‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 96 sur 184 · MASSES DE FEU NICKELÉ D'OYIFÂK · texte numérisé non relu

MASSES DE FEU NICKELÉ D'OYIFÂK

Le mode d'association dont il s'agit mérite d'autant plus Tattention qu'il ne constitue pas un fait isolé et fortuit; car il se retrouve, parmi les météorites, dans les pierres charbonneuses qui appartiennent à quatre chutes survenues depuis le commencement du siècle ^

Dans les autres météorites, bien que le fer métallique allie de nickel ne fasse jamais défaut, on n'a signalé que trèsrarement ce métal à l'état d'oxyde libre. Or, contrairement à ce que l'on devrait supposer à priori^ ce sont précisément les météorites riches en carbone qui renferment leur fera Tétat d'oxyde, en totalité ou à peu près".

On pourrait émettre la supposition que l'un de ces corps s'est produit après l'autre, et, par exemple, que le fer aurait été ultérieurement oxydé par de la vapeur d'eau.

Mais, en présence d'une association si persistante d'oxyde de fer et de carbone, il est beaucoup plus probable que la présence de l'un est liée à celle de l'autre, comme l'effet à la cause.

D'après une réaction très-remarquable signalée par M. le docteur Stammer, l'oxyde de carbone, placé en présence d'un oxyde de fer, ou même de fer métallique, se dédouble dans certaines circonstances que M. Grûner a fait connaître d'une manière approfondie ' ; il se produit alors un dépôt de carbone, en partie combiné à du fer, en partie mélangé à de loxyde, qui me paraît offrir de l'analogie avec la constitu-

* Ce sont les chutes d'Âlais (Gard), 15 mars 1803; de Cold Bokkeweld, Cap de Bonne- Espérance, 13 octobre 1838 ; de Kaba, près Debrcczin, en Hongrie, 15 avril 1857 ; et d'Orgueil (Tarn-et-Garonne),14 mai 1864.

* Ainsi, quand on dissout dans Tacide chlorhydrique la météorite d'Orteil, qui renferme au delà de 5 pour 100 de carbone, il n'y a pas dégagement de la moindre trace d'hydrogène, comme l'a reconnu 9f. C\<Sèi.

Dans d'autres, s'il y a du fer métallique, le métal n'y apparaît pas en grenailles; il y est entrés-faible quantité, très-divisé, et comme noyé dans une quantité bien plus considérable d'oxyde, ainsi que le montrent les résultats de l'analyse de la météorite de Cold Bokkeweld, par H. Wôhler.

> (UmpUs rendu», t. XXIII, p. 28, et t. XIIV, p. 226.

r^ CnPAlAfiON DES MËTfiORITES kWi M)S BOGBES FBCVO^KS.

tica des météorites charbonneuses. Il importe d^ajouler que cette décomposition, qui se produit facilement à eoTiron 4«» degrés, n'a plus lieu à une température trës-élevée.

Cest dans cette Toie que j'ai tenté quelques essais de synthèse, afin d*éclairer expérimentalement les circonstances qui ont pu présider à la formation des roches à fer nulif d'OviCak et des météorites charbonneuses en général.

Les roches cosmiques de cette catégorie se présentent comme si, alternativement ou simultanément, elles avaient c-;ê soumises à des influences oxydantes et à des influenns rriuctrices, telles que celles de la vapeur d'eau et de Y{)\y\^ ■Le carlone.

-Ics dernières actions se seraient d*ailleurs produit'"^ r-:ii ^^les masses n'avaienlplus les températures très-f''le\^"^ i.LT >>: elles elles ont peut-être passé originairement, iV>î- ^L.rz qu'elles correspondraient à la période de refroidi>>e-

* la «•MsUivtioB possible des ■»<•«• ts-

— Selon toute probabilité, les masses de fer ^" W.:. k ont tlé apportées à la suite des roches érupti>es ijui 5^ :L::-:renl à proximité; aussi paraissent-elles éclairer mi: Il z.i:-:eô':s fiarlies profondes de notre globe et ajouter lie if:cT^a.ix documents à ceux que l'on avait déduits de con- $^i:riu::is diiTêrentes.

Ii£< :>/*5 nombreux ont porté à conclure que, pendant l 5c:;c ies j^riodes géologiques, du calcium et du carbone on*ex ;::•■: i*^^ ^^ï^ ^ surlace des régions inférieures au gra:.i* vu v:^ v\:i> doivent se trouver en abondance, et d'où lev'r-:; :«v -s Tolcaniques en amènent chaque jour *.

t T«^ jw-^-f. ^ «cïLi^ couàièrès au point de vue des substances qui 1-5 on^t ; ^ ;^^ ''^^ 1: ^ >« «f-^ <^ apporté les parties internes du globe. [SmiieliM et U >• ^vlvi-i « rncwr , f senc, t. XXVIU.)

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