‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 99 sur 184 · OBSERVATIONS SUR LES CORPS COSMIQUES DONT DÉRIVENT · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS SUR LES CORPS COSMIQUES DONT DÉRIVENT

LES MÉTÉORirCiS. .

Les deux modes d'imitation des météorites, qui ont été exposés plus haut, conduisent à se représenter les conditions, dans lesquelles ces corps, et les masses elles-mêmes dont ils dériTcnt, ont pu prendre naissance.

Ces conditions se rapportent à la constitution chimiique des maisses qui nous occupent, à la température qui a présidé à leur formation, ainsi qu'à des actions mécaniques qu'elles ont ultérieurement subies.

CoBstiUitlOB chbnlqne et mode «le formaUom. — On a VU qUC

les caractères des météorites sont reproduits, jusque dans des détails intimes de structure, par la réduction de certaine^s roches silicatées. Nous n'en concluons pas toutefois que ce soit le charbon qui ait été, dans la naturCt comme dans ki plupart de nos expériences, l'agent de réduction ; car, s'il en était ainsi, le fer se serait carburé et transformé en acier ou en fonte, ce qui n'est pas le cas ordinaire. *

Il parait plus conforme aux résultats mêmes des expé-

580 GOIPARAISO DES MÉTÉORITES AYEC NOS ROCHES PROPOUDES.

riences d'attribuer la réduction à une atmosphère hydrogénée ^

En outre, la réduction, si elle a eu lieu, n'aurait été qu'incomplète. Car, en général, le fer n'est qu'en partie réduit, soit à l'état métallique, soit à l'état de sulfure ou de phos* phure; une autre partie de ce métal est ordinairement combinée, comme protoxyde, dans un silicate, et aussi à lëtat de fer chromé (chromite de protoi>'de de fer).

La belle expérience, dans laquelle Graham a constate la présence de l'hydrogène occlus dans le fer de Lenarto, confirme cette idée de l'intervention de l'hydrogène, que j'avais émise, antérieurement à la découverte de l'éminent chimiste anglais'.

La même vue est également d'accord avec l'un des résultais dont l'analyse spectrale a, plus récemment, éclairé, d*une manière si inattendue, la constitution des astres. Les raies caractéristiques de l'hydrogène ont été, en eflet, reconnues dans les atmosphères gazeuses du corps principal de notre système, du Soleil, ainsi que dans de nombreux groupes dVtoiles.

Malgré ce concours de faits, qui rappellent une réduction de roches silicatées, on peut aussi recourir à l'idée d'une oxydation analogue a celle que nous avons réalisée artifi* ciellement.

SupfM]ksons, ^nsi qu'on Ta fait pour notre globe, que le silicium et les métaux des météorites n'aient pas été toujours combinés i Toxygène, comme ils le sont aujourd'hui, pour la plus prande partie, et cela peut-être, parce que la tempénture initiale de ces corps était assez élevée pour les

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éê f Ji ■ériit àm êdmtm, 19 fèrrier 1968» L LUI p. 372.

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