillaot et fort net, à raison de la manière dont elle s'est logée entre les lamelles pierreuses : elle offre les caractères du phosphure appelé schreibersite. L'autre, d'un jaune de laiton et en grains irréguliers, consiste en sulfure de fer. En outre, quelques parties, d'un aspect litboîde et d'un vert foncé, sont formées de silicates.
!'i- W. — Itucbc d'Oiirak ippirtciiiDt au cecond Ijpe {s)«sii]^re jjrb Jaaci-] ; suiUce polla maolrint 11 iiluBlion reliliie di^ flLimcnli mélalliquei, du suirure de ter el ie.i iiLicalrs ^dI, outre la plie, conitiluent du graini Iril-noin ditsÉiuinés ci et 11. — Gruuisument di;
Par la trituration, on réduit le tout en poussière impalpable, sans rencontrer, comme il arrive ordinairement dans les météorites, du fer, en parcelles résistantes et ductiles.
Traitée par l'eau froide, la matière, finement pulvérisée, abandonne au liquide du chlore, de l'acide sulfurique, de la chaux et du fer; la dissolution est neutre aux papiers réactifs. D'après les résultats de l'analyse la substance contient sur 100 parties, 1,288 de sulfate de chaux, 0,039 de chlorure de calcium et 0,027 de chlorure de fer.
569 œiPARAlSON DES MÉTËORITES AVEC NOS ROCHES MtOFOM)ES.
La présence inattendue d*une substance aussi déliquescente que le chlorure de calcium, doit contribuer, avec le chlorure de fer, à produire un suintement.
Sous l'action de la chaleur, la substance perd de l'eau et des gaz carbonés; 3 grammes de matière ont perdu, à 100 degrés, O^'^OSTo, et à 240 degrés, 0«',0o85 : ce qui correspond, pour 400, à 0,91 d'eau hygrométrique, et à 1,95 d'eau de constitution ou de décomposition.
On a chauffé, au creuset brasqué et à la température de la fusion du fer, 9^,98 de la substance, qui ont fourni une masse parfaitement fondue et réduite au poids de 7^,65, ce qui fait une perte de 23,5 pour luO. I^e culot était surmonté d'une très-petite scorie pesant 12 centigrammes.
L'acide chlorhydrique bouillant dissout presque entièrement la matière, sauf un résidu noir. 11 en est de même de l'eau régale.
La présence du nickel, du cobalt, du chrome et du phosphore a été reconnue. Avec le spectroscope on a constaté la présence du calcium et celle du cuivre ; ce dernier métal a été précipité aussi par le fer.
Pour doser la quantité totale de fer, le carbone et Taiote, on a employé les méthodes de M. Boussingault.
A cause du fer combiné qui reste dans la nacelle à la fin de l'opération, on a dosé le carbone libre à l'état d'acide carbonique. Après la combustion du graphite, le résidu devait représenter le fer combiné à l'état d'oxyde et de sulfure.
Après avoir constaté la présence de l'arsenic dans Tappareil de Marsh, on a trouvé que ce corps forme 0,41 pour 100 du poids de la matière.
Pour doser l'oxygène aussi approximativement que possible, on a chauffé la matière dans un moufle, de manière à oxyder tous les métaux. Il y a eu une augmentation de poids
NASSES DE FER NICKELÉ DOYIFâK. 563
de 8,26 pour 100; mais, pendant cette calcinationt la matière a perdu son acide sulfurique, son soufre, son carbone, son chlore, son fer combiné au chlore, quantités valant 10,078 pour 100. En réalité, il y a donc eu absorption de 19,558 d'oxygène. D'autre part, la totalité de l'oxygène uni au fer, au cobalt et au nickel, après l'oxydation, vaut 51,44. De là, on déduit que le poids de Toxygène contenu primitivement dans 100 de matière est égal ou peu inférieur à 12,10.
Le silicium a été dosé en faisant passer un courant d'hydrogène sur la matière préalablement oxydée, puis un courant d'acide chlorhydrique, et en enlevant la silice par Tacide fluorhydrique. Par différence, on a eu la silice et delà, le silicium.
Assemblant ces divers résultats, on obtient :
Carbone, total : M,i.
Fer métallique 40,94
Fer combiné à Toxygëne, au soufre \ Fer, total: 71,09.
et au phosphore 30,15
Carbone combiné 3,00
Carbone libre 1,64
Kickei 2,65
Cobalt 0,91
Soufre, à Télat de sulfure 2,70
Arsenic 0,41
Phosphore 0,21
Silicium U,075
Azote 0,004
Oiygènc 12,10
Eau de constitution 1,^7
Eau hygrométrique 0,91
Sab ta \ ^"***^® ^® chaux. 1 ,288 |
I . . I Chl. de calcium. 0,059 > 1 ,o54 soiuDies I ^j^i^^j^^g jg fg^ ^ Q Q27 )
Chrome, cuivre, et perles 1.01
ftU COMPARUSai DES ll£l£ORITSS AVEC >0S BOCUES PttUFffiQES.
J'ajoutcrzi que H. Berlhelot, dans un esameo de la même substance, qu'il a bien voulu faire sur ma demande, a coDslaté les résultats suivants :
1* Par une calcination lente dans un tube de verre Je Bohème, elle |>erd 5,4 pour 100. Celte perte est repri-sontéc par de Fcau renfermant un peu d'acide chlorhydriquc, yar nnesiibstanre sublimée (chlorure de fer), cl par des pr.
WIvGtfKkLeIi.'r(t, laiBlretpu-datBirBRilcfer. — Cnuu,-
fc> litiiiiors sont principalement formés d'oxyde de carbu:.cl *r;u i Jo Cl hoiiique, à peu prèsà volumes égaus. Il n'v ai;-;! IMS do 1.1.1 lij.IiiK'arbonès.
■5* 5 L,i;iniiiu'3 de la même substance ont été consacra à la rcfh. iche Jii graphite. On les a successivenionl Imicjar l'avilie nitrique froid et bouillant, par l'acUenilnquefu-
MASSES DI-: FlR nickelé D*0Y1FAK. 565
mantmêdlë e chlorate dépotasse, par l'acide fluorhydrîque à deux reprises, et de nouveau par le chlorate de potasse et l'acide nitrique fumant. Après ce traitement, tout s'était dissous, sauf 1 milligramme environ d'une substance noirâtre, très-dure, qui n'était ni du graphite, ni de l'oxyde graphitique. Cette substance n'est pas altérée par le chlorate de potasse fondu, mais elle se dissout dans le sulfate de potasse en fusion.
Emaaiea de« roehes d'Ovlfak apparteaaiit mu troisième tjpe. — *
(%)ra(to«rfére.)— Dansle troisième type desroch s d'Ovifak, la substance métallique, au lieu d'être continue, n'apparait qu'en globules et en grains dans une pâte lithoidc. Cette der nière, d'un vert très-foncé et de nature silicatée, forme la plus grande partie de la roche (fig. 203).
Proportion de carbone, libre et combiné. — Les globules métalliques du troisième type ont été isolés mécaniquement de la partie pierreuse où ils sont disséminés. Leur surface, polie et traitée par un acide, présente des figures annonçant que les globules sont loin d^être homogènes. L'analyse a, en efl'et, fait reconnaître, entre autres mélanges, la présence de silicates disséminés dans toute la masse, en parties trèsfines. Dans l'un des globules, la silice correspondant à ces silicates s'élève à 11,9 pour 100 du poids total.
BédacUons relatives * l'origine poaalble de» masse» de fer
aiekeié d*0viffak. — Los trois typcs que nous venons de décrire, tout différents qu'ils soient, ont assez de caractères communs pour qu'il soit légitime de penser qu'ils proviennent d'un gisement unique.
Fn ce qui concerne la grosse syssidère du premier type, les formes de la matière pierreuse et sa disposition au milieu de la masse métallique sont significatives. Elles annoncent
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que cette masse métallique s'est fortement agglomérée ou soudée, sans atteindre son degré de fusion, ni même celui des silicates voisins. Car autrement, ceux-ci ne seraient pas restés, soit en fragments tout à fait anguleux, soit en grumeaux non agglomérés entre eux. Le soudage de ces masses métalliques a pu se faire sous Tinfluence de la pression, comme il arrive pour l'éponge de fer, préparée par le procédé Chenot.
Il en résulte une limite maxima, qui n'est pas très^Iovée, pour la température à laquelle ces masses se sont forinées. G*est ce que confirme d'ailleurs l'association singulière de corps tels que le fer métallique, le carbure et l'oxyde qui se seraient décomposés mutuellement.
On peut ajouter que, si de pareilles masses existi'nt dans la profondeur du globe, elles expliquent certains dé^Mgements de gaz carbures qui se montrent aux abords d>*s volcans.
Après avoir mis à nu et poli les parties intérieures de la i*oche, on y voit apparaître, çà et là, au bout de quelques jours, des gouttelettes d'un liquide brun, ayant la saveur caractéristique des sels de fer. Leur examen a montré que ces goutelettes consistent en protochlorure de fer, mélangé de perchlorure, ce dernier n'étant d'abord qu'en faible proportion. C'est donc le protochlorure qui, sans doute, préexistait, en petits grains solides et indiscernables, dans certaines parties de la roche, et qui, en raison de sa déliquescence, apparaît peu à peu, en suintant. Quand on enlevé les gouttelettes, on en voit reparaître d'autres sur les mêmes points et en moins de vingt-quatre heures. Cependant, au bout de quelques semaines, tous les suintements ont cessé de se renouveler, par suite de l'épuisement de la matieredéliquescente qui est loin d'être également répartie dans toute la masse; sur la totalité de chacune des sections d*enviroii