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DIFFÉRENCES QUI SÉPARENT DES MÉTÉORITES, LES MASSES

PÉRIDOTIQUES TERRESTRES.

A côté des ressemblances qui viennent d'être signalées entre les météorites et certaines masses terrestres, il existe des différences qui ne méritent pas moins de fixer l'attention.

Elles portent essentiellement sur Tétat d'oxydation du fer. Les météorites, comme les roches terrestres, renferment du protoxyde de fer combiné à la silice (silicate) et à l'oxyde de chrome (fer chromé). Par contre, le fer oxydulé, si fréquent dans nos roches silicatées basiques manque, en général, dans les météorites'. Il s'y trouve, en quelque sorte, remplacé par le fer natif qui , de son côté, fait défaut dans nos roches, à l'exception près des remarquables masses du Groenland. 11 est une seconde différence, du même caractère que la précédente : le phosphure de fer et de nickel, se rencontre presque toujours associé au fer météorique. De même que le fer natif, il fait complètement défaut dans nos roches, où, à sa place, se rencontrent les phosphates, particulièrement fréquents dans les roches silicatées basiquea*

t Afnr Uhrfmch, 1874. T. XXH, p. 390.

* Compte» rendus de t Académie des sciences, t. LXIIIY, p. 407, 1877.

1 11 es^i Yini qu'on a irouvë le fer oxydulé dans les inèiéorites charbonneuses, tHIesqne celles dOqcueil; mais ces dernières rentrent dans une catégorie rare ei toute spéciale.

« la pierr« de JuTina<(, dans laquelle M. Ranamelsberg a annoncé le Ter à Téut de phosphate, VA fait que conlirmer cetie règle ; car eUu ne renferme du fer métallique qu'en «fiantité minime ; il était donc difficile qu'il se formât du phosphure de ce mctiL

OBfflRYATIONS SDR LES œRl^ DONT DËRIVENT I£S IfÊTÉORITES. 570

Sans insister davantage sur quelques autres contrastes de même nature, nous reconnaissons que la différence essentielle entre les météorites et les roches terrestres analogues consiste en ce que les premières renferment, à l'état réduit, certaines substances que les secondes contiennent àl'état oxydé*

Tout porte a croire que les masses, entre lesquelles il existe une tellesimilitude de composition, auraient été identiques» malgré leur immense éloignement, si elles n'avaient été soumises à des conditions légèrement différentes.

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